Techno-progressisme

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Le techno-progressisme est une position de soutien actif pour la convergence du développement technologique et du progrès social.

Les techno-progressistes arguent que les développements technologiques peuvent être profondément autonomisants et émancipateurs s’ils sont réglementés par des autorités démocratiques et responsables légitimes pour s’assurer que les coûts, les risques et les bénéfices sont tous partagés équitablement par les vrais acteurs intéressés par ces développements.

Le techno-progressisme maintient que les analyses du « progrès » devraient se concentrer à la fois sur les dimensions scientifiques et techniques ainsi que celles éthiques et sociales. Pour la plupart des perspectives techno-progressistes, donc, la croissance des connaissances scientifiques et l’accumulation de pouvoirs technologiques ne représenteront pas la réussite du progrès, proprement dit, sauf et quand il sera accompagné d’une distribution équitable des coûts, des risques et des bénéfices de ces nouvelles connaissances et capacités.

De même, pour la plupart des analystes et promoteurs techno-progressistes, la réussite d’une meilleure démocratie, d’une plus grande équité, de moins de violence et d’une culture civique plus vaste sont tous désirables mais inadéquats par eux-mêmes à confronter les enjeux des sociétés technologiques contemporaines sauf s’ils sont accompagnés de progrès en science et technologie pour soutenir et implémenter ces valeurs.

Parmi les figures contemporaines promouvant des positions apparemment techno-progressistes, citons la sociologue des technosciences Donna Haraway avec sa théorie du cyborg et le bioéthicien James Hughes avec sa thèse sur la biopolitique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]