La Fenice

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La Fenice (en français : « le phénix »[1]) est un opéra construit à Venise au XVIIIe siècle dans le style néo-classique avec une salle proposant cinq étages superposés de loges finement décorées en rouge et or.

Il est, avec la Scala de Milan et le Teatro San Carlo de Naples, l'un des temples les plus prestigieux de l'opéra italien. La Fenice a vu la création de plusieurs opéras de Verdi, Rossini, Bellini, Donizetti...

Historique[modifier | modifier le code]

En 1773 ou 1774, le théâtre San Benedetto du quartier de San Marco de Venise brûle et la noblesse de la ville décide de faire construire une nouvelle salle par l'architecte Gian Antonio Selva. Elle est inaugurée le avec un opéra et un ballet « I giochi di Agrigento » (Les jeux d'Agrigente) de Giovanni Paisiello.

Ce haut-lieu des cultures italiennes et européennes acquiert une grande renommée et présente des opéras, des pièces de théâtre, des ballets et des concerts de musique classique.

Le 13 décembre 1836, le théâtre est détruit par les flammes. Reconstruit à l'identique par les architectes Giambattista et Tommaso Meduna et décoré par Tranquillo Orsi, il rouvre ses portes au public le soir du 26 décembre 1837.

De 1820 à 1839, Francesco Bagnara y crée les décors des plus grands chefs d'œuvres de l'art lyrique italien (Lucia di Lammermoor, etc.) dont les esquisses sont conservées au Museo Correr.

Dès 1844, Giuseppe Verdi y crée Hernani, suivi de Attila, Rigoletto, La Traviata et Simon Boccanegra.

Après guerre, La Fenice occupe une place prépondérante dans l'opéra italien et accueille les œuvres modernes de Stravinsky, Britten, Prokofiev, etc.

Le 29 janvier 1996, alors que le théâtre est l'une des références mondiales de l'art lyrique, il est à nouveau détruit par un incendie criminel causé par deux électriciens d’une entreprise de maintenance. Rapidement, la décision est prise de le reconstruire à l’identique avec son luxe d'origine : « com'era e dov'era » (« comme il était et où il était »). La reconstruction a commencé en 2001. Pendant les travaux, les spectacles ont été accueillis par le Teatro Malibran et le PalaFenice (chapiteau installé dans l’île du Tronchetto, à l’emplacement des parkings de l’entrée de la ville). Après 2 ans de travaux et 60 millions d'euros issus de la ville de Venise, aidée par l'État italien, l’Unesco et d'importantes donations du monde entier, la Fenice renaît de ses cendres pour la troisième fois. Le théâtre est inauguré le avec La Traviata de Giuseppe Verdi, mise en scène par Robert Carsen.

Anecdote[modifier | modifier le code]

  • Le théâtre a été mondialement consacré grâce au film de Luchino Visconti, Senso, dont la première scène se trouve dans le décor réel de la Fenice : il s'agit alors d'un opéra de Verdi, Le Trouvère.

Premières mondiales[modifier | modifier le code]


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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Giandomenico Romanelli, Giuseppe Pugliese, José Sasportes, Patrizia Veloli, Gran Teatro La Fenice, éditions Evergreen, 1999, 337 pp., (ISBN 3-8228-7108-7)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nom prédestiné pour un théâtre qui a connu trois incendies (1789, 1846 et 1996) : comme celui de la mythologie grecque, le phénix de Venise renaît de ses cendres.

Liens externes[modifier | modifier le code]