Tchico Tchicaya

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Tchico Tchicaya
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Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Denis Pambou TchicayaVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Instrument
Genres artistiques

Denis Pambou Tchicaya dit Tchico Tchicaya est un auteur-compositeur, guitariste, interprète et arrangeur de la république du Congo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Tchico Tchicaya est originaire des environs de Pointe-Noire, la capitale économique sur la côte atlantique de la république du Congo.

Son grand-père Tchicay' Tchitchi habitait Diosso sur la route menant aux gorges éponymes, sur le site de Boung Mogno (qui se traduit en langue vili par "perte de la vie si jamais tu tombais dans les gorges") ou de Mboti Kandu (signifiant " le bien est une question d'éthique et de principe")[note 1].

Parcours artistique[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Tchico Tchicaya débute sa carrière musicale en 1969 au sein de l'orchestre Manta Lokoka de Pointe-Noire[1]. Il y est dirigé par le saxophoniste Paul Ngombe alias « Pincky ». Tchico se distingue en étant l'auteur de deux chansons; Theresa-Rina et Santa-Maguy, riches en harmonies vocales.

L'épopée " Bantou de la capitale "[modifier | modifier le code]

Tchico Tchicaya se fait remarquer par Nino Malapet et Jean Serge Essous, deux pilliers de la musique congolaise.

Entre 1972 et 1974, il rejoint Les Bantous de la capitale, orchestre phare du pays pendant cette période. Il est l'un des chanteurs solistes qui renforcent le groupe, suite au départ des artistes Celestin Nkouka Celio, Pamélo Mounka et Côme Mountouari dit Kosmos, partis former l'orchestre Le Peuple du trio CEPAKOS[2][note 2]

Tchico compose Isabelle mwana ya Kin[3], un opus qui va le révéler au grand public.

L'aventure se poursuit jusqu'en 1976.

L'afrobeat[modifier | modifier le code]

Entre 1976 et 1979, il s'installe au Nigeria et s'inspire des rythmes de l'Afrobeat. Il y enregistre quatre albums et prend le surnom de " Golden voice " ("La voix d'or" ) ou "Le rossignol de Pointe-Noire".

Son best seller Mamy-Rosa, vendu à plus de 800 000 exemplaires, lui permet de décrocher son premier disque d’or. En 1977, il enchaîne avec From Congo to Nigeria, recevant dans la foulée son second disque d’or.

En 1981, bien qu'adulé au Nigeria, Tchico préfère s'envoler pour Abidjan, la capitale ivoirienne.

Abidjan[modifier | modifier le code]

A Abidjan, Tchico enregistre l'album « L’heure a sonné Régina », et obtient son troisième disque d’or. Devenu une figure mondaine de la capitale, il côtoie les têtes d’affiche de cette époque : François Lougah, Mory Kanté, Salif Keita, Ernesto Djédjé, Amédée Pierre, Albert Doh, Bailly Spinto, Aïcha Koné.

Pendant la même période, il forme un duo avec son compère Mavoungou Lolo Lolitta et sortent en 1981 Jeannot, où est le sérieux ?[4],[5], devenu depuis un classique de tous les temps[6]. En effet, cette chanson sera consacrée meilleure chanson de l’année 1982 et numéro un aux hit-parades des radios et télévision d’Afrique de l’Ouest.

Paris[modifier | modifier le code]

En 1983, il s'installe à Paris, inaugurant, bien avant les autres, cette quête des artistes congolais pour l'enrichissement des sonorités venues d'ailleurs.

En effet, souhaitant donner à sa carrière une dimension beaucoup plus internationale, Tchico et son ami et guitariste soliste, le regretté, Denis Loubassou, jettent leur dévolu sur la capitale française.

Tchico enregistre auprès de plusieurs maisons de disques avec son groupe musical, qui a changé de nom au fil du temps (African Kings, Afro Festival, Ponton la Belle & Lolo Lolita, Les Evadés de Ponton la Belle[note 3] ou encore Les Officiers de la musique africaine, Kilimandjaro, Soukouss Machine).

Les titres : « Soukous machine », « Cocktail tropical » et « Ambiance à Paris » enflamment les pistes de danse.

Dans les années 1990, son étoile est l'une des plus brillantes du style musical Soukous, avec comme pairs Kanda Bongo Man, Aurlus Mabélé, Pepe Kalle leader de l'Empire Bakouba, Diblo Dibala.

Tchico Tchicaya a conçu son style unique, en mélangeant harmonieusement la Rumba congolaise, la salsa cubaine et les influences caraïbéennes[7].

L'Australie[modifier | modifier le code]

De 1999 à 2005, il s'installe en Australie, où il fonde le groupe Warako Musica avec Passi Jo[8].

En 2000, Warako Musica est auréolé du Prix du Meilleur orchestre de scène de l'Australie (” Australia Best Live Music Awards ”)[9],[10].

De nos jours[modifier | modifier le code]

De retour en France, il est actuellement le leader de la formation “Maya-Maya Musica[11], se produisant dans des salles plus intimistes telles qu'en juin 2018, "l’Univers des Artistes" à Romainville, en région parisienne[9].

Enrichi à travers toutes ses pérégrinations dans les différentes contrées du globe (Afrique, Europe, Caraïbes, Océanie), Tchico Tchicaya s'est entouré de talents de la nouvelle génération dans le but de péréniser, la musique congolaise dans le respect et l’esprit des traditions Bantous du Congo[9],[10].

Tchico chante et compose en plusieurs langues : lingala, kikongo, français, anglais, espagnol, sango, swahili, vili, sa langue maternelle[12] et lari.

Les mélodies ancestrales et folkloriques, ainsi que les danses proposées par “Maya-Maya Musica” sont : la rumba congolaise, le zébola, le wara, le kiburikiri, le kingoli, l'ekongo, ankiera ntsie, chinkdinda, Kebe kebe, mbouanda dipoupa, elele ndzoro, tchikumbi, nzobi, olée, mondo, lènguèguè, egnongo, yekeyeke[10].

Pour la rumba, Maya-Maya Musica s'est inspiré des trois courants majeurs à la base de la renommée de ce genre musical : les orchestres African-Jazz, Bantous de la capitale et le TP OK Jazz de Franco Luambo[12].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 2000 Prix du Meilleur orchestre de scène de l'Australie (” Australia Best Live Music Awards ”) avec l'orchestre Warako Musica[7].

Discographie[modifier | modifier le code]

Singles Année Label Remarque
Rina 1970 BG 045 Manta Lokoka
Loemarthe 1971 BG Manta Lokoka
Isabelle 1972 BG 880 Les Bantous de la Capitale / José Missamou
Celia - Shantina 1973 BG 882 Les Bantous de la Capitale
Santana 1974 BD 1090 Les Bantous de la Capitale
Shanta-Maguy 1974 BG 1006 African Kings
Sambela Sambela 1975 Éditions Vévé 1245 African Kings
Ah Ponton la Belle 1976 Éditions Vévé 2095 African Kings
Bougez Bougez 1976 Éditions Namaco Ponton la Belle & Lolo Lolita
From Congo to Nigeria 1977 ENLPS 42 (et Sonafric SAF 50091 - 1979) Ponton la Belle & Lolo Lolita
Jeannot 1981 BIR - Badmos International Records - 001 (et Sonafric SAF 50111-1983) Les Evadés de Ponton la Belle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Informations non sourcées fournies par Célestin Tchibinda. ».
  2. « CEPAKOS est l'acronyme des alias des trois musiciens CElio-PAmelo-KOsmos. ».
  3. « Ponton la Belle fait référence à Pointe-Noire, la ville d'origine des artistes Tchico et Mavoungou Lolo Lolitta. ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Frank Bessem's Musiques d'Afrique / Congo: Tchico Tchicaya », sur musiques-afrique.com (consulté le 9 août 2019)
  2. Clément Ossinondé, « Isabelle, est l'oeuvre de Tchico Tchikaya », sur MBOKAMOSIKA, (consulté le 9 août 2019)
  3. « Pambou-Tchicaya Tchico », sur Discogs (consulté le 10 août 2019)
  4. « Tchico Tchikaya-Jeannot » (consulté le 10 août 2019)
  5. Tchico Tchicaya : Jeannot - Musique en streaming - À écouter sur Deezer (lire en ligne)
  6. Pol Dodu, « Vivonzeureux!: Lolo Lollitta & Tchico : Le retour des évadés de Ponton loa Belle », sur Vivonzeureux!, (consulté le 9 août 2019)
  7. a et b (en-US) « Tchico Tchicaya | Biography & History », sur AllMusic (consulté le 10 août 2019)
  8. « Denis pambou tchico-tchicaya », sur fr.linkedin.com
  9. a b et c Clément Ossinonde, « L'orchestre parisien "Maya-Maya Musica" de Pambou Tchico-Tchicaya renoue avec la scène », sur Pagesafrik, (consulté le 10 août 2019)
  10. a b et c « MayaMaya / Groupes / Accueil - Club Femoca », sur www.femoca.org (consulté le 10 août 2019)
  11. (en-US) « Tchico TCHICAYA's portfolio on Twine », sur Twine (consulté le 10 août 2019)
  12. a et b (en) « Orchestre MayaMaya », sur Music In Africa, (consulté le 10 août 2019)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]