Tayeb Saddiki

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Tayeb Saddiki
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Tayeb Saddiki en 2004

Nom de naissance الطيب الصديقي
Naissance [1]
Essaouira (Drapeau du Maroc Maroc)
Décès (à 77 ans)
Activité principale
dramaturge, comédien, auteur, calligraphe.
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture arabe classique
arabe marocain
français

Tayeb Saddiki (en arabe : الطيب الصديقي) est un dramaturge, metteur en scène, comédien, écrivain et calligraphe marocain, né le à Essaouira[1] et mort le [2] à Casablanca[3].

Il a notamment été le directeur artistique du théâtre national Mohammed-V de Rabat et le directeur général du théâtre municipal de Casablanca en 1964 et 1977. Il a aussi fondé le festival musical d'Essaouira en 1980[2] et des troupes théâtrales : « Théâtre ambulant », « Théâtre ouvrier » et « Théâtre des gens », avec lesquelles il a continué d'exercer. Il a également été chargé de mission auprès du ministre d'État chargé du Tourisme en 1980 et 1982.

Itinéraire[modifier | modifier le code]

Tayeb Saddiki avec le roi Mohammed V lors d'une réception royale en 1956.

Œuvres et travaux[modifier | modifier le code]

Tayeb Saddiki est l'auteur de 36 adaptations de pièces étrangères, 24 pièces originales et 18 pièces écrites en collaboration. Il a aussi mis en scène de 85 pièces de théâtre, dont la célèbre Al Haraz. Il a joué dans 18 films. Il s'est intéressé également aux arts plastiques et à la calligraphie arabe, organisant notamment de nombreuses expositions dans ces domaines au Maroc et à l’étranger. Il a réalisé la vidéo de La Mosquée Hassan II (1992), et de 22 pièces pour la télévision. il a finalement :

  • traduit et adapté trente-quatre œuvres dramatiques
  • écrit trente-deux pièces de théâtre (en arabe et en français)
  • collaboré avec André Paccard à l’écriture des Arts traditionnels dans l’architecture musulmane au Maroc (éd. Atelier 74)
  • mis en scène un répertoire composé de plus de quatre-vingts œuvres
  • joué en tant que comédien dans cinquante pièces, une dizaine de films et dans trente-cinq œuvres dramatiques et émissions télévisées
  • réalisé et produit pour la télévision trente œuvres (téléfilms, œuvres dramatiques, etc.)
  • réalisé pour le cinéma quatre courts-métrages et un long métrage (Zeft – 1984)
  • réalisé une dizaine de documentaires (vidéo)

En tant que peintre calligraphe, il a participé à dix-huit expositions au Maroc et douze à l'étranger (Tunisie, Koweït, Qatar, Sultanat d’Oman, France, Canada, Belgique, Algérie…).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Tayeb Saddiki lors de la remise du Ouissam al-Kafaâ al-Fikria, décerné par le roi Mohammed VI en 2004.
Pays Décoration ou prix Année
Drapeau du Maroc Maroc Ouissam al-Massira, décerné par le roi Hassan II[2] (médaille de la Marche verte) 1976[2]
Drapeau de la France France Chevalier des Arts et des Lettres[2] 1979[2]
Drapeau de la France France Officier des Arts et des Lettres[2] 1983[2]
Drapeau de la Tunisie Tunisie prix de la 1re œuvre aux journées cinématographiques de Carthage pour son film Zeft[2] (ex-æquo) 1984[2]
Drapeau du Maroc Maroc Ouissam al-Kafaâ al-Fikria, décerné par le roi Mohammed VI[2] 2004

Théâtre[modifier | modifier le code]

Pièces originales[modifier | modifier le code]

  • Fi tariq (En Route)
  • Diwan Sidi Abderrahman al Mejdoub
  • La Bataille de Zellaqa
  • Maqamat Badii Ezzaman al Hamadani
  • Essefoud
  • La Légende du pauvre
  • Le Livre des déclarations et du plaisir partagé
  • Le Dîner de gala (en français)
  • La Bataille des trois rois
  • Les Sept grains de beauté (en français)
  • Nous sommes faits pour nous entendre (en français)
  • Molière, ou Pour l’amour de l’humanité (en français)
  • Un incident technique indépendant de notre volonté (en français)
  • Alfil wa sarawil (Eléphant et pantalons)
  • Jrada Malha (Sauterelle Salée)
  • Bint al ar-ar (La fille en thuya)
  • Walaw kant foula (Même une fève)
  • Al mataam al baladi (La gargote)
  • Caftan al hob (Caftan d’amour)
  • Al Moudaf ilayhi (Le complément de nom)
  • Baddaz
  • Jnane chiba (Le verger de l’absinthe)
  • Ajjen al meltem (Le lutin voilé)
  • Ayyam al barghout (Le temps des puces)
  • As’hour
  • Tiw Tiw
  • Al masrah elmahdoume
  • La Boule magique
  • L’obsédé textuel

Pièces écrites en collaboration[modifier | modifier le code]

  • Soltan tolba (avec A. Kenfaoui)
  • Moulay Ismaïl (avec Saïd Saddiki)
  • Les Moutons répètent (avec Ahmed Tayeb El Alj)
  • El Harraz (avec Chraïbi)
  • Pour mon pays bien aimé (avec Haddani)
  • Nouz wa dayjour (avec Abdeslam Chraïbi)
  • Kane ya ma kane (avec Saïd Saddiki)
  • La Marche Verte (création collective)
  • Ben Brahim le poète (création collective)
  • Alf hikaya wa hikaya (avec Nidal Achkar et Wakil Saïf)
  • Massiratouna (création collective)
  • Azwat wa adwa’a (avec Saïd Saddiki et Mohamed Kaouti)
  • Abou Nawass (avec Saïd Saddiki)
  • Le Maroc est un (avec Saïd Saddiki)
  • Iqad Essaoouira (avec Mohamed Ben Saïd Saddiki et Saïd Saddiki)

Pièces adaptées en arabe[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Comédien[modifier | modifier le code]

Scénarios et réalisations[modifier | modifier le code]

  • La médecine traditionnelle avec Jacques Barratier (40 min)
  • Le Festival de Marrakech (26 min)
  • Les Ciriers de Fès (22 min)
  • Libellule (30 min)
  • I.U.M (Université d’Ifrane) (25 min)
  • Le chapiteau d'Agadir (40 min)
  • Dakira, 10 heures de montage sur l'histoire du Maroc
  • BCM (30 min)
  • OCP (40 min)
  • Zeft, long métrage (1983)
  • La peinture marocaine (36 min)
  • Le festival de Bagdad (20 min)
  • Il était une fois (30 min) avec Hamid Berrada

Films sur la vie de Tayeb Saddiki[modifier | modifier le code]

  • Un homme, un pays de Georges Troller pour la 2e chaîne allemande (1985)
  • Tayeb Saddiki L'HOMME PROTHE (1991), film algéro-marocain de Badredine Boutemen

Téléfilms écrits et réalisés[modifier | modifier le code]

  • La Jalousie du barbouillé (Molière)
  • La Farce de Maître Pathelin
  • L’École des femmes (Molière)
  • Diwan al Majdoub
  • Fi tarik
  • Nahnou
  • Massiratouna
  • El Harraz
  • Nour et Deyjour
  • La Légende du pauvre
  • Les Enseignes traduites
  • La Superstition
  • Les Bonnes (Genet)
  • La Peur des coups (Courteline)
  • Moummou Boukhersa
  • Alf hikaya wa hikaya
  • Maqamat Badiî Ezzamane
  • Aswat wa adwae
  • Les Sept grains de beauté
  • Le Festival de Marrakech
  • Caftan d’amour
  • Al Fil wa sarawil
  • Jnane Chiba
  • Wa law kant foula
  • El Harraz (2ème version)
  • Al Qouq fi sandouq
  • Annaqcha (Gogol)
  • Bouketf (Kenfaoui)
  • Les Chaises (Ionesco)
  • Azizi (Saïd Saddiki)
  • Volpone (Ben Johnson)

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres éditées en arabe[modifier | modifier le code]

  • Diwan Sidi Abderrahman Al Majdoub
  • Kitab Al Imtaâ wa lmouânassa
  • Caftan el Hob
  • Jnan chiba
  • Al fil wa sarawil
  • Walaw kant foula
  • Annakcha (Volpone)
  • Al mouyfatich
  • As'hour
  • Soltan tolba (Kenfaoui)
  • Abou Nawass
  • Al maqamat

Œuvres éditées en français[modifier | modifier le code]

  • Poésie
    • Point virgule (édition Boukili)
    • L'auteur parle le metteur en scène montre (édition Boukili)
    • Rimarien
  • Théâtre
    • Les Sept Grains de beauté, 1991[3]
    • Le Dîner de gala, 1990[3]
    • Molière, ou pour l'amour de l'humanité, 1994[3]
    • Nous sommes faits pour nous entendre[3], Eddif, Casablanca, 1997[3]
    • Éléphant et pantalons, 1997[3]
    • Un incident technique indépendant de notre volonté, Eddif, Casablanca, 2002
    • Fi tarik
  • Autres œuvres
    • Mogador Fabor, Eddif, Casablanca, 2005
    • Par cœur
  • À paraître
    • L'obsédé textuel
    • Kwiza la blanche

Répertoire artistique[modifier | modifier le code]

Association « Fondation Tayeb Saddiki »[modifier | modifier le code]

Portrait du dramaturge Tayeb Saddiki, symbole de la fondation, par Zoubeir Turki.

L'association « Fondation Tayeb Saddiki » a vu le jour en janvier 2010, avec Tayeb Saddiki comme président d'honneur. Elle a pour principale mission l'aide dans la levée de fonds pour la finalisation du théâtre Mogador à Casablanca. Dans ce cadre, l'association œuvre pour la mise à disposition de moyens financiers, matériels, et moraux pour achever les travaux relatifs à la construction du théâtre. En outre, l'association a pour objet, à l'exclusion de tout but lucratif, politique ou religieux de rechercher les mécènes et sponsors, promouvoir l'art et aider les jeunes artistes à concrétiser leurs projets.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Biographie de Tayeb Saddiki
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Tayeb Saddiki est mort », sur Al Huffington Post Maghreb-Maroc,‎ (consulté le 5 février 2016)
  3. a, b, c, d, e, f, g et h Afaf Razouki, « Tayeb Saddiki, un monument du Théâtre arabe tire sa révérence », sur MAP (consulté le 6 février 2016)
  4. À propos du film Le Message et de Saddiki, Ignacio Ramonet, dans « “Le Message” : un “péplum” impossible », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne), évoque sa « remarquable interprétation […] dans le rôle de Walid ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]