Tarek Aziz
| Tarek Aziz طارق عزيز | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre irakien des Affaires étrangères | |
| – (8 ans, 1 mois et 26 jours) |
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| Président | Saddam Hussein |
| Premier ministre | Saddam Hussein |
| Gouvernement | Hussein I (ar) |
| Prédécesseur | Saadoun Hammadi |
| Successeur | Ahmed Hussein al-Khodair (en) |
| Vice-Premier ministre d'Irak (ar) | |
| – (23 ans, 8 mois et 24 jours) |
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| Président | Saddam Hussein |
| Premier ministre | Saddam Hussein Saadoun Hammadi Mohammed Hamza Zoubeidi (en) Ahmed Hussein al-Khodair (en) Saddam Hussein |
| Gouvernement | Hussein I (ar) Hammadi (ar) Zoubeidi (ar) al-Khodair (ar) Hussein II (ar) |
| Membre du Conseil de commandement révolutionnaire (en) | |
| – (25 ans et 7 mois) |
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| Ministre irakien de l'Information | |
| – (2 ans, 11 mois et 4 jours) |
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| Président | Ahmed Hassan al-Bakr |
| Premier ministre | Ahmed Hassan al-Bakr |
| Prédécesseur | Hamed al-Jabouri (ar) |
| Successeur | Saad Qassem Hammoudi (ar) |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Tarek Hanna Mikhaïl Issa |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Tel Keppe (Royaume d'Irak) |
| Date de décès | (à 79 ans) |
| Lieu de décès | Nassiriya (République d'Irak) |
| Nationalité | Irakienne |
| Parti politique | Parti Baas arabe socialiste (1957-1966) Parti Baas irakien (1966-2006) |
| Conjoint | Violet Yusef Nobud |
| Religion | Catholique chaldéen |
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Tarek Aziz (en arabe : طارق عزيز)[1], de son vrai nom Tarek Hanna Mikhaïl Issa[2], né le à Tel Keppe[3] et mort le à Nassiriya, est un homme politique irakien.
Biographie
[modifier | modifier le code]Carrière politique
[modifier | modifier le code]Tarek Aziz est né dans une famille pauvre de confession chrétienne chaldéenne[4]. Il a adopté le nom de « Tarek Aziz » pour se démarquer de son appartenance à la communauté assyrienne d'Irak et se rapprocher des nationalistes arabes[réf. nécessaire].
Sa famille est favorable au panarabisme, et il s'intéresse dès son plus jeune âge « à toutes les idéologies politiques », mais aussi à la poésie et la littérature. Un temps intéressé par le marxisme, il se tourne vers le parti Baas dont il trouve qu'il « associe le socialisme au panarabisme, qui lie l’homme à sa culture, à son vécu et à sa civilisation », en particulier les textes de Michel Aflak. Après avoir travaillé comme journaliste pour divers organes du parti Baas à partir de 1958, il devient éditeur de son principal organe de presse, Al-Thawra (en) (La Révolution). Il participe au coup d’État de 1963, lui-même contrecarré quelques mois plus tard par un autre coup d'État (en) pro-nassérien. Et c'est dans la clandestinité, à Damas en Syrie, qu'il se lie d'amitié à un autre activiste : Saddam Hussein. En 1968, le parti Bass reprend le pouvoir et Tarek Aziz ne quittera plus les hautes fonctions de l’État irakien, tout proche de Saddam Hussein, en étant peut-être la seule personne du pouvoir pouvant se permettre « une liberté de ton » avec celui-ci[2].
Il devient ministre de l'Information en 1974 puis vice-Premier ministre (ar) de 1979 à 1983, après que les pouvoirs se sont concentrés entre les mains de Saddam Hussein. De 1983 à 1991, il est ministre des Affaires étrangères et est, de ce fait, le principal négociateur irakien durant la crise politique qui suit l'invasion du Koweït. Tarek Aziz représente l'Irak dans des réunions et dans diverses visites diplomatiques de haut niveau mais ne s'aventure plus très souvent au-delà des frontières irakiennes [réf. nécessaire].
Emprisonnement
[modifier | modifier le code]En fuite après la chute de Bagdad le , Tarek Aziz se rend aux forces américaines le , alors que les opérations militaires ne seront officiellement déclarées « terminées » par le président George W. Bush que le 1er mai.
En -, son état de santé semble se détériorer.
Le , Tarek Aziz comparaît à Bagdad devant le Haut tribunal pénal irakien pour le rôle qu'il aurait joué dans l'exécution de 42 commerçants dans la capitale en 1992[5]. Le , il est reconnu coupable de cette exécution et condamné à quinze ans de réclusion.
À son sujet, Hans-Christof von Sponeck, ancien secrétaire général adjoint de l'ONU, déclare :
« […] j’ai connu M. Tarek Aziz. Mon prédécesseur et moi-même le considérions comme une personne avec laquelle nous avions une relation cordiale, comme une personne qui — malgré ce que l’on en a dit dans les principaux journaux — essayait de s’occuper du peuple irakien. Une personne donc disponible et disposée à prendre en considération des propositions visant à apporter des améliorations au programme d’assistance humanitaire. De notre point de vue, de mon point de vue, c’était une personne correcte. Je ne peux pas juger de ce que M. Tarek Aziz a fait en Irak en dehors de mon domaine de responsabilité mais, tout ce que je demande, est qu’une personne malade, ne serait-ce que pour des raisons humanitaires, soit traitée dignement […] et [puisse] bénéficier d’un procès équitable. M. Tarek Aziz avait droit, et a droit — tout comme Saddam Hussein du reste — à être traité conformément au droit international, conformément aux conventions de la Haye et de Genève. Je m’élève contre le fait que, trois ans après qu’il s'est volontairement livré aux forces d’occupation, il n’ait pas encore été inculpé […] »
Le , la Haute cour pénale d'Irak le condamne à sept ans de prison pour « son rôle dans les exactions contre les Kurdes de confession chiite dans les années 1980 »[6].
Le , les Américains remettent Tarek Aziz aux autorités irakiennes, qui l'incarcèrent à la prison de Kadhimiya (en)[7]. Le , la Haute cour pénale irakienne le condamne à mort pour son rôle dans « la répression contre les partis et dirigeants religieux chiites dans les années 1980, notamment contre Mohammad Baqr Sadr tué avec sa sœur le 5 avril 1980 »[8]. Le , le président irakien Jalal Talabani déclare qu'il ne signera jamais son ordre d'exécution[9].
Le , il est condamné à dix ans de prison pour le massacre de Kurdes chiites pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980[10].
Fin 2014[11], après la chute de plusieurs villes aux mains de l'État islamique, le gouvernement irakien décide de transférer les responsables du régime baasiste qu'il détient, dont Tarek Aziz, vers la prison de Nassiriya, dans le sud du pays, pour des raisons de sécurité[12]. Le , il meurt d'une crise cardiaque à l'hôpital universitaire Al-Hussein de Nassiriya[13], où il avait été admis quelques jours plus tôt[11].
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Patrick Denaud, Béatrice Bouvet, Tarek Aziz, le diplomate de Saddam Hussein, Paris, L’Harmattan, 2000.
- Patrick Denaud, Irak la guerre permanente. Entretiens avec Tarek Aziz, Paris, Le Félin, 2003.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Quel avenir pour les Chrétiens d'Irak ? Ou Mikhaïl Youhanna.
- Tarek Aziz : la face présentable du régime de Saddam Hussein, article sur lemonde.fr, daté du 5 juin 2015.
- ↑ (ar) Moutih al-Nounou, دولة البعث وإسلام عفلق : حقائق تاريخية وقضايا معاصرة، ٠٤٩١-٠٩٩١م, Le Caire, Éditions al-Ahram, , 585 p. (lire en ligne), p. 301
- ↑ Léon Bruneau, « Tarek Aziz, fidèle porte-parole et émissaire de Saddam Hussein », AFP, (consulté le )
- ↑ Georges Malbrunot, « Tarek Aziz comparaît devant ses juges à Bagdad », Le Figaro, 28 avril 2008.
- ↑ AFP, « Sept ans de prison pour Tarek Aziz », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ AFP, « Tarek Aziz, ancien ministre de Saddam Hussein, transféré dans une prison irakienne », Le Monde, (consulté le )
- ↑ « La condamnation à mort de Tarek Aziz est "une farce", selon son avocat », France 24, (consulté le )
- ↑ « Tarek Aziz: le président irakien Talabani "ne signera jamais" d'ordre d'exécution », Le Point, (consulté le )
- ↑ « 10 ans de prison pour Tarek Aziz en Irak », Le Soir, 29 novembre 2010.
- (ar) « وفاة طارق عزيز أو ميخائيل يوحنا » [« Décès de Tarek Aziz ou Mikhail Yuhanna »], Orient News (en), (consulté le )
- ↑ (ar) « وفاة طارق عزيز أبرز مسؤولي نظام صدام » [« Décès de Tarek Aziz, plus éminent des responsables du régime de Saddam »], Sky News Arabia, (consulté le )
- ↑ « La dépouille de Tarek Aziz attendue en Jordanie », sur TVA Nouvelles, (consulté le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la vie publique :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- « Tarek Aziz gravement malade selon son avocat », Le Monde,
- Tariq Aziz faces judicial murder in Iraq, World Socialist Web Site,
- Naissance en avril 1936
- Nom de guerre
- Étudiant de l'université de Bagdad
- Nationaliste arabe
- Victime d'une tentative de meurtre
- Personnalité irakienne de la guerre Iran-Irak
- Ministre irakien des Affaires étrangères
- Diplomate irakien
- Affaire Pétrole contre nourriture
- Personnalité liée à la guerre d'Irak
- Prisonnier irakien
- Personnalité condamnée pour meurtre
- Personnalité condamnée pour crime contre l'humanité
- Personnalité condamnée à un emprisonnement à perpétuité
- Personnalité détenue à la prison centrale de Nassiriya
- Mort d'une crise cardiaque
- Mort dans un hôpital
- Décès en Irak
- Décès en juin 2015
- Décès à 79 ans
- Criminel irakien