Tara Fares

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Tara Fares
تارة فارس
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 22 ans)
BagdadVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
تارة فارس شمعون عاشاVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Modèle photo, militant social, célébrité d'internetVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion

Tara Fares (en arabe : تارة فارس), née le à Bagdad, en Irak, et morte assassinée le dans la même ville, est un mannequin irakien. Adepte d'un mode de vie « à l'occidentale », elle devient l'une des personnalités irakiennes les plus populaires des réseaux sociaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Bagdad[1], Tara Fares (de son nom complet : Acha Tara Faris Chamounn) est fille d'un père irakien et d'une mère libanaise[2].

En septembre 2014, elle est élue Première dauphine de la « Reine de beauté de Bagdad », lors d’une cérémonie au Shooting Club de Bagdad, un concours non-officiel, celui de Miss Irak ayant été interdit en 1978 avant de réapparaître en 2015[1].

Elle séjourne quelques mois en Europe, avant de revenir à Bagdad, où elle mène une vie « occidentalisée ». Elle continue de voyager régulièrement et s'établit à Erbil, dans le Kurdistan irakien[2]. Elle poste sur son compte Instagram aux 2,7 millions d'abonnés des photos d'elle plus ou moins vêtue, affichant ses tatouages dans des « positions sexy », qui choquent une partie de la société irakienne, islamique à 97 %[3]. Tara Fares est alors l'une des personnalités irakiennes les plus influentes des réseaux sociaux[4].

Fin août 2018, elle publie sur Instagram un message dénonçant le manque de tolérance en Irak : « Cela ne me fait pas peur que des gens rejettent l'existence de Dieu. Ce qui me fait vraiment peur, ce sont ceux qui tuent et massacrent pour prouver l'existence de Dieu »[2].

Le en fin de journée, elle est abattue par trois balles, alors qu'elle est au volant de sa Porsche décapotable, dans une rue du quartier de Camp Sarah[1]. Son compagnon, qui l'accompagnait, l'emmène en urgence à l'hôpital, où son décès est constaté. Sa mort attire de nombreux hommages[3],[4].

Concernant les auteurs de l'assassinat, des soupçons se tournent du côté des milices chiites des Hachd al-Chaabi[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Guillaume Daudin et Ali Choukeir, Tara Farès, très influente mannequin assassinée à Bagdad, n'était pas ex-miss Irak, AFP factuel, 1er octobre 2018.
  2. a b et c Vive émotion après l'assassinat d'une ex-miss Irak, L'Express avec AFP, 29 septembre 2018.
  3. a et b Aurélie Rossignol, « Tara Fares, Miss Irak et influenceuse, abattue en pleine rue à Bagdad », sur leparisien.fr, .
  4. a et b « Tara Farès, une ancienne Miss Irak très populaire sur les réseaux sociaux, abattue en pleine rue », sur huffingtonpost.fr, .
  5. Hélène Sallon, Série d’assassinats de femmes en Irak, Le Monde, 29 septembre 2018.