Tarō Yamamoto

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Tarō Yamamoto
Taro Yamamoto - front - tokyo station - July 6 2016.jpg

Tarō Yamamoto en 2016

Fonction
Membre de la Chambre des conseillers
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
山本太郎Voir et modifier les données sur Wikidata
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Tarō Yamamoto (山本 太郎, Yamamoto Tarō?), né le dans la ville de Takarazuka (préfecture de Hyōgo), est un acteur, tarento et homme politique japonais, membre du Parti libéral.

Un tarento[modifier | modifier le code]

Très médiatisé et bénéficiant d'une forte popularité auprès d'un public surtout jeune et féminin, il est devenu l'une des principales célébrités du cinéma et de la télévision des années 1990 et 2000. Repéré dans un show télévisé à 16 ans, il se fait surtout connaître dans Battle Royale, en 2000, où il joue le rôle de Kawada. Il est couronné en 2003 d'un Blue Ribbon award, l'équivalent japonais des césars, pour le meilleur second rôle dans Moon Child.

Engagement anti-nucléaire[modifier | modifier le code]

Sa carrière artistique prend un tournant au lendemain de la triple catastrophe de mars 2011 (séisme, tsunami, accident nucléaire de Fukushima), quand Yamamoto prend position contre l'énergie nucléaire et plus particulièrement pour la protection des enfants de Fukushima contre les radiations. Il s'est d'abord exprimé sur les réseaux sociaux, ralliant sur Twitter[1] jusqu'à 200 000 abonnés[réf. nécessaire] en 2013. En quelques semaines, il est devenu l'une des figures de proue des manifestations antiatome.

Après avoir été renvoyé[2] par son agence télévisuelle, il se présente aux élections législatives du dans le 8e district de Tokyo (c'est-à-dire l'arrondissement spécial de Suginami). Pour porter sa campagne, il créé le le « Nouveau parti : Seul pour le moment » (新党今はひとり, Shintō Ima wa hitori?), qui est soutenu par le Parti social-démocrate (PSD) (car la loi japonaise impose au moins cinq parlementaires pour reconnaître un parti politique). Sur quatre candidats, il obtient le deuxième meilleur score avec 25,2 % des suffrages exprimés (71 028 voix). Il est battu par le député sortant et poids lourd du Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice libérale) Nobuteru Ishihara (46,9 %, 132 521 voix), mais arrive devant la candidate du parti majoritaire sortant, le Parti démocrate du Japon (PDJ, centre gauche social-libéral), l'ancienne élue de la chambre haute Yoriko Madoka (19,4 %, 54 881 votes).

Il se présente à nouveau lors du renouvellement de la moitié de la Chambre des conseillers, la chambre haute de la Diète du Japon, du . Il refuse cette fois toute investiture de grands partis nationaux, et s'appuie sur de nombreux volontaires recrutés dans tout le Japon par le biais de ses abonnés sur Twitter, ainsi que sur l'expérience de vétérans des campagnes électorales. Il mène une campagne active sur internet, en mettant toujours l'accent sur l'opposition au nucléaire. Sur cinq sièges à pourvoir, il est élu en quatrième position au vote unique non transférable à Tokyo, avec 11,4 % des suffrages exprimés (666 684 voix)[3]. Après sa victoire, en référence au nom de son mouvement, il déclare : « Je ne suis plus seul désormais »[4].

Le Tarō Yamamoto a été désapprouvé par certains commentateurs et hommes politiques pour avoir publiquement remis en mains propres à l'empereur Akihito une lettre concernant la santé des enfants de la région de Fukushima. Il s'agit d'une infraction au protocole car, depuis 1945, l'empereur n'est pas censé se mêler de politique ni être utilisé à des fins partisanes[5]. À la suite de cet incident, l'accès aux cérémonies où la famille impériale est présente lui a été interdit jusqu'en 2019[6],[7].

Il rejoint le Parti libéral en 2014, qui est alors renommé « Parti de la vie du peuple, Tarō Yamamoto et compagnie »[8].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]