Taqîya

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La taqîya, parfois orthographiée taqiyya et takia, appelée تقيّة (taqīyya) en arabe, est une pratique, au sein de l'islam, consistant à dissimuler ou à nier sa foi sous la contrainte afin d'éviter la persécution. Cette pratique est permise au sein du chiisme dans le cas où un fidèle fait face à une menace, mais elle est aussi permise au sein du sunnisme; dans les deux cas, elle relève de la charî'a. La pratique de la taqîya a un fondement coranique, notamment dans ces passages qui parlent du reniement de la foi en disant : « Quiconque le fait contredit la religion d’Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d’eux. » (3, 28) tandis qu'un autre passage mentionne « excepté celui qui a subi la contrainte et dont le cœur reste paisible en sa foi » (16, 106). On la trouve aussi dans l'ésotérisme musulman, en particulier dans le monde chiite, où elle est liée à la non-divulgation de données ésotériques relatives à l'imamat.

Au sein de certains milieux minoritaires, la tâqîya peut également avoir une dimension supplémentaire en tant que moyen stratégique de dissimuler sa foi dans un contexte de conquête. C'est le cas notamment de groupes djihadistes extrémistes tels qu'Al-Qaida et l'État islamique.[pas clair]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot arabe : taqīyya, تقيّة est lié aux mots tuḳan, tuḳātan, taḳwā ou ittiḳāʾ signifiant prudence, crainte ou kitmān « action de dissimuler, voiler », opposé à id̲h̲āʿa « divulgation, révélation »[1]. Pour Daniel de Smet, taqiyya dérive de la VIIIe forme du verbe waqā (« craindre, s’abstenir de quelque chose par crainte ») et signifie étymologiquement « se garantir contre quelque chose ou quelqu’un par crainte »[2].

Description[modifier | modifier le code]

La taqîya peut être définie comme« la « dissimulation des opinions religieuses » légalement autorisée pour les musulmans en cas de contrainte ou de grave danger. »[3] La source de la taqiya étant le texte coranique, son principe est « général en Islam[1] ». La notion de taqîya est globalement reconnue et acceptée tant dans le chiisme que dans le sunnisme. Dans le monde sunnite elle est en particulier reconnue par la plupart des écoles ; l’Encyclopédie de l'Islam mentionne à ce propos le cas des kharidjites[1]. Elle n'y est cependant pas considérée comme de premier ordre du point de vue juridique[1]. Ainsi, selon al-Tabari (sura XVI, 108), lorsque l'intention d'un fidèle, symbolisée par son cœur, ne correspond pas à ce que dit sa langue, il n'a pas à être blâmé[1].

La notion de taqîya est développée et pratiquée dans le chiisme, le monde sunnite, dans l'ésotérisme musulman[4][5]. Le comte Arthur de Gobineau, en 1865, dans son ouvrage Les religions et les philosophies, semble être un des premiers auteurs occidentaux à décrire le principe de la taqiyya[2].

Fondements[modifier | modifier le code]

Le fondement juridique de la taqîya est coranique.« Cette indulgence [de la Taqiya] est donc générale en Islam »[1]. D'un point de vue théologique, les discussions juridiques relatives à la taqîya portent sur la question de savoir quelle est la part qui incombe à la miséricorde divine et à l'obligation de préserver les intérêts de la communauté des croyants[1].

Ainsi dans le Coran, la taqîya est fondée entre autres sur les passages :

  • « Celui qui renie Dieu après avoir eu foi en Lui – excepté celui qui a subi la contrainte et dont le cœur reste paisible en sa foi -, ceux dont la poitrine s’est ouverte à l’impiété, sur ceux-là tomberont le courroux de Dieu et un tourment terrible » (16, 106), et
  • « Que les croyants ne prennent pas pour alliés des infidèles au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d’Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d’eux. Allah vous met en garde à l’égard de Lui-même. Et c’est à Allah le retour. Dis : Que vous cachiez ce qui est dans vos poitrines ou bien que vous le divulguiez, Allah le sait. Il connaît tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Allah est omnipotent » (3, 28-29).

De plus, le Coran interdit aux musulmans d’être l’instrument de leur propre mort[6],[7]. Prenant ceci comme base, certains juristes ont décrété que mentir pour se protéger du danger de la mort est un devoir religieux[8]. En se prévalant de ces versets et décrets, la taqîya est devenue un comportement historiquement adopté dans les minorités musulmanes réprimées. Selon al-Tabari (sura XVI, 108), lorsque l'intention d'un fidèle, symbolisée par son cœur, ne correspond pas à ce que dit sa langue, il n'a pas à être blâmé[1].

Histoire au sein du chiisme[modifier | modifier le code]

Dans le chiisme, la doctrine de la taqiyya s'est développée à l'époque de Ja'far al-Sadiq (d. 148 AH/765 AD), le sixième imam. Elle a servi à protéger les chiites contre les campagnes menées par Al-Mansur, le calife abbasside. La dissimulation religieuse, tout en créant une restriction mentale, est considérée comme légale dans le chiisme « dans des situations où il y a un danger accablant de perte de vie ou de propriété et où aucun danger pour la religion ne se produirait par là ». Les Chiites sont une minorité parmi une majorité sunnite souvent hostile - jusqu'à la montée de la dynastie safavide. Cette condition rendait la doctrine taqiyya importante pour les chiites[9].

La Taqiyya relève "''d'une signification spéciale dans le chiisme''", en raison de sa relation spéciale avec la notion de martyr telle qu'elle est développée dans cette branche de l'islam[1]. La doctrine chiite s'appuient sur l'exemple d'Ali et de sa dissimulation sous les premiers califes. Pour autant, elle « exaltait aussi le courage des imâms martyrs de la foi comme al-Husayn. »[3] Dans l'islam chiite, le nombre de traités consacrés à cette notion est élevé[1].

Histoire au sein du sunnisme[modifier | modifier le code]

Dans le monde sunnite, le cas des morisques en est un exemple particulier[10]. Ce terme désigne les musulmans d'Espagne qui se sont convertis au catholicisme entre 1499 et 1526 et qui gardèrent leur foi en secret et, par la pratique de la taqiyya (dissimulation), conservent intérieurement leur foi musulmane. L'islamologue Marie-Thérèse Urvoy a étudié une attestation de justification de ce principe. Dans un article sur l’Espagne musulmane, elle cite Ibn Hazm, qualifié par elle de « très rigoriste », qui autoriserait, au Xe-XIe siècle, la dissimulation / taqîya pour se cacher d'un tyran ou « dans la guerre contre les polythéistes comme moyen stratégique pour détruire l'adversaire et en libérer des musulmans »[11]. Selon le responsum de Ahmad ibn Abi Jum'ah, « Beaucoup de dispositions juridiques islamiques ordinaires sont suspendues : Les Morisques peuvent boire du vin ou manger du porc s'il y sont forcés; ils peuvent prier avec les chrétiens, blasphémer en proclamant des croyances chrétiennes ou insulter le Prophète Mahomet s'ils sont forcés de le faire »[10].

Dans le sunnisme, des discussions eurent lieu sur le degré de contrainte occasionnant un reniement et une dissimulation de sa foi et celui obligeant à la hijra, l'expatriation[3]. Si certains chercheurs voient dans ces dissimulations davantage un cas de circonstance, la majorité des chercheurs l’associe au concept de taqiyya depuis les études de Louis Cardaillac même si les auteurs de l’époque n’utilisent pas toujours ou évitent ce terme[12],[10].

Moyen stratégique[modifier | modifier le code]

La taqiya est aussi, dans les milieux litteralistes ou islamistes, un principe de dissimulation stratégique dans un contexte de conquête. Dans une remarque sur sa perception par Daesh, le chercheur François-Bernard Huyghe le définit comme « l'art de dissimuler sa véritable pensée pour arriver à la victoire »[13]. Ce concept leur permet alors d'« autoriser des pratiques contre nature afin de réaliser sa mission. »[14].

Usage historique[modifier | modifier le code]

L'islamologue Marie-Thérèse Urvoy a étudié une attestation ancienne de ce principe. Dans un article sur l’Espagne musulmane, elle cite Ibn Hazm,  qualifié par elle de « très rigoriste », qui autoriserait, au Xe-XIe siècle, la dissimulation / taqîya pour se cacher d'un tyran ou « dans la guerre contre les polythéistes comme moyen stratégique pour détruire l'adversaire et en libérer des musulmans »[11].

Ainsi, si Ibn Hazm défend dans son ouvrage Kitab al-Fasl ceux qui « sous certaines conditions, [optèrent] pour la révolte contre les dirigeants corrompus et injustes qui transgressaient explicitement la Loi Coranique par leur ralliement aux infidèles, », il se défend dans une seconde version par des formules « Certains savants ont dit »[15].

Huyghe remarque que les islamistes s'appuient sur un « discours de légitimation théologique qui justifie cette dissimulation »[13]. Certains discours font remonter l’origine de cet aspect de la taqiya à Ibn Hanbal, fondateur du hanbalisme, école juridique la plus conservatrice, (VIIIe-IXe siècle) et Ibn Taymiyya (XIIIe-XIVe siècle)[16].

Usage récent[modifier | modifier le code]

Très récemment, en Occident, le concept de taqîya a été mis en relation avec les actions menées par des mouvements intégristes. Cet aspect plus stratégique dans "la lutte pour un ordre islamique" apparaît, pour Hans G. Kippenberg, comme moderne dans le chiisme et plus ancien dans le sunnisme.[17][18]

Selon le juge antiterroriste Marc Trévidic, la taqîya comme dissimulation dans un contexte de conquête est une réalité et aurait été relancée depuis les années 1990 sur l'impulsion d'Al-Qaïda[19]. Selon l'islamologue Geneviève Gobillot, cette approche est développée par le groupe État islamique « afin de mener sa guerre contre l'Occident »[13]. Ainsi, selon Marc Trévidic : "Nous tenons ces explications des résidents français qui sont revenus de ces camps. L'idée générale était de légitimer par le Coran le fait de permettre à des apprentis terroristes - ou terroristes aguerris - de se fondre dans la population. Quitte à enfreindre certaines règles de l'islam, comme avoir des relations avec des femmes hors mariage ou encore boire de l'alcool. En clair, avant de passer à l'action, il faut se camoufler au milieu des "mécréants"."[20].

L'islamologue Marie-Thérèse Urvoy assimile à de la taqiya l'attitude de certains musulmans qui prônent l'abrogation de certaines règles islamiques (comme le Djihad) en contradiction avec le monde dans lequel ils vivent « mais qu’ils ont le devoir de rétablir dès que cela sera possible »[21]. « Les musulmans n’en sont dispensés [de la taqîya] que lorsqu’ils sont en situation de supériorité, lorsque “Dieu leur donne la puissance”  »[22]. Dans une communication intitulée "Procédés de compromis dans l'ordre social islamique", M.-T. Urvoy fait la distinction entre les deux notions de hila (ruse juridique) et de taqîya (dissimulation légale)[23]. Pour les djihadistes, la dissimulation est rendue efficace par Allah et « le succès de sa dissimulation est la preuve d’être élu. »[18]

Certains, comme le procureur de la République de Paris, François Molins, associent à de la taqiya l'attitude des terroristes-djihadistes ne respectant ouvertement pas les règles islamiques à des fins de dissimulation, comme les frères Abdeslam ou Mohamed Merah[24]. Hans G. Kippenberg cite particulièrement la possibilité de vivre à la manière occidentale, de se couper la barbe ou de boire de l'alcool[18]. Pour Margaux Chouraqui, l'Etat islamique utilise et promeut cette forme de taqiya. « Plus que l’attaque, c’est la mise en scène qui prévaut, car elle permet à l’EI de contrôler le calendrier médiatique de l’ennemi. »[25]

Pour V. Legrand, la notion de taqîya, considérée comme arme de dissimulation ou de double langage est utilisée par certains milieux politiques extrêmistes (l'auteur cite Riposte laïque) se présentant comme "luttant contre l'islamisation" afin de discréditer les musulmans.[26] Shakira Hussein évoque un "mythe de la tromperie musulmane systémique au nom de la conquête islamique". Pour l'auteur, « dans le discours anti-musulman post-11 septembre, la taqiya a été redéfinie comme une obligation religieuse pour les musulmans de mentir aux non-musulmans non seulement pour leur survie, mais pour servir l'agenda expansionniste de leur communauté religieuse. »[27] [28]

Aspect ésotérique[modifier | modifier le code]

Appelée parfois "discipline de l'arcane", dans sa composante chiite, la taqîya est dans ce contexte reliée à la nécessité de non-divulgation de données ésotériques relatives à l'imamat[29]. Dans sa définition ésotérique, la "discipline de l'arcane" est liée à un principe initiatique qui crée une distinction entre des initiés et des non-initiés.[30] La taqiya possède une dimension ésotérique désignée plus généralement par le terme kitmān (du verbe katama « cacher, celer »). Ce terme se retrouve dans la sourate 40 au verset 28. Selon Ga`far al-Sādiq, « Soutenir notre cause n’est pas seulement la connaître et l’admettre, mais c’est la protéger et la tenir cachée de ceux qui n’en sont pas dignes »[2].

Certains auteurs séparent cet aspect de la taqiya prudentielle et taqiya-arcane[31] ou les hiérarchisent[32]. Pour Daniel de Smet, elles sont indissociable « du moins dans la plupart des courants chiites, aussi longtemps que ceux-ci demeurent minoritaires ». [2] L'idée que certaines doctrines ou textes sont réservés aux « initiés » se retrouve dans le chiisme ismaélien ou la religion des Druze, qui en est issue.[2] Des textes comme ceux de l'historien mamelouk al-Maqrīzī, attestent que certains de ces écrits secrets ont circulé dans les milieux sunnites[2].

Pour résumer, selon Daniel de Smet, « tombent sous la taqiyya 1) les doctrines et les pratiques qui sont susceptibles de choquer les sunnites et de provoquer des émeutes, voire des massacres, donc de troubler l’ordre public ; 2) les doctrines philosophiques et religieuses qui, faute d’être bien comprises, pourraient troubler certains membres de la communauté et causer des dissidences ou engendrer des « hérésies » au sein même du groupe minoritaire. »[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Encyclopédie de l'Islam, vol. 10, Leiden, E. J. Brill éditeur, 2000. (ISBN 90 04 11211 1). Comité éditorial: P. J. Bearman, T. H. Bianquis, C. E. Bosworth, E. Van Donzel, W. P. Heinrighs. Article "Takiyya" rédigé par R. Strothmann & M. Djebli.
  2. a, b, c, d, e, f et g Daniel De Smet, La pratique de taqiyya et kitmān en islam chiite : compromis ou hypocrisie ?, Armand Colin, (ISBN 9782200259198, lire en ligne)
  3. a, b et c Janine et Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, Presses Universitaires de France, 2004, p. 792.
  4. Introduction aux doctrines ésotériques de l’islam, Conférence de Orkhan Mir-Kasimov, Les cahiers de revues.org, Ecole Pratique des Hautes Etudes, 2010 [1].
  5. N. Hanif, ''Biographical Encyclopaedia of Sufis: Africa and Europe'', {{ISBN|8176252670}}, p. 125, 2002.
  6. « Sourate 2 : La Vache, verset 195 » : « « Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction ». »
  7. « Sourate 4 : Les femmes, verset 29 » : « « (…). Et ne vous tuez pas vous-mêmes. ». »
  8. Tafsir al-Kabir (al-Razi), par Fakhr ad-Din ar-Razi, (Beirut : Dar al-Kutub al-'Ilmiya, 2000), vol. 10, p. 98.
  9. Momen, Moojan (1985). An Introduction to Shi'i Islam. Yale University Press. p. 183.
  10. a, b et c Devin Stewart, « Dissimulation in Sunni Islam and Morisco Taqiyya », Al-Qantara, XXXIV 2, 2013, p. 440-441.
  11. a et b Dominique Urvoy, « Sur l'évolution de la notion de Ğihād dans l'Espagne musulmane », Mélanges de la Casa de Velázquez, vol. 9,‎ , p. 335–371 (DOI 10.3406/casa.1973.1080, lire en ligne)
  12. Devin Stewart, « Dissimulation in Sunni Islam and Morisco Taqiyya », Al-Qantara, XXXIV 2, 2013, p. 449.
  13. a, b et c « Attentat de Nice : Mohamed Lahouaiej Bouhlel appliquait-il la "taqiya" ? - Société - MYTF1News », (consulté le 22 juillet 2016)
  14. Antoine Jean-Charles, « Le trafic d’armes en Seine-Saint-Denis : aspects géopolitiques et enjeux », Hérodote, 3/2016 (No 162), p. 73-84.
  15. Samir Kaddouri, "Dissimulation des opinions politiques sous contrôle : Le cas d’Ibn Hazm à Séville", AL-QANTARA XXXV 1, 2014 p. 135-150.
  16. Heggy Tarek, « Ce que sont en réalité les Frères musulmans », Outre-Terre, 3/2011 (no 29), p. 350.
  17. "They understood the notion more strategically, as Sunnis have long done"
  18. a, b et c Hans G. Kippenberg, « "Consider That It Is a Raid on the Path of God": The Spiritual Manual of the Attackers of 9/11 », Numen, vol. 52, no 1,‎ , p. 29–58 (lire en ligne)
  19. « La Taqiya ou « l'art de la dissimulation » prisée par les terroristes - France 24 », sur France 24, (consulté le 1er mai 2016)
  20. Marc Leplongeon, « Marc Trévidic : "Pas de repentir possible pour les terroristes" », Le Point,‎ (lire en ligne)
  21. M.T. Urvoy, La place du secret dans la pensée religieuse musulmane,, in L’Islam en France, hors-série de la revue Cités, PUF,, , p.646.
  22. L. Garcia, Entretiens sur l’islam avec M.T. Urvoy, , p. 54
  23. M.-T. Urvoy, Communication "Procédés de compromis dans l'ordre social islamique", Journées d'études de l'équipe de recherche CISA, 2015, http://www.accueil-qabel.net/index.php/2-non-categorise/115-ruse-juridique-ila-et-la-dissimulation-legale-taqiyya
  24. « Drogue, alcool, femmes : comment les nouveaux djihadistes se dissimulent » (consulté le 23 juillet 2016)
  25. Margaux Chouraqui, « La contamination par l’image », Médium, no 49,‎ , p. 62–69 (ISSN 1771-3757, lire en ligne)
  26. (en) V. Legrand, Anti-Islamization of Europe'Activism or the Phenomenon of an Allegedly 'Non-racist'Islamophobia: A Case Study of a Problematic Advocacy Coalition, in "New Multicultural Identities in Europe", Leuven University Press, 2014.
  27. (en) « The Myth of the Lying Muslim: 'Taqiyya' and the Racialisation of Religious Identity », sur www.abc.net.au, (consulté le 20 juillet 2017)
  28. "in post 9/11 anti-Muslim discourse, taqiyya has been redefined as a religious obligation for Muslims to lie to non-Muslims not simply for survival, but in order to serve the expansionist agenda of their religious community"
  29. O.Mir-Kasimov, op. cit.
  30. Antoine Faivre, « L'ésotérisme », Que sais-je ?, vol. 5e ed.,‎ , p. 3–28
  31. Etan Kohlberg, “Taqiyya in Shī`ī Theology and Religion”, dans : Hans G. Kippenberg Guy G. Stroumsa (éds.), Secrecy and Concealment: Studies in the History of Mediterranean and Near Eastern Religions (Studies in the History of Religions 65), Leiden (Brill), 1995, p. 345-380 :
  32. Diane Steigerwald, « La dissimulation (taqiyya) de la foi dans le shī`isme ismaélien », Studies in Religion/Sciences Religieuses 27 (1998), p. 39-59. 

Annexe[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]