Tanzac

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Tanzac
L'église romane de Tanzac.
L'église romane de Tanzac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Saintonge Estuaire
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Gémozac et de la Saintonge Viticole
Maire
Mandat
Michel Vias
2014-2020
Code postal 17260
Code commune 17438
Démographie
Gentilé Tanzacais
Population
municipale
311 hab. (2012)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 54″ N 0° 37′ 36″ O / 45.565, -0.62666666666745° 33′ 54″ Nord 0° 37′ 36″ Ouest / 45.565, -0.626666666667  
Altitude Min. 27 m – Max. 51 m
Superficie 11,23 km2
Localisation

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Tanzac

Tanzac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont appelés les Tanzacais et les Tanzacaises[1].

La commune de Tanzac fait partie de la région naturelle de la Saintonge romane qui regroupe 70 communes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de Tanzac en Charente-Maritime.

La commune de Tanzac se situe dans le centre du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest aux contours plus flous.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

L'essentiel de la population se concentre dans le bourg de Tanzac au centre du territoire de la commune. À l'est du bourg au bord de la D 125 son situés les lieux-dits du Maine-Augémon et de Chez Noly . À l'ouest du bourg les lieux-dits Chez Thiboire puis du Maine-Fleuret[3].

Axes de communication[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'autoroute A10 à l'est puis par la D 732 qui relie Cozes à Cognac part le nord de la commune. Elle est aussi traversée par la D 125 qui part de Saint-Fort-sur-Gironde pour déboucher sur la D 732, le bourg de Tanzac et divisé en deux parties par la D 248E qui relie la voie rapide D 732 à la D 125.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tanzac
Jazennes
Gémozac Tanzac Mazerolles
Champagnolles Givrezac Saint-Quantin-de-Rançanne

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la commune devrait venir du nom gallo-romain taugon.

On trouve, dans la commune les villages et lieux-dits suivants : le bourg, Maine Moreau, Maine Augémon, Maine Fleuret, Maine Aufaure, les Chailloux, les Tessons, Chez Noly, Chez Thiboire.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Tanzac reste méconnue. Le bourg est organisé autour de l'église romane Saint-Saturnin qui n'était, encore au XIIe siècle, qu'une petite église romane dépourvut de transept. En 1958 l'église est classée Monument historique[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Michel Vias    
2001 2008 Michel Vias    
2008 en cours Michel Vias    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 311 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 568 508 545 553 516 518 536 521
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
478 475 464 397 402 401 357 343 312
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
323 323 304 309 279 293 280 252 264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
302 288 262 248 230 251 252 256 303
2012 - - - - - - - -
311 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Saturnin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Saturnin.
Article détaillé : Église Saint-Saturnin de Tanzac.

L’église Saint-Saturnin fut longtemps fermée pour l'état de délabrement de la croisée et des absidioles de l'église, elle fut rouverte en 1989 après restauration. Le transept de l'église date du XIIe siècle. Dans l'absidiole sud une peinture de la fin du XIIe siècle représente le Christ en gloire puis dans l'absidiole nord un autel-tabernacle. Dans la nef une chaire en pierre du XVIIIe siècle meuble l’église.

Le monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Tanzac se trouve à gauche du portail de l'église Saint-Saturnin. Sur le petit obélisque est inscrit 1920, date à laquelle il a été construit. Dessous se trouve la plaque où sont recensés 18 noms. Un nom en 1914, neuf noms en 1916, trois en 1917 et cinq en 1918.

Culture[modifier | modifier le code]

Article connexe : Culture en Charente-Maritime.

Langue saintongeaise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saintongeais.
Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Aire linguistique du Saintongeais.

La commune est située dans l'aire linguistique du saintongeais, un dialecte faisant partie de la famille des langues d’oïl, branche des langues romanes, qui comprend également le français, l’angevin le picard et le poitevin avec lequel il est souvent regroupé dans un domaine plus vaste, le poitevin-saintongeais.

Le saintongeais (saintonjhais) est la langue vernaculaire parlée dans les anciennes provinces d'Aunis, Saintonge et Angoumois. On l’appelle aussi le charentais ou encore le patois charentais. Les locuteurs sont dits patoisants. Le saintongeais a fortement influencé l’acadien et en conséquence, par ricochet, le cadien ; quant au québécois, il a été influencé par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais.

La langue saintongeaise présente de nombreux traits communs avec des langues telles que le cadien ou l'acadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siècle.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La gastronomie saintongeaise est principalement axée sur trois types de produits : les produits de la terre, les produits de la mer et les produits de la vigne.

Carte des différentes zones de production du Cognac et du Pineau dans les deux Charentes : Saint-Georges-de-Didonne est en bois ordinaires
Zone de production du cognac et du pineau.

Les préparations à base de viande de porc occupent une place prépondérante dans la cuisine régionale : ainsi des gratons ou des grillons, sortes de rillettes à base de viandes rissolées et confites dans leur graisse, du gigorit (ou gigourit), un civet mêlant sang, gorge, foie et oignons, ou de la sauce de pire, à base de fressure, d'oignons et de vin blanc de pays[7].

La cuisine saintongeaise intègre tout naturellement de nombreuses recettes à base de cagouilles , le nom local de l'escargot petit-gris. Animal tutélaire de la Saintonge, il est notamment cuisiné à la charentaise, c'est-à-dire cuit dans un court-bouillon agrémenté de vin blanc, d'ail et de mie de pain.

Les desserts traditionnels sont issus de la cuisine paysanne : millas (gâteau à la farine de maïs, qu'on retrouve dans une grande partie du Sud-Ouest de la France), galette charentaise, au beurre de Charentes-Poitou, ou encore merveilles (beignets).

Les vignes de la région servent à la confection d'eaux-de-vie réputées, telles que le pineau des Charentes et plus encore, le cognac.

Galerie[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Tanzac sur Google maps
  4. « Notice no PA00105280 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  7. Charente-Maritime, encyclopédie Bonneton, p. 106-107

Lien externe[modifier | modifier le code]