Tamias striatus

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Tamia rayé, Tamia strié, Suisse

Le tamia rayé ou tamia strié (Tamias striatus), appelé aussi suisse en Amérique du Nord, est une espèce qui fait partie des rongeurs de la famille des Sciuridae. Comme tous les tamias, c'est une sorte de petit écureuil rayé. Il vit dans les forêts de feuillus et dans les parcs urbains d'Amérique du Nord. Cette espèce est parfois vendue comme NAC, mais plus rarement que le Tamia de Sibérie.

Dénominations[modifier | modifier le code]

Description de l'espèce[modifier | modifier le code]

Tamia rayé, vue dorsale.

Quand il est adulte, il pèse de 30 à 70 g, son corps mesure 15 cm, plus la queue de 10 à 12 cm. Il a quatre doigts aux membres avant et cinq doigts aux membres arrière.[réf. souhaitée]

Le tamia occupe et défend, solitairement, un terrier souterrain, où il construit son nid. Il y dort la nuit et y hiberne d'octobre à avril. Le terrier lui sert aussi à entreposer sa nourriture, qui consiste en large partie de graines, ainsi que de tubercules et de bulbes. Il consomme aussi des baies, des insectes, des grenouilles, des petits reptiles, des œufs et des oisillons. Contrairement à son cousin l'écureuil, le tamia n'est pas arboricole et grimpe rarement aux arbres, y possédant moins d'agilité.[réf. souhaitée]

Classification[modifier | modifier le code]

Cette espèce a été décrite pour la première fois en 1758 par le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778).

Liste des sous-espèces[modifier | modifier le code]

Selon Catalogue of Life (13 octobre 2015)[7]
et Mammal Species of the World (13 octobre 2015)[8]:

  • sous-espèce Tamias striatus doorsiensis Long, 1971
  • sous-espèce Tamias striatus fisheri A. H. Howell, 1925
  • sous-espèce Tamias striatus griseus Mearns, 1891
  • sous-espèce Tamias striatus lysteri (Richardson, 1829)
  • sous-espèce Tamias striatus ohioensis Bole & Moulthrop, 1942
  • sous-espèce Tamias striatus peninsulae Hooper, 1942
  • sous-espèce Tamias striatus pipilans Lowery, 1943
  • sous-espèce Tamias striatus quebecensis Cameron, 1950
  • sous-espèce Tamias striatus rufescens Bole & Moulthrop, 1942
  • sous-espèce Tamias striatus striatus (Linnaeus, 1758)
  • sous-espèce Tamias striatus venustus Bangs, 1896

Rôle éco-épidémiologique[modifier | modifier le code]

Il est, en Amérique du Nord, un des principaux porteurs de tiques véhiculant la maladie de lyme et d'autres maladies à tiques. Une étude a en effet montré qu'il existe un lien entre la présence de chêne et la maladie. Les bonnes glandées favorisent la croissance des populations de tamia ce qui profiterait par conséquent aux larves de tiques[9]. Toutefois, la souris à patte blanche jouerait un rôle plus important encore dans la croissance, la diffusion et le maintien de cette zoonose touchant un nombre croissant d'humains.

Le tamia rayé dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Au Québec, le tamia rayé est appelé «suisse» par allusion des rayures des soldats du Vatican du XVIe siècle :

Les « Écureuils suisses, sont de petits animaux  comme de petits Rats. On les appelle Suisses, parce qu'ils ont sur le corps un poil rayé de noir & blanc, qui ressemble à un pourpoint de Suisse et que ces mêmes rayes faisant un rond sur chaque cuisse ont beaucoup de rapport à la calote d'un Suisse » (1703, Nouveaux voyages de M. le baron de Lahontan, t. 2, p. 43) [10].

L'importance accordée au tamia rayé tient à l'agrément qu'il apporte aux campeurs, aux randonneurs et à tous les amis de la nature. Les aires protégées et les lieux de villégiatures seraient considérés moins agréables si aucun tamia ne surgissait dans les sentiers ni ne quémandait de la nourriture dans les terrains de camping ou les aires de pique-nique[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ITIS, consulté le 13 octobre 2015
  2. Nom vernaculaire français d'après Dictionary of Common (Vernacular) Names sur Nomen.at
  3. a et b Nom vernaculaire en français d’après Termium plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada
  4. a, b et c Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne. Montpellier, France, Cirad.
  5. a et b (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. ISBN 0444518770, 9780444518774. 857 pages. Rechercher dans le document numérisé
  6. Yves Cormier, Dictionnaire du français acadien, Fides, (ISBN 978-2-7621-3010-2), p. 356.
  7. Catalogue of Life, consulté le 13 octobre 2015
  8. Mammal Species of the World, consulté le 13 octobre 2015
  9. Ostfeld RS, Canham CD, Oggenfuss K, Winchcombe RJ, Keesing F, 2006 Climate, Deer, Rodents, and Acorns as Determinants of Variation in Lyme-Disease Risk. PLoS Biol 4(6): e145. doi:10.1371/journal.pbio.0040145 (Article complet consultable en ligne)
  10. Murith P., 2003, Présence linguistique suisse en terre de Champlain, dans Actes de la XXe biennale de la langue française, (Lire en pdf
  11. « Les suisse et les tamias », sur Faune et flore du pays (consulté le 7 juillet 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bases de référence
Autres documents
  • Tamia rayé. Fiche descriptive. Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec. 2006. Paramètres d’exposition chez les mammifères – Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, 19 p. (Lire le document PDF).