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Tamara Khanum

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Tamara Khanum
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
TachkentVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Tamaraxonim / Тамарахоним ou Թամարա ԽանումVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Тамара Артёмовна ПетросянVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Rahimova Gavhar Artyomovna Petrosyan (d)
Yelizaveta Petrosova (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant
Vansetta Qarayaqubova (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Opéra de Tachkent (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
Grade militaire
Capitaine (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflit
Distinctions

Tamara Khanum, née le et morte le , est une danseuse ouzbèke d’origine arménienne connue pour être la première femme en Ouzbékistan à ne pas porter le voile en représentation[1],[2]. Tamara est la collègue de Nourkhon Youlacheva, danseuse malheureuse qui est assassinée lors d’un crime d’honneur pour avoir retiré son voile sur scène[3].

Tamara Khanum, née Tamara Artyomovna Petrosyan à Marguilan[4], est issue d’une famille arménienne. Dès son plus jeune âge, elle manifeste un intérêt pour la danse, chantant et dansant des chansons folkloriques ouzbèkes. En 1919, elle rejoint une troupe de théâtre mobile du Turkestan russe, dirigée par Hamza Niyazi[4].

En 1921, Tamara rejoint l’opéra russe de Tachkent et le théâtre de ballet Sverdlov avant de rejoindre la troupe du ballet de Tachkent en 1922. En 1924, elle est diplômée de l’école Central Technical of Theater Arts de Moscou[5].

Les danses de Khanum ont eu un effet profond sur l’écrivain américain Langston Hughes qui est à l’origine de l’article Tamara Khanum : Societ Asia’s Greatest Dancer paru en 1934. Il lui reconnaît une technique et une volonté de casser les codes de l’époque en apparaissant sur scène sans voile[1].

Tamara Khanum est inhumée au cimetière de Chigʻatoy à Tachkent.

Crée en 1994 à Tachkent, la maison mémorielle de Tamara Khanum rend hommage[6] à la danseuse. Située dans le centre-ville de Tachkent, il est possible d'y voir une importante collection de costumes (traditionnels ou venant de Russie, Azerbaïdjan, Arménie, Égypte, Inde, Corée du Sud, Chine, Lituanie ou encore Indonésie) et d’autres documents relatant sa vie (articles de journaux et photographies des années 1920-1980, des posters, des manuscrits, des portraits ainsi que les mémoires jamais parues de la danseuse). C’est dans cette maison que Khanum vit avant de mourir.

Pour autant la collection de costumes était visible du public dès 1986, du vivant de Tamara.

En 2008, la maison et la collection sont restaurées.

Références

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  1. a et b Kate A. Baldwin, Beyond the Color Line and the Iron Curtain : Reading Encounters Between Black and Red, 1922-1963, Duke University Press, , 346 p. (ISBN 0-8223-2990-5, lire en ligne), p. 93
  2. (ru) « “Муза Востока” Тамара Ханум и ее корейские песни », koryo-saram.ru,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. Uzbek Dance and Culture Society: About the Dance « https://web.archive.org/web/20071009124453/http://www.uzbekdance.org/about/about2.asp »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),
  4. a et b Memorial house museum of Tamara Khanum. Retrieved December 28, 2008.
  5. "Tamaraxonim" OʻzME. T-harfi Birinchi jild. Toshkent, 2000-yil
  6. Memorial House Museum of Tamara Khanum. Life history of the famous Uzbek artist and her dress collection

Liens externes

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