Takuboku Ishikawa

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Takuboku Ishikawa
Takuboku Ishikawa.jpg

Takuboku Ishikawa vers 1900.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 26 ans)
Tokyo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
石川啄木Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Seisoku Gakuen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités

Takuboku Ishikawa (石川 啄木, Ishikawa Takuboku?) est le pseudonyme du poète japonais Hajime Ishikawa (石川 一, Ishikawa Hajime?), né le (on trouve parfois 1885) et mort de tuberculose le à l'âge de vingt-six ans. Surnommé « le Rimbaud japonais » et « le poète de la tristesse », il est plus connu sous la signature de son seul prénom, Takuboku.

Biographie[modifier | modifier le code]

Takuboku est né sous le nom de Hajime Ishikawa le dans le village de Hinoto, près de Morioka dans la province d'Iwate (Nord-Est du Japon). Son père avait la charge d'un temple bouddhique à Shibutami, dans le Nord du pays. Takuboku se détourne vite de brillantes études pour se passionner pour la poésie. En 1902, il prend le pseudonyme de Takuboku Ishikawa et signe souvent de son seul prénom Takuboku (à la manière des auteurs classiques du haïku). Mais sa maladie et d'autres aléas de sa vie personnelle le conduiront à une existence précaire, l'obligeant à gagner sa vie comme instituteur, journaliste, correcteur d'imprimerie.

Considéré comme un Rimbaud japonais, il est fameux comme auteur de tanka et de poésie de style « moderne » (shintaishi ou shi) ou « libre » (jiyūshi). Il fut d'abord membre du groupe de poètes naturalistes Myōjō, puis se joignit au groupe dit « socialiste ».

En 1912, ayant perdu son fils et sa mère et lui-même gravement malade, il charge son ami Toki Zemmaro de trouver un éditeur pour son dernier recueil de tanka. Début avril, un éditeur accepte le manuscrit ; une semaine plus tard, Takuboku meurt à Tokyo le (à l'âge de vingt-six ans) de la tuberculose et est incinéré. Son recueil Kanashiki gangu paraît ainsi à titre posthume en juin.

La langue japonaise n'ayant pas de marque du pluriel, le titre cette dernière œuvre se traduit aussi bien au singulier par Le Jouet triste (souvent retenu dans les mentions en français), qu'au pluriel par Tristes jouets (retenu par l'édition en anglais, Sad Toys). Dans les deux cas, il résume le sens que ce poète amer et mélancolique donnait à la poésie et aux poèmes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ses principales œuvres sont des tankas et un journal intime :

  • (1909) Romaji nikki (litt. « Journal en romaji », journal du 7 avril au 16 juin 1909) ; posthume, éd. partielle 1948-1949 (Ishikawa Takuboku nikki, 3 vol.), éd. complète 1954.
  • 1910 : Ichiaku no suna (Une poignée de sable, 551 tankas)
  • 1912 : Kanashiki gangu (litt. « Jouet(s) triste(s) », 194 tankas) ; posthume mais achevé.

Il existe une intégrale en japonais :

  • Ishikawa Takuboku zenshu (litt. « Œuvres complètes » : poésie, romans, nouvelles, critiques, essais) ; posthume, 1929 (5 vol.), rééd. 1967-1968 (8 vol.), 1978-1980, etc.

Traductions[modifier | modifier le code]

Statue de Takuboku Ishikawa.

Les éditions Arfuyen ont publié, en bilingue japonais-français, trois des parties du recueil Une poignée de sable (一握の砂 (Ichiaku no Suna), 551 tankas) :

  • Ceux que l'on oublie difficilement [忘れがたき人々 (Wasuregataki hitobito), 4e partie du recueil] (trad. Alain Gouvret, Yasuko Kudaka et Gérard Pfister), éd. Arfuyen, coll. « Tirés à part », Paris, 1979 (rééd. coll. « Cahiers », 1983 et 1989) (ISBN 2-903-94107-6).
  • Fumées [ (Kemuri), 2e partie du recueil, 101 tankas] (trad. Alain Gouvret, Pascal Hervieu et Gérard Pfister), éd. Arfuyen, coll. « Cahiers », Paris, 1989.
  • L'Amour de moi [我を愛する歌 (Ware o aisuru uta), 1re partie du recueil, 181 tankas] (trad. Tomoko Takahashi et Thierry Trubert-Ouvrard, avec Alain Gouvret), éd. Arfuyen, coll. « Neige », Orbey, 2003, (ISBN 2-84590-018-X)

Plus tard, les éditions Philippe Picquier ont publié, dans une autre traduction, toutes les parties de ce recueil :

  • Une poignée de sable [一握の砂 (Ichiaku no Suna), 551 tankas] (trad. Yves-Marie Allioux), éd. Picquier, coll. « Japon », Arles, 2016 (ISBN 978-2-8097-1180-6)

En revue :

  • Traduction de quelques poèmes du recueil Jouet Triste (悲しき玩具) par Marie-Pascale Veinard, in Daruma (revue), 10 & 11, automne 2001 – Printemps 2002, éd. Philippe Picquier, pp. 304-309 (en ligne).
  • Poésie à croquer (kuubeki shi, 食ふべき詩), paru dans le Tôkyô mainichi shinbun (東京毎日新聞) avec Du quartier de Yumimachi (Yumimachi yori, 弓町より), en sept livraisons entre le 30 novembre et le 7 décembre 1909; traduit par Marie-Pascale Venard, in Daruma (revue), 10 & 11, automne 2001 – Printemps 2002, éd. Philippe Picquier, pp. 289-303, précédé d'un avant-propos de Dominique Palmé (en ligne).

Hors du japonais, le reste de l'œuvre n'est disponible qu'en anglais, principalement le Journal et l'autre recueil de tankas :

  • Romaji Diary (trad. part. Donald Keene), in Modern Japanese Literature, éd. Grove Press, New York, 1956 (autre trad. infra)
  • Sad Toys - Kanashiki gangu (bilingue, trad. Sanford Goldstein et Seishi Shinoda), éd. Purdue University Press, West Lafayette (Indiana), 1977, ISBN 0-911198-47-4 (rééd. jointe infra)
  • Romaji Diary and Sad Toys - Romaji nikki, Kanashiki gangu (bilingue, trad. Sanford Goldstein et Seishi Shinoda), éd. Tuttle, coll. « Books to span the East and West », Rutland (Vermont), 1985, ISBN 0-8048-1494-5 (rééd. Tuttle, coll. « Tuttle classics », Boston, 2000, ISBN 0-8048-3253-6)

Références à Takuboku[modifier | modifier le code]

  • Takuboku est le personnage principal du deuxième volume en français de la fresque littéraire Au temps de Botchan, manga de Jiro Taniguchi sur scénario de Natsuo Sekikawa (éd. du Seuil, en cinq volumes).
  • En 1988, l'astéroïde 1988 HB de la ceinture d'astéroïdes est nommé « (4672) Takuboku » en son honneur.
  • En 2007, l'artiste Antoine Vanoverschelde a composé une série de 24 images, regroupées sous le nom de Jouets tristes en référence à son recueil éponyme.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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