Takanoyama Shuntarō

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Takanoyama Shuntaro
Image dans Infobox.
Takanoyama Shuntarō en septembre 2008.
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Pavel BojarVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Taille
1,87 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Masse
98 kgVoir et modifier les données sur Wikidata
Sport

Takanoyama Shuntarō (隆の山 俊太郎?), de son vrai nom Pavel Bojar, est un lutteur de sumô né à Prague le . C'est le premier Tchèque à devenir sportif professionnel au Japon[1]. Il a atteint la troisième division (Makushita) en 2004, mais en raison de son faible gabarit pour un sumôtori (1,85 m, 96 kg), il eut du mal à vaincre régulièrement ses adversaires, et ce malgré ses qualités[2]. Il a néanmoins accédé à la deuxième division du classement (Jūryō) en , puis deux mois plus tard, à la suite d'un bon tournoi en Juryô, à la première division.

Carrière[modifier | modifier le code]

Bojar pratiquait le judo en république tchèque avant de s'intéresser au sumô, un sport très populaire dans ce pays plus que dans aucun autre pays européen avec 10 clubs et plus de 600 membres. Il fut entrainé par Jaroslav Poříz, le président de l'association tchèque de sumo[3]. Après avoir gagné une médaille de bronze au championnat du monde junior de sumo à Tokyo en 2002[2], il fut accepté à l'école Naruto, une heya à Chiba dirigée par l'ancien yokozuna Takanosato. Après avoir passé avec succès l'examen physique, il fit ses débuts officiels en [4]. Il reçut alors le shikona (nom de combattant) de Takanoyama[5], ce qui signifie "noble montagne". Il accéda à la quatrième division du classement, ou sandanme, en , et la troisième, makushita, en . Il redescendit dans la sandanme après seulement deux tournois, mais remonta dans la makushita en , et resta à ce niveau pendant six ans, incapable d'accéder au rang supérieur sekitori.

Takanoyama était surtout freiné par sa difficulté à prendre du poids. Sa taille de 1,85 m et son poids de 90 kg lui donnait un indice de masse corporelle de 26.3, ce qui n'est pas un surpoids. Il fut ainsi l'un des rares lutteurs de sa division à peser moins de 100 kg. En , il monta au rang de makushita 13, battant ainsi son précédent record de makushita 15 de , puis il monta à makushita 9 en . Lors du tournoi de juillet, il eut un bilan de 5 victoires pour 2 défaites, dont une victoire contre l'ancien maegashira Ryūhō Masayoshi, ce qui lui permit d'accéder au niveau de makushita 4 en . Il eut un autre bon bilan de 5-2 en , qui incluait une victoire contre Jūmonji Tomokazu et une contre Hōchiyama Kōkan. En , son bilan de 6-1 lui permit de monter au niveau de makushita 2. Pendant le "tournoi d'examen technique" de mai, son bilan de 5-2 lui garantit sa promotion dans la deuxième division du classement, ou juryo pour juillet. Lorsque le banzuke (annonce des niveaux de chaque lutteur) fut publié le , Takanoyama était au no 5 ouest, le dixième rang le plus élevé dans la division de 26 hommes. Cela lui a pris 57 tournois depuis ses débuts professionnels pour accéder au rang de juryo, la plus lente progression des combattants étrangers après le brésilien Wakaazuma.

Il réussit son parcours en tant que juryô, remportant sept de ses huit premiers combats et finissant avec un bilan de 10-5.

Il prend sa retraite en juillet 2014 après s'être blessé lors du Nagoya basho et déclare son intention de rentrer en République tchèque.

Style de combat[modifier | modifier le code]

À cause de son poids léger, Takanoyama utilise principalement le lancer pour battre des adversaires beaucoup plus lourds que lui. Son coup gagnant le plus fréquent est uwatenage (jeté à bout de bras) suivi par shitatenage (jeté sous les aisselles) et kakenage (jeté avec accrochage intérieur de la cuisse)[6]. Il pratique un sumô varié, comptabilisant 40 techniques différentes depuis ses débuts[6].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Takanoyama devint sekitori en même temps qu'il passa la barre des 100 kg, il attribue cela à Naruto Oyakata (la femme du maître de l'école Naruto) qui lui faisait des plats spéciaux et des collations pendant la nuit[7]. Pour approfondir sa connaissance de la culture japonaise, il regarde des dramas historiques et lit des mangas durant son temps libre[7]. Il est père d'une petite fille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ian Willoughby, « Czech teenager taking on the Japanese in sumo wrestling », Radio Prague, (consulté le 23 septembre 2009).
  2. a et b Howard Gilbert, « Amateur angles », Sumo Fan Magazine, (consulté le 23 septembre 2009).
  3. Dominic Swire, « Sumo in Prague »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Finance New Europe (consulté le 23 septembre 2009).
  4. « Czech hoping to join sumo elite », Japan Times, (consulté le 23 septembre 2009).
  5. « Czech wrestler gets Japanese name », Japan Times, (consulté le 23 septembre 2009).
  6. a et b « Takanoyama bouts by kimarite »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Sumo Reference (consulté le 23 septembre 2009).
  7. a et b Rob Smaal, « Takanoyama eager to live juryo dream »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Asahi Shimbun, (consulté le 13 juillet 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]