Takako Irie

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Takako Irie
IrieTakako.jpg

Takako Irie

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
TokyoVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
入江 たか子Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
Michiyoshi Tamura (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Takako Irie (入江たか子, Irie Takako?), de son vrai nom Hideko Higashibōjō, est une actrice japonaise, née le à Tōkyō et décédée, dans la même ville, le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Issue d'une haute famille aristocratique, Takako Irie entre à la Nikkatsu en 1927. Grâce à ses traits délicats et raffinés, elle incarne des rôles de femmes traditionnelles ou fatales. Elle devient une des stars du cinéma muet japonais, en particulier avec Tomu Uchida et Kenji Mizoguchi.

En 1932, Takako Irie quitte la Nikkatsu et devient la première femme japonaise à fonder sa propre société de production, la Irie Production[1]. Elle produit notamment quatre films de Kenji Mizoguchi. Le premier est L'Aube de la fondation d'un état : La Mandchourie-Mongolie en 1932, un film de propagande. Puis suivent Le Fil blanc de la cascade et La Fête à Gion en 1933 et enfin Vents sacrés en 1934. Mais Kenji Mizoguchi se dispute avec son actrice et productrice et il retourne à la Nikkatsu pour son film suivant[2],[3].

En revanche, avec l'arrivée du parlant, sa carrière sera plus difficile et, excepté avec Mikio Naruse et Akira Kurosawa dans Le Plus beau (Ichiban utsukushiku, 1944), elle ne joue plus que des rôles secondaires. Après guerre, sa carrière décline rapidement. Elle connait des problèmes de santé et une série d'humiliations tant personnelles que professionnelles, allant jusqu'à accepter de tourner dans des films d'horreur de série B pour faire vivre sa famille. Le coup fatal à sa carrière étant sans doute lorsque Kenji Mizoguchi l'exclue du tournage de L'Impératrice Yang Kwei-Fei en 1955[1].

Quand Akira Kurosawa lui confie le rôle de la femme du chambellan Mutsuta dans Sanjuro (1962) dix-huit ans après l'avoir fait tourner pour la première fois, Takako Irie s'est retirée du milieu du cinéma et gère un club à Ginza[1].

Takako Irie est la mère de l'actrice Wakaba Irie, née en 1943. Elle a tourné dans près de 170 films entre 1928 et 1984[4].

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

Tokihiko Okada et Takako Irie dans Le Fil blanc de la cascade (1933)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Mitsuhiro Yoshimoto, Kurosawa: Film Studies and Japanese Cinema, Duke University Press, , 485 p. (ISBN 9780822325192, lire en ligne), p. 298
  2. Noël Simsolo, Kenji Mizoguchi, Cahiers du cinéma éditions, Collection Grands Cinéastes, 4e trimestre 2007, 95 p. (ISBN 978-2-86642-497-8), p. 18
  3. (en) « Irie Production », sur IMDb (consulté le 1er novembre 2017)
  4. (ja) « Filmographie », sur JMDB (consulté le 31 octobre 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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