Taiye Selasi

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Taiye Selasi
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septembre 2013

Naissance (37 ans)
Londres
Auteur
Langue d’écriture anglaise
Genres
roman

Taiye Selasi, née le 2 novembre 1979 à Londres, est une romancière, une nouvelliste et une photographe britannique, vivant à Rome, dont les origines familiales sont au Nigéria et au Ghana[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Selasi est née à Londres, en Angleterre, d'une mère nigériane et d'un père ghanéen, une famille de médecins et a grandi à Brookline (Massachusetts) , Massachusetts[1]. Elle a fait une partie de ses études à Yale, obtenant une licence de littérature américaine. Elle joue dans l'orchestre de Yale comme pianiste et violoncelliste : « Nous n’étions pas nombreux à avoir la peau bronzée », dit-elle[2]. Puis elle devient titulaire d'un DEA en relations internationales du Nuffield College, à Oxford.

La sœur jumelle de Selasi, Yetsa Kehinde Tuakli, est une physiatre aux États-Unis, mais aussi une sportive de haut niveau, concourant au saut en longueur dans l'équipe nationale du Ghana[3]. La mère de Selasi, Juliette Tuakli, est une pédiatre installée au Ghana, engagée dans la défense des droits de l'enfant, et siégeant au conseil d'administration d'United Way[4]. Les parents de Selasi ont divorcé quand elle était enfant. Elle a rencontré son père biologique à l'âge de 12 ans[5].

En 2005, elle publie Bye-Bye Babar or What is an Afropolitan? (Bye-Bye, Babar ou Qu'est-ce qu'un Afropolitain ?). Ce premier ouvrage n'est pas un roman, mais un essai sociologique mettant en exergue l’émergence d’une nouvelle génération d’Africains. Elle y créée et popularise le terme d'« Afropolitain » : ne se sentant ni vraiment britannique, ni américaine, ni totalement africaine de tradition, étant marqué par la culture urbaine et les métropoles occidentales, elle se créée une identité à elle[6]. La même année, elle écrit une pièce de théâtre, qui est produite dans un petit théâtre par Avery Willis, nièce de Toni Morrison[7]. En 2006, elle s'accorde un délai d'un an sur les conseils de Morrison et écrit The Sex Lives of African Girls. L'histoire est publiée par le magazine littéraire Granta au Royaume-Uni en 2011[8].

En 2010, Penguin Press, deuxième plus grande maison d'édition au monde, achète le premier roman de Selasi, Ghana Must Go, au vu des 100 premières pages, écrites d'un jet selon l'auteur[2]. L'ouvrage est publié en 2013 et est très bien accueilli par la critique[9],[10][11]. Choisi comme l'un des 10 meilleurs livres de 2013 par le Wall Street Journal et The Economist, il est vendu dans 17 langues et 22 pays à partir de 2014[12],[7].

Taiye Selasi se dit également photographe et musicienne[6].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Aliens of Extraordinary Ability (2014)
  • Ghana Must Go (2013)
  • Driver (2013)
  • The Sex Lives of African Girls (2011)
  • Bye-Bye, Babar (Ou: Qu'est-ce qu'un Afropolitain?) (2005)

Publication en langue française[modifier | modifier le code]

  • Le Ravissement des innocents (Ghana must go), traduit de l'anglais par Sylvie Schneiter, Éditions Gallimard, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tirthankar Chanda, « Taiye Selasi: Je ne suis pas une femme littéraire normale », Radio France internationale,‎ (lire en ligne).
  • Thomas Stélandre, « Taye Selasi : Je voulais que tous mes protagonistes trouvent une maison dans l'amour », Libération,‎ (lire en ligne).
  • Jeanne de Menibus, « Le ravissement des innocents », Elle,‎ (lire en ligne).
  • Laure Beaudonnet, « Surprise de la rentrée littéraire: Taiye Selasi avec «Le ravissement des innocents» », 20 minutes,‎ (lire en ligne).
  • Marine Landrot, « Le ravissement des innocents, de Taiye Selasi », Télérama,‎ (lire en ligne).
  • Florence Noiville, « Taiye Selasi, tout lui sourit », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • (en) Aaron Bady, « Ambitious Conditions: Taiye Selasi’s “Ghana Must Go” », The New Inquiry,‎ (lire en ligne).
  • (en) ES, « Family matters: how novelist Taiye Selasi came to terms with her very modern family », London Evening Standart,‎ (lire en ligne).
  • (en) Margaret Busby, « Ghana Must Go, By Taiye Selasi », The Independent,‎ (lire en ligne).
  • (en) « A singular voice », The Economist,‎ (lire en ligne).
  • (en) Virginia Vitzthum, « The Fascinator: Taiye Selasi », Elle (magazine),‎ (lire en ligne).
  • (en) Nell Freudenberger, « Home and Exile. ‘Ghana Must Go,’ by Taiye Selasi », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  • (en) Stefanie Cohen, « Growing Up With a Panther Mom », The Wall Street Journal,‎ (lire en ligne).
  • (en) « Interview : Taiye Selasi », Granta,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]