Tache mongoloïde

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Tache mongoloïde
Description de cette image, également commentée ci-après
Tache mongolique sur un nourrisson taïwanais.
Spécialité OncologieVoir et modifier les données sur Wikidata
CIM-10 D22.5 (ILDS D22.505)
CIM-9 757.33 (CDC/BPA 757.386)
DiseasesDB 8342
MedlinePlus 001472
eMedicine derm/271 
MeSH D049328

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La tache mongoloïde également appelée tache mongolique, tache bleue mongolique ou tache pigmentaire congénitale (TPC)[1],[2], est une melanocytose dermique (ou mélanose dermique) congénitale. Elle est constituée d'une tache de taille variable, de couleur gris-bleu ou gris-marron qui apparaît chez le nourrisson à la naissance ou plus tard, et disparaît dans le courant de l'enfance. située le plus souvent au sommet du pli interfessier, au niveau de la région sacro-lombaire ou sacro-coccygienne[2]. Elle est liée à un trouble de la migration de mélanoblastes pendant la vie fœtale[3]. Ce sont les cellules de Baelz qui la provoquent[4].

Répartition[modifier | modifier le code]

Elle apparaît notamment chez l'ensemble de la population mongole ce qui a fait longtemps croire qu'elle était spécifique à celle-ci et lui a donné son nom[2]. Elle apparaît également systématiquement chez leurs voisins coréens[réf. nécessaire], japonais[4], chinois (98 %)[5], vietnamiens (80 %)[5] et inuits (ensemble de peuples que l'on retrouve en Amérique du Nord, au Groenland et en Sibérie) d'Angmassalik (Groenland)[1]. Une étude de 1910 à également démontré qu'elle est également systématiquement présente chez les hova, un peuple malgache d'origine austronésienne, lorsqu'ils ne sont pas métissés[2]. On en trouve également chez 15 % de la population en Turquie[5] (Les peuples turcs viennent d'Asie centrale et Mongolie. Les Seldjoukides, un de ces peuples, ont envahi l'Anatolie au XIe siècle). Elle apparaît également sporadiquement chez les enfants à peau claire en Europe sauf dans le Nord où elle n'a jamais été constatée[2].

Elle se situe sur le dos ou les fesses (région lombo-sacrée) et concerne particulièrement les asiatiques, d'où sa dénomination[6]. Cette lésion est bénigne et correspond à un nævus pigmentaire (hypermélanose). On a attribué autrefois sa diffusion à l'expansion des Huns sous Attila, venus d'Asie centrale. On retrouve cette idée dans l'expression "tache d'Attila" utilisée encore aujourd'hui en Champagne[7]. Elle est effectivement très présente chez les populations asiatiques actuelles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (Gessain 1953)
  2. a, b, c, d et e (Champion 1937, p. 79)
  3. J.-L. Schmutz, « Mélanoses dermiques et nævus bleu », sur therapeutique-dermatologique.org,
  4. a et b (Gessain 1953, p. 303)
  5. a, b et c (Brumpt Pays, p. 72)
  6. Larousse
  7. Alain Froment, Anatomie impertinente : Le corps humain et l'évolution, Odile Jacob, , 278 p. (ISBN 978-2-7381-7694-3, lire en ligne), p. 99.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Champion, « La tache pigmentaire congénitale à Madagascar et aux Comores », Journal de la Société des Africanistes, t. 7,‎ , p. 79-92 (DOI 10.3406/jafr.1937.1625, lire en ligne)
  • Robert Gessain, « La tache pigmentaire congénitale chez les Eskimo d'Angmassalik. », Journal de la Société des Américanistes, t. 42,‎ , p. 301-332 (DOI 10.3406/jsa.1953.2408, lire en ligne)
  • L.-C. Brumpt et K.-F. Pays, « La thalassémie béta zéro eurasiatique et les migrations mongoles », Histoire des Sciences Médicales, vol. 22, no 1,‎ , p. 65-74 (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]