Tabwa (peuple)

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Tabwa
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Langues Tabwa

Les Tabwa sont une population d'Afrique centrale, vivant principalement dans le sud-est de la République démocratique du Congo. Quelques dizaines de milliers vivent également au nord-ouest de la Zambie, d'autres au sud-ouest de la Tanzanie[1].

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon les sources et le contexte, on rencontre différentes formes : Batabwa, Batambwa, Itawa, Rungu, Taabwa, Tabwas, Waitawba[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Tabwa sont un peuple de pêcheurs et d'agriculteurs, ils échangent leurs produits avec ceux des autres ethnies de forgerons, chasseurs, cueilleurs, bûcherons.

Le commerce était souvent effectué par les Arabo-swahilis venant de Tanzanie et les Portugais d'Angola. Les Tabwa ont ainsi étaient dirigés par des chefs swahilis venant de Tanzanie. Les guerres tribales donnent naissance au commerce des esclaves. Des caravanes commerciales font le commerce d'un village à l'autre. Des caravanes d'hommes à pied portant les marchandises sur leurs têtes, acheminant des esclaves enchaînés. Leur peuple se divise en plusieurs chefferies vers le milieu du XIXe siècle[3]. Quand les Belges conquièrent le Katanga à la fin du XIXe siècle, ils refusent le travail forcé et se réfugient dans les forêts et grottes de leur pays.

Les Tabwa seront membres de la Confédération des associations tribales du Katanga (CONAKAT) qui milite pour l'indépendance du Congo belge. Ils lutteront avec les Lundas, les Songyés et les Minungus pour l'expulsion des Balubas qui avaient été déportés par les Belges au Katanga.

Population[modifier | modifier le code]

Les hommes connus comme des personnes à tempérament calme et posés. Tandis que les femmes sont téméraires[réf. nécessaire]. La tribu tabwa compte six clans répartis sur la côte ouest du Tanganyika entre la Zambie et la rivière déversoir du lac la Lukuga.

Les représentants de cette tribu sont environ 200.000 car aux Tabwa proprement dits il faut joindre les Tumbwe qui dans la plupart des cartes ethniques apparaissent comme Luba-Hemba En réalité les Tumbwe sont de purs Tabwa appartenant au clan de Kilunga-la-Grande ou clan Tusanga Au cours des derniers siècles ils ont conquis les territoires Kunda et Lumbu situés au bord du Tanganyika et des territoires Luba Hemba et Kunda le long de la rive droite du Lualaba hui le fleuve Zaïre. Ceci apparaît également dans les manuscrits de Kaoze; et en 1036 le Antoine Père Blanc fait paraître une partie.

NB: Les régions occupées par les Tabwa et les Tumbwe apparaissent clairement de même que celles occupées par les Tumbwe chez les Lumbu les Kunda les Luba-Katanga et les Hemba[4].

Langue[modifier | modifier le code]

Ils parlent une langue bantoue, le tabwa, dont le nombre de locuteurs est estimé à 382 000, répartis entre la République démocratique du Congo (250 000 en 1972) et la Zambie (132 000 en 2006)[5].

Culture[modifier | modifier le code]

Les modifications et ornementations corporelles sont communes chez les Tabwa : scarifications, apprêtement sophistiqué des cheveux, barbes ou poils, peintures rituelles[6].

On connaît aussi leurs parures et leurs masques en bois : masques-heaumes, masques zoomorphes[7].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) James Stuart Olson, « Tabwa », in The Peoples of Africa: An Ethnohistorical Dictionary, Greenwood Publishing Group, 1996, p. 542 (ISBN 9780313279188)
  2. Source BnF [1]
  3. Détours des Mondes : Tabwa
  4. Kaoze Stéphano, « Proverbes tabwa, présentés par Geneviève Nagant », In: Cahiers d'études africaines., no Vol. 13 N°52,‎ , pp.744-768
  5. (en) Fiche langue, dans la base de données linguistique Ethnologue
  6. A. F. Roberts, « Les arts du corps chez les Tabwa », Arts d'Afrique noire, 1986, no 59, p. 15-29
  7. A. F. Roberts, « Tabwa Masks : An Old Trick of the Human Race », African Arts, 1989, vol. 23, no 12, p. 36-47
  8. Musée ethnologique de Berlin
  9. a et b Musée royal de l'Afrique centrale

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Boulanger, La Femme et les âges de la vie : réflexion théologique sur les coutumes traditionnelles de l'ethnie Tabwa au sud-est Zaïre, Université de Paris, Faculté de théologie catholique, 1977, 262 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • (en) Robert Cancel, Allegorical speculation in an oral society : the Tabwa narrative tradition, University of California Press, Berkeley, Londres, 1989, 230 p. (ISBN 0520097394)
  • (en) Christopher O. Davis, Death in abeyance : illness and therapy among the Tabwa of central Africa, Edinburgh University Press for the International African Institute, Edimbourg, 2000, 342 p. (ISBN 0748613056)
  • Bernard de Grunne, La sculpture Batabwa, Université Catholique de Louvain, 1980, 244 p.
  • (en) Evan M. Maurer et Allen F. Roberts, Tabwa : the rising of a new moon, a century of Tabwa art, University of Michigan Museum of Art, Ann Arbor, Mich., 1985, 288 p.
  • A. F. Roberts, « Les arts du corps chez les Tabwa », Arts d'Afrique noire, 1986, no 59, p. 15-29
  • (en) A. F. Roberts, « Tabwa Masks : An Old Trick of the Human Race », African Arts, 1989, vol. 23, no 12, p. 36-47
  • J. Vleugels, Mœurs et coutumes des Batabwa, 1981, 128 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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