Ta'ovala

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Des hommes de l'île de Niuatoputapu, dont au moins deux portent le ta'ovala.
Le roi de Wallis, Tomasi Kulimoetoke, portant une natte ta'ovala.
Divers ta’ovala d’enterrement.
Un homme tongien portant le ta'ovala.

Le ta’ovala est un vêtement traditionnel originaire de Tonga constitué d’une natte enroulée autour de la taille et retenue à la taille par une kafa, porté tant par les hommes que par les femmes lors d’occasions formelles. Il est également porté sur l’archipel des Lau aux Fidji et sur l'île de Wallis[1], qui furent culturellement influencées par Tonga.

Aux Tonga[modifier | modifier le code]

Selon une légende, un groupe de marins serait arrivé en bateau à Tu’i Tonga, leurs vêtements déchirés par la tempête. Ils taillèrent alors la voile de leur bateau, faite du même tissu, pour s’en draper. L’empereur, ému de leur sacrifice pour lui apparaître présentables, décréta que cela constituerait désormais le vêtement de cérémonie.

Au XXe siècle, la reine Salote Tupou III décida que le ta’ovala ferait partie de l’uniforme des fonctionnaires.

Le ta’ovala porté quotidiennement est court, descendant à mi-cuisses. Celui des occasions festives telles que les mariages est beaucoup plus long et richement décoré. Le ta’ovala des enterrements est également long mais beaucoup plus grossier et sans décoration. Si le mort est de rang social supérieur à celui qui le porte, le ta’ovala devra également être vieux et déchiré.

Le ta’ovala peut être confectionné à partir de feuilles de pandanus, découpées en bandes de 15 mm (pour les enterrements) à quelques millimètres pour les plus fins. Les nattes sont alors toujours tissées à la main. Une alternative consiste à employer des bandes d'hibiscus appelées fau. Plus fines, elles peuvent être tressées, pour un coût moindre que le tissage à la main. Les ta’ovala d’uniformes sont généralement fabriquées ainsi.

À Wallis[modifier | modifier le code]

À Wallis (Wallis-et-Futuna), le ta'ovala est fabriqué avec les fibres de l'hibiscus tiliaceus, qui sont blanchies au soleil et parfois teintées. D'après Sophie Chave-Dartoen, le mot ta'ovala désigne en réalité l'ensemble des nattes portées autour de la taille. Cela explique que le même mot soit employé pour les nattes en pandanus (rare à Wallis) et celles en hibiscus[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sophie Chave-Dartoen, « Étude de la natte ta’ovala à Wallis (Polynésie occidentale) », dans Y. Broutin (ed.), Se vêtir pour dire, Cahiers de Linguistique Sociale, (lire en ligne), p. 61-75