TEE Cisalpin

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Cisalpin
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TEE Cisalpin types des courants; 1500 V bleu, 25 kV rouge, 15 kV orange, 3000 V vert
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Le TEE Cisalpin entre Dijon et Dole-Ville franchissant le pont sur la Saône, dans les années 64-65

Type
Pays Drapeau de la France France /

Drapeau de la Suisse Suisse / Drapeau de l'Italie Italie

Départ Paris Gare de Lyon
Terminus Milano Centrale (1961 - 1993)/

Venezia St. Lucia (1974 - 1979)/ Lausanne (1993 - 2003)

Itinéraire Simplon
Longueur du parcours 822 km
Premier jour de circulation 01 juillet 1961
Dernier jour de circulation 17 mai 2003
Écartement 1435 mm
Électrification 1500 V continu / 3000 V continu / 15 kV – 16,7 Hz / 25 kV – 50 Hz
TEE.png

Le Cisalpin est un train de la catégorie Trans-Europ-Express qui relia de 1961 à 1984 les villes de Milan et de Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

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En 1961 est mis en service pour la première fois un engin ferroviaire polytension, permettant ainsi de rouler sur le réseau ferroviaire ouest-européen sans changer de locomotive aux frontières. Les RAe TEE II des CFF assurèrent dès leur mise en service les services TEE à travers le massif alpin : TEE Gottardo et Ticino entre Zurich et Milan via le Gothard et TEE Cisalpin entre Milan et Paris via le Simplon.

Un tournus fut mis en place pour chacune des quatre rames automotrices RAe TEE II numérotées 1051 à 1054 :

Le 5 octobre 1962, soit peu de temps après la mise en service des RAe, le TEE Cisalpin est victime d'un grave accident près de Montbard[1] : lancée à 140 km/h, la rame 1053 percute un wagon citerne déraillé engageant le gabarit de la voie contiguë à la suite d'une rupture de fusée d'essieu et déraille.La voiture 1 traverse une maison de garde barrière désaffectée et s'écrase contre le remblai après avoir effectué un demi tour. 10 victimes seront retirées sans vie des décombres. Durant la longue remise en état du train qui dura près d'un an et demi, les CFF firent le pari de tenir le service sans effectuer l'entretien initialement prévu un jour sur quatre à Zurich. Et contre toute attente, ce pari fut gagné : pas une seule panne irréparable n'entrava l'exploitation !

Au début des années 70, la SNCF reprocha aux CFF le manque de souplesse des rames RAe TEE II, indéformables et incompatibles avec tout autre matériel ferroviaire. S'il fallait renforcer le train lors d'un pic de trafic, il n'y avait pas d'autre solution que d'ajouter une seconde rame, la capacité du train passant ainsi du simple au double. Il fut donc décidé d'assurer le Cisalpin dès 1974 avec une rame tractée composée des nouvelles voitures Mistral 1969.

À noter que le « manque de souplesse » reproché aux RAe TEE II ne posa aucun problème à la SNCF pour la conception de leurs TGV !

Suite à des intempéries qui ont touché le nord de l'Italie du 7 au 9 octobre 1977, la ligne du Simplon et la route attenante furent coupées le par plusieurs éboulements et glissement de terrain au nord de Domodossola. Plus au sud à Pallanza, le viaduc à double voie sur la Toce s'effondra en raison de la défaillance d'une de ses piles. La ligne fut totalement coupée entre le 8 et le 18 octobre puis les FS détournèrent la circulation par l'itinéraire non électrifié et a débit assez faible Premosello-Borgomanero-Novare. Au bout de dix jours, la route put enfin être dégagée et les voyageurs sont acheminés par autocars entre Brigue et Domodossola jusqu'au .

Finalement, le TEE Cisalpin dut, tout comme nombre de trains prestigieux, céder la place au tout nouveau et tout puissant TGV. Le , quatre allers et retours TGV quotidiens furent mis en place entre Paris et Lausanne, et les noms des trains remplacés leur furent attribués : TGV Cisalpin, Jean-Jacques Rousseau, Lemano et Lutetia. Entre Milan et Lausanne, des liaisons InterCity furent instaurées et prolongées jusqu'à Genève. Si la seconde classe s'offrait dorénavant à la clientèle (au contraire des services TEE exclusifs en première classe), une rupture de charge était maintenant imposée aux voyageurs FranceItalie lors du changement de train à Lausanne.

Parcours et arrêts[modifier | modifier le code]

Itinéraire du TEE Cisalpin

Matériel roulant utilisé[modifier | modifier le code]

RAe TEE II[modifier | modifier le code]

Période d'utilisation : 01.07.1961 – 25.05.1974

At Re WR A At
ParisMilan ParisMilan ParisMilan ParisMilan ParisMilan
  • Dès 1966, une voiture supplémentaire est adjointe lors du passage en atelier :
At A Re WR A At
ParisMilan ParisMilan ParisMilan ParisMilan ParisMilan ParisMilan

voitures Mistral 1969[modifier | modifier le code]

Re 4/4 II en livrée TEE

Période d'utilisation : 26.05.1974 – 21.01.1984

L'adjonction d'une voiture de première classe supplémentaire était fréquente lors de pics de trafic ; la composition a même comporté jusqu'à 13 voitures lors de pointes exceptionnelles des sports d'hiver !

A4Dtux SNCF A8u SNCF A8u SNCF A8tu SNCF Vru SNCF A8tu CFF A3rtu SNCF A8tu CFF A8u SNCF
ParisVenise ParisVenise ParisVenise ParisVenise ParisVenise ParisLausanne ParisLausanne ParisLausanne ParisLausanne
A4Dtux SNCF A8u SNCF A8u SNCF A8tu SNCF A3rtu SNCF Vru SNCF A8tu CFF A8tu CFF A8u SNCF
ParisMilan ParisMilan ParisMilan ParisMilan ParisMilan ParisLausanne ParisLausanne ParisLausanne ParisLausanne

Entre 1975 et 1977, à la suite d'une contestation des CFF concernant la suspension pneumatique des bogies Y 26 P des voitures-restaurant Vru, ces dernières sont remplacées par des voitures-restaurant du type UIC-Y utilisé sur le Capitole entre 1967 et 1970. Toutefois, avec 4 places de front, leur confort ne correspondait pas aux normes TEE.

  • Il n'était pas rare que la voiture fourgon-générateur, attelée en tête du train au départ de Paris Gare de Lyon, soit attelée à l'envers, en cas de défaillance subite du groupe électrogène du fourgon titulaire, car l'atelier de maintenance de Paris-Conflans (gérant, aujourd'hui, les TGV Sud est), surchargé de travail, changeant le fourgon en dernière minute, n'avait pas le temps de le retourner.

Locomotives[modifier | modifier le code]

Types de courants sur l'itinéraire du Cisalpin

La rame était tractée par une locomotive électrique propre à chaque réseau :

  • CC 21000 entre Paris et Vallorbe (parcours français sous 1 500 V cc et 25 000 V 50 Hz), mais pouvait être remplacée par :
    • CC 6500 entre Paris et Dijon (parcours sous 1 500 V)
    • 2 BB 25500 en UM entre Dijon et Vallorbe (parcours sous 1500 V cc jusqu'à Dole, puis sous 25 000 V 50 Hz)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « La légende des TEE », Maurice Mertens & Jean-Pierre Malaspina, LR Presse 2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]