Télévision algérienne

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Page d’aide sur l’homonymie Ne doit pas être confondu avec Télévision en Algérie.

Télévision algérienne
التلفزيون الجزائري
Image illustrative de l’article Télévision algérienne

Création
Propriétaire Établissement Public de Télévision (EPTV)
anciennement Établissement national de télévision (ENTV)
Langue Arabe, français, berbère
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Statut Généraliste nationale publique
Siège social Alger
Ancien nom R.T.F. Télévision Alger (1956-1962)
Radiodiffusion-Télévision Algérienne (1962-1986)
Chaîne sœur Canal Algérie
A3
Chaîne 4
Coran TV
Site web www.entv.dz
Diffusion
Analogique UHF PAL : chaîne n° 1
Numérique en 2011
Satellite AB3 5°W (cryptage : biss)
Nilesat 7°W (cryptage: biss)
NSS 7 22°W
(cryptage : biss)
Câble Non Non
IPTV Non Non

Télévision Algérienne (en arabe : التلفزيون الجزائري), et surnommée La Terrestre (en arabe : الأرضية), est la première chaîne de télévision publique algérienne. Émanation de l'Établissement public de télévision (EPTV) — anciennement Établissement national de télévision (ENTV) — cette chaîne généraliste est diffusée par voie hertzienne sur l’ensemble du territoire algérien.

Historique[modifier | modifier le code]

Le , la Radiodiffusion-télévision française (RTF) dans les départements français d'Algérie inaugure son premier émetteur de télévision au standard VHF 819 lignes, installé au Cap Matifou, face à Alger dont il est distant de quinze kilomètres. L'émetteur, qui a couté 1 200 000 000 francs, couvre presque toute la ville d'Alger, sa banlieue et une grande partie de la Mitidja. Une astuce technique permet la diffusion simultanée du son en deux langues (français et arabe) pour certaines de ses émissions. La RTF Télévision en Algérie est ainsi la première au monde à être bilingue et à émettre des spectacles français et arabes commentés dans les deux langues. Les speakerines francophones et arabophones se partagent à tour de rôle la présentation des programmes, les unes apparaissant en direct à l'écran pendant que les autres font la traduction en voix off, et inversement le lendemain. Les émissions sont entièrement réalisées sur place, aucun relais n'étant possible avec la Métropole. Trente et une heures de programmes sont diffusés chaque semaine en 1957, composés de films, de théâtre, de musique et d'œuvres lyriques, de variétés, d'information, de magazines et reportages sportifs et d'émissions enfantines. La télévision métropolitaine fournit 11 heures de programmes sur ces 31 heures hebdomadaires, essentiellement du théâtre, des variétés et des ouvrages lyriques. Le journal télévisé est diffusé à 20 heures et rediffusé à 22h30 et est présenté par Jean Luc, Jean Lanzi, Jean-Claude Narcy et Jean-Pierre Elkabbach. Il est réalisé entièrement sur place à l'aide de bandes envoyées par United Press et France Vidéo auxquelles s'ajoutent deux ou trois reportages tournés localement chaque jour avec des commentaires en français et en arabe pour une diffusion simultanée sur les deux canaux sonores. De nombreux programmes (émissions musicales, folkloriques, enfantines, concerts et théâtre) et courts-métrages sont spécialement créés pour alimenter la grille des émissions arabophones placées sous la direction de Fathallah Benhassine, déjà responsable des émissions en langues arabe et kabyle à la radio RTF. France V[1]. Dès sa naissance, la Télévision d'Algérie souhaite donc s'adresser à toutes les composantes de la population algérienne susceptibles de la recevoir.

Un second émetteur de télévision est inauguré par le Directeur Général de la RTF, Gabriel Delaunay, pour desservir Alger le [2]. Oran est la seconde ville équipée d'un émetteur de télévision, installé sur l’immeuble Perret qui dresse ses quinze étages au carrefour de la rue Mostaganem et de la route du Port, et qui rayonne très correctement sur toute l’étendue de l’agglomération dès le . Le réseau s'étend avec la construction d'un émetteur de télévision à la station de ski de Chréa en janvier 1960, puis la mise en service de l'émetteur de Constantine le [3].

La RTF présente sa dernière édition en direct du journal télévisé le , veille du référendum d'autodétermination.

À la suite de l'indépendance de l'Algérie le , la Radiodiffusion-télévision algérienne (RTA) se substitue à la RTF le et reprend ses infrastructures et bâtiments. Un accord de coopération technique entre les deux organismes de radiodiffusion est signé le 22 janvier 1963[4]. L'unification de la diffusion du programme national de télévision au nord du pays par faisceaux hertziens est réalisée le . La RTA abandonne le standard français 819 lignes norme E pour la diffusion télévisée et adpote le système PAL 625 lignes norme B pour sa diffusion en couleur en 1972. La diffusion de la télévision s'élargit dès 1975 avec l'inauguration de nouveaux centres de diffusion à Ain N’sour, Tiaret, Nadhour, Hassi Dib, Aflou à l’Ouest et Reghiss, Bouilef et Metlili à l’Est et la diffusion satellitaire pour la desserte des zones à fortes densités de population dans le grand sud saharien.

Le , l'Entreprise Nationale de Télévision (ENTV) est créée par le décret no 86-147, à la suite de la séparation des activités gérées par la RTA, la fonction de la production télévisuelle revient à l'ENTV.

L'ENTV a été l'unique chaîne de télévision nationale algérienne jusqu'en 1994, quand fut lancée Canal Algérie, version francophone de sa grande sœur, diffusée par les satellites Hot Bird et Astra, pour les immigrants algériens qui voulaient avoir des nouvelles du bled. Depuis le , une troisième chaîne, Algérie 3, s'est jointe à l'ensemble, suivie le , de deux nouvelles chaînes : ENTV 4 Tamazight et ENTV 5 Kannat el-Coraän (La Chaîne du Coran).

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Logos[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Directeur régional de la RTF en Algérie :

  • M. Gayraud : 1956 -
  • Georges Drouet

Directeur artistique de la Radio et de la Télévision de la RTF en Algérie :

  • Pierre Héral : 1956 - 1962

Directeur des Émissions en Langues Arabe et Kabyle de la RTF :

  • Fathallah Benhassine : 1956 - 1962

Directeurs généraux de l'EPTV :

  • Abdou Benziane : 1990 - 1992
  • ...
  • Abdou Benziane : 1993 - 1994
  • Abdelkader Lalmi 1998-1999
  • Habib Chawki Hamraoui : 1999 - 19/11/2008
  • Abdelkader Lalmi : 19/11/2008 - 13/02/2012
  • Tewfik Khelladi : 13 février 2012 - 25 mars 2019[5].
  • Lotfi Chriet : depuis le 25 mars 2019.

Siège[modifier | modifier le code]

Le siège de Terrestre est situé dans un immeuble au 21 Boulevard des Martyrs à Alger qui abrite la direction générale de l'EPTV et celle de la radio algérienne. Cet immeuble était la Maison de la Radio-Télévision de la RTF à Alger sur l'ancien Boulevard Bru, construit pour 1 200 000 000 francs de 1955 à fin 1957.

Programmes[modifier | modifier le code]

Les programmes de Terrestre consistent à informer, éduquer et distraire au moyen de la diffusion de tous reportages, émissions et programmes se rapportant à la vie nationale, régionale, locale et internationale ainsi qu'à des questions et problèmes d'actualité.

Audience[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de mesures d'audiences par audimètres en Algérie. Seuls des sondages permettent d'apprécier l'audience des chaînes de télévisions, ainsi, dans une étude réalisée entre le 30 avril et le 6 mai 2012, Terrestre est la quatrième chaîne la plus regardée par les Algériens avec 5,34 % de part d'audience[6].

Selon un autre sondage sur le programme du Ramadhan 2011, elle est la chaîne la plus regardée par les Algériens pendant le mois du Ramadhan avec 33,7 % d'audience[7].

Diffusion[modifier | modifier le code]

Terrestre est diffusée sur le réseau analogique hertzien sur la bande UHF au standard PAL 625 lignes couleurs norme B Gerber ou CCIR depuis les centres d'émission ci-dessous :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]