Tégénaire des murs

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Tegeneria parietina

Tegenaria parietina
Description de cette image, également commentée ci-après
Tegenaria parietina de Fronton (Haute-Garonne)
Classification selon The World Spider Catalog
Règne Animalia
Embranchement Arthropoda
Sous-embr. Chelicerata
Classe Arachnida
Ordre Araneae
Sous-ordre Araneomorphae
Famille Agelenidae
Genre Tegenaria

Nom binominal

Tegenaria parietina
(Fourcroy, 1785)

Synonymes

  • Aranea parietina Fourcroy, 1785
  • Aranea phalangiodes Fourcroy, 1785
  • Tegenaria murina Walckenaer, 1805
  • Tegenaria saxatilis C. L. Koch, 1834
  • Trichopus libratus Templeton, 1834
  • Tegenaria guyonii Guérin, 1837
  • Tegenaria intricata C. L. Koch, 1840
  • Tegenaria taprobanica Strand, 1907

Tegenaria parietina, la Tégénaire des murs, est une espèce d'araignées aranéomorphes de la famille des Agelenidae[1].

Tegenaria parietina
Tegenaria parietina
Tegenaria parietina

Les anglais l'appellent parfois "araignée du Cardinal" en raison d'une légende voulant que le cardinal Wolsey était terrifié par cette espèce à Hampton Court[2] (ou, inversement, parce qu'il considérait qu'elle porte chance et qu'il aurait interdit à quiconque de leur nuire).

En 2013, Tegenaria taprobanica a été incluse dans cette espèce.

C'est une prédatrice naturelle des insectes vivant près de l'Homme, avec sa congénère Eratigena atrica, la Tégénaire noire, d'autres araignées comme Eratigena agrestis, la Tégénaire des champs.

Description[modifier | modifier le code]

Cette araignée s'identifie très facilement à ses grandes pattes annelées. Elle présente en outre 3 taches de chaque côté de la base du céphalothorax, parfois effacées avec l'âge.

Les femelles ont une longueur de corps atteignant 20 mm environ, alors que celui des mâles est un peu plus petit (11 à 17 mm)[3],[4].. Leurs pattes sont environ trois fois plus longues que le corps, de couleur brun-rougeâtre, mais les jeunes araignées peuvent être beaucoup plus claires jusqu'à la dernière mue.

De près, l'espèce (qui ressemble assez à T. ferruginea) se distingue facilement de T. domestica par la longueur de ses pattes : la paire avant est presque aussi longue que chez les espèces du genre Eratigena, tandis que la paire postérieure est non raccourcie et semblable à T. domestica. Les poils sont également plus abondants sur les tibias.

Durée de vie[modifier | modifier le code]

Les femelles peuvent vivre jusqu'à huit ans, mais les mâles meurent peu après l'accouplement.

Habitat[modifier | modifier le code]

Ces araignées sont cavernicoles (observées par les biospéléologues[5],[6],[7]) mais vivent parfois volontiers à proximité de l'Homme, alors principalement dans les bâtiments et sur les murs, se cachant dans des anfractuosités[4].

Distribution[modifier | modifier le code]

Distribution

Cette araignée est relativement rare en Europe. Son aire de répartition est cependant large, incluant une grande partie de l'(Europe (jusqu'en Finlande[8]), de l'Afrique du Nord, du Moyen-Orient et en Asie centrale (jusqu'au Sri Lanka, probablement suite à une introduction) [1]. On la retrouve aussi en Amérique : Elle a été introduite aux Antilles, en Amérique du Sud[9],[10],[11].

En France, elle est surtout présente dans le Sud-Ouest.

Systématique[modifier | modifier le code]

L'espèce a été décrite par le naturaliste français Antoine-François Fourcroy en 1785, sous le protonyme d'Aranea parietina[12].

Son appartenance au genre Tegenaria a été confirmé par Bolzern, Burckhardt et Hänggi en 2013[13].

Comportements[modifier | modifier le code]

T. parietina tisse des toiles sur le murs, elles transmettent « sans déformation notable de forme, les vibrations sinusoïdales de 0,25 à 400 Hz »[14]

La Tégénaire des murs et l'Homme[modifier | modifier le code]

Malgré sa taille et sa vitesse de déplacement, elle ne présente pas de danger pour l'être humain.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André J & Rouiller C (1957) The ultrastructure of the vitelline body in the oocyte of the spider Tegenaria parietina. The Journal of biophysical and biochemical cytology, 3(6), 977.
  • Fourcroy (1785) Entomologia parisiensis; sive catalogus insectorum quae in Agro parisiensi reperiuntur. Paris, p. 531-537.
  • Jacquiert, C. (1931). Evolution du vacuome et des constituants cytoplasmiques dans l'ovogénèse de Tegenaria parietina Foucr. CR Soc. Biol.(Paris), 107, 556-559.
  • Mielle D (1978) Contribution à l'étude du comportement prédateur et des mécanismes de tolérance dans le genre Tegenaria (Araneae, Agelenidae) (Vol. 595, No. M5).
  • Oxford G & Merrett P (2000) Tegenaria ferruginea (Panzer) in Britain, and differences from T. parietina (Fourcroy)(Araneae: Agelenidae). Bulletin British archeological society, 11(8), 331-333.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b WSC, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. Arlott, Norman ; Fitter, Richard; Fitter, Alastair (1981-05-11). Complete Guide to British Wildlife (illustrated ed.). Collins. ISBN 0-00-219212-8.
  3. Roberts, Michael J. (1995), Spiders of Britain & Northern Europe, London: HarperCollins, p. 245, ISBN 978-0-00-219981-0
  4. a et b unibe
  5. Di Russo C, Carchini G, Rampini M, Lucarelli M & Sbordoni V (1997) Long term stability of a terrestrial cave community. International Journal of Speleology, 26(1), 7
  6. Ex : Balazuc J, de Miré P, Sigwalt J & Théodoridès J (1951). Trois campagnes biospéléogiques dans le Bas-Vivarais (Avril 1949-Décembre 1949, Juin-Juillet-Août 1950). Publications de la Société Linnéenne de Lyon, 20(20), 187-192.
  7. Balazuc J, Théodoridès J & Thiébaut J (1948) Deuxième campagne biospéléologique dans le Bas-Vivarais ; Publications de la Société Linnéenne de Lyon, 17(2), 20-29
  8. Koponen S, Fritzén N.R & Pajunen T (2006) Checklist of spiders in Finland (Araneae)
  9. "Taxon details Tegenaria parietina (Fourcroy, 1785)". World Spider Catalog. Natural History Museum Bern. consulté le 2015-12-29.
  10. Ramírez, M. J., C. Grismado & T. Blick. 2004. Notes on the spider family Agelenidae in southern South America (Arachnida: Araneae). Revista Ibérica de Aracnología. 9: 179-182.
  11. Bolzern, Angelo; Burckhardt, Daniel & Hänggi, Ambros (2013). "Phylogeny and taxonomy of European funnel-web spiders of the Tegenaria−Malthonica complex (Araneae: Agelenidae) based upon morphological and molecular data". Zoological Journal of the Linnean Society. 168 (4): 723–848. doi:10.1111/zoj.12040. p. 125.
  12. Fourcroy, 1785 : Entomologia parisiensis; sive catalogus insectorum quae in Agro parisiensi reperiuntur. Paris, p. 531-537.
  13. Bolzern, Burckhardt & Hänggi, 2013 : Phylogeny and taxonomy of European funnel-web spiders of the Tegenaria-Malthonica complex (Araneae: Agelenidae) based upon morphological and molecular data. Zoological Journal of the Linnean Society, 168, 723-848.
  14. Leborgne R & Krafft B (1979) Technique d'enregistrement et d'analyse des signaux vibratoires intervenant dans les comportements des araignées sédentaires. Rev. Arachnol, 2, 173-182.