Système vélo

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Le terme système vélo désigne tous les équipements, services, règlements, aménagements et informations nécessaires pour permettre une pratique efficace du vélo sur un territoire. Le concept est inspiré du système existant autour de la voiture.

Origine[modifier | modifier le code]

Le concept est inspiré par le « système voiture » en place : l'utilisation systématique des automobiles nécessite des routes en bon état, avec une bonne signalisation, de l'éclairage, des pompes à essence (et donc l'exploitation et le raffinage de pétrole), des garagistes, des concessionnaires, des places de stationnements, la mise en place et le respect d'un code de la route, etc. sans lesquels le véhicule serait peu utile.

Le vélo étant un moyen de transport très efficace au niveau énergétique, peu polluant, peu dangereux, silencieux, peu gourmand en espace de stationnement, pertinent sur des distances typiques des trajets urbains et périurbains proches, son développement participe à la résolution de nombreux problèmes actuels dus au transport automobile et aux deux roues motorisés : pollution de l'air, dérèglement climatique et autres impacts environnementaux, encombrement au sol, pollution sonore, accidents de la route, coût financier de l'énergie pour l'usager.

Description[modifier | modifier le code]

Composantes[modifier | modifier le code]

Le système vélo comporte :

  • un réseau cyclable continu, étendu, homogène, aménagé et suffisamment sécurisé (zones de circulation apaisées[1], séparation physique des pistes cyclables...)
  • la signalisation pour ce réseau, ainsi que des plans, des applications ou autres pour le connaître et s'y retrouver
  • des vélos fiables et abordables, dont l'acquisition est aisée
  • des emplacements de stationnement
  • des ateliers de réparation
  • des règlements permettant une bonne cohabitation avec les autres modes de transports (cédez-le-passage au feu rouge par exemple) et leur connaissance par les usagers
  • une communication sur les avantages du vélo, décliné de façon adéquat, et sur l'existence des équipements et services cités

Les différents aspects se renforcent entre eux, et l'absence de l'un peut affaiblir tout le système. Par exemple, un fort développement d’aménagements cyclables sans possibilité de stationnement ne permet pas au système de fonctionner.

Si les différentes composantes du système vélo sont bien développées en parallèle, il peut apparaître des cercles vertueux, augmentant encore sont essor : un plus grand réseau rend ce moyen de transport plus attractif, la présence de plus de cyclistes rend les autres usagers, plus conscients de leur existence, ce qui améliore la sécurité, l'augmentation du nombre de cyclistes (consommateurs donc) fait apparaître une offre diversifiée et spécialisée de vélos et d'accessoires, etc.

Le système peut en revanche être brisé et s’effondrer si l'accent est mis sur d'autres modes de transport, comme ce qui eut lieu pendant les Trente Glorieuses en Europe de l'Ouest où le taux de motorisation augmentait de 10 % par an et la pratique du vélo a été divisée par six en vingt-cinq ans[2].

Les vélos en libre-service[modifier | modifier le code]

La présence de vélos en libre-service (VLS) ne permet pas à elle seule de relancer la pratique du vélo, car cela ne traite qu'un seul aspect du système vélo : la disponibilité des véhicules. Elle peut en revanche renforcer un système vélo en cours de mise en place.

Essor du vélo en Europe[modifier | modifier le code]

Malgré l'état embryonnaire du système dans beaucoup de pays, la pratique du vélo a été, depuis 2001, multipliée par 2,5 à Paris, par 5 à Londres, par 6,5 à Bruxelles. Les progrès possibles sont encore énormes, si l'on compare à des pays plus avancés comme les Pays-Bas ou l'Allemagne.

Le système vélo devrait être moins coûteux à mettre en place que son équivalent automobile, et arriver plus rapidement à maturité.

Sociologiquement, les usagers du vélo se diversifient, se démocratisent (la pratique ayant commencé chez les cadres et professions supérieures, soucieux de leur santé), et se féminisent (au départ, deux tiers des cyclistes étaient des hommes).

Cet essor se ressent dans les médias, comme en témoignent les articles réguliers sur le sujet que l'on trouve dans la presse[3],[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]