Système universitaire au Japon

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L'université de Tokyo, pierre angulaire du système universitaire japonais.

Le système universitaire au Japon est le dernier échelon du système éducatif japonais.

Historique[modifier | modifier le code]

Début du système universitaire[modifier | modifier le code]

Fondée en 1858, l'Université Keiō est l'une des plus ancienne du pays.

L'après guerre[modifier | modifier le code]

Développement récents[modifier | modifier le code]

Le pays connait à partir du début des années 1990 une hausse du nombre de ses universités. De 523 en 1992, celui-ci passe à 783 en 2013, dont 32 nouvelles entre 2009 et 2012. Cette dernière hausse s'explique par la transformation d'écoles techniques en universités en passant leurs cursus de deux à quatre ans, leur nombre baissant sur la même période de 591 à 372 ; une libéralisation du secteur en 2003 par le premier ministre Jun'ichirō Koizumi permet aussi une plus grande facilité d'obtention du statut d'université par des établissements privés. Ce phénomène est particulièrement notable dans les régions rurales qui voit dans le développement universitaire une possibilité pour éviter la fuite des cerveaux dans les régions les plus urbaines[1].

Le nombre de lycéens poursuivant leurs études dans le supérieur connait lui aussi une hausse constante, leur proportion passant de 26 % en 1992 à 51 % en 2010. Le nombre total d'étudiant reste lui plus stable en raison des difficultés démographiques du pays, le nombre de personnes en âge de s'enrôler passant de 2,05 à 1,22 million sur la même époque[1].

Typologie[modifier | modifier le code]

Le système universitaire japonais comporte trois type d'universités, regroupant en 783 établissements. Ce chiffre est en progression constante, le nombre d'universités n'atteignant que 523 en 1992. Les établissements nationaux dépendent du ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie, alors que les établissements publics sont gérés eux par des collectivités territoriales comme les préfectures ou les municipalités. Les établissements privés dépendent eux de groupes privés[1] .

Universités nationales[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Université nationale au Japon.

L'enseignement supérieur géré par l'État regroupe en 2012 86 universités, chiffre en baisse après avoir connu à pic à 100 établissements en 2003[1].

Elles scolarisent un total de 595 759 étudiants en 2015. En proportion, elles comptent pour 17,4 % des étudiants de premier cycle dans le pays, mais cette part monte à 58,8 % pour le second cycle universitaire, et 68,6 % pour le troisième cycle universitaire. L'enseignement professionnel assuré par ces établissements représente lui 36,1 % du total national[2].

Universités publiques[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Université publique au Japon.

L'enseignement public géré par des collectivités locales regroupe en 2012 92 universités[1]. Leur nombre se développe principalement entre 1985 et 2005, passant de 34 à 86 établissements[3].

Elles scolarisent un total de 145 592 étudiants en 2015. En proportion, elles comptent pour 5,1 % des étudiants de premier cycle dans le pays, mais cette part monte à 6,5 % pour le second cycle universitaire, et 6,6 % pour le troisième cycle universitaire. L'enseignement professionnel assuré par ces établissements représente lui 4,4 % du total national[2].

Universités privées[modifier | modifier le code]

L'Université Nihon est l'université privée qui scolarise le plus d'étudiants au Japon (68 000).
Voir la catégorie : Université privée au Japon.

L'enseignement privé regroupe 605 universités en 2012[1]. De tailles diverses, seules 39 d'entre elles comptent plus de 10 000 étudiants en 2014[4]. Elles gagnent en importance entre 1955 et 1975, passant de 53 % à 72 % des universités du pays[3].

Elles scolarisent un total de 2 064 185 étudiants en 2015. En proportion, elles comptent pour 77,5 % des étudiants de premier cycle dans le pays, mais cette part chute à 34,7 % pour le second cycle universitaire, et à 24,8 % pour le troisième cycle universitaire. L'enseignement professionnel assuré par ces établissements représente lui 59,5 % du total national[2].

Près de la moitié (46 %) connaissent en 2012 des difficultés à recruter de nouveaux étudiants, et ne parvenant pas à remplir leurs effectifs. La même année, 18 d'entre elles fonctionnent à moins de 50 % de leurs capacités d'accueil. Le recrutement d'étudiants étrangers permet de pallier ce déficit, mais le développement universitaire récent en Chine tend à restreindre cette option[1].

Le cout moyen d'une année de scolarité dans l'un de ces établissements privés s'élève à 864 384 yens en 2014, et a connu une progression constante depuis 40 ans (180 000 yens par an en 1974, 500 000 yens par an en 1987, et 800 000 yens par an en 2002)[5].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Scolarité[modifier | modifier le code]

Activités de recherche[modifier | modifier le code]

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Peu d'étudiants partent lors de leur premier cycle universitaire à l'étranger, et seules huit universités en 2009, la plupart privées, envoient plus de 100 étudiants suivre un échange universitaire dans un autre pays. Ce manque d'internationalisation est à l'origine de la création de nouvelles universités dans les années 2000, comme l'université d'études internationales à Akita ou l'université Ritsumeikan d'Asie Pacifique à Ōita, dédiée aux filières internationales, et accueillant un grand nombre d'étudiants étrangers[6].

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g (en)Aoki Mizuho, « Mismatch: Universities on rise but students in decline », dans The Japan Times, 4 décembre 2012, consulté sur www.japantimes.co.jp le 11 mars 2014
  2. a, b et c (en) « Data », dans Japanese National University, Tokyo, The Japan Association of National Universities, (lire en ligne), p. 4
  3. a et b (en)(ja)Universities and Junior Colleges, p. 85, MEXT, consulté sur www.mext.go.jp le 30 novembre 2014
  4. (en)« Higher university fees raise concern », dans The Japan Times, 22 février 2014, consulté sur www.japantimes.co.jp le 11 mars 2014
  5. (en)Philip Brasor, Masako Tsubuku, « Mounting student debt may cost society dearly », dans The Japan Times, le 23 janvier 2016, consulté sur www.japantimes.co.jp le 24 janvier 2016
  6. (en)« Japanese Universities Go Global, but Slowly », dans The New-York Times, 29 juillet 2012, consulté sur www.nytimes.com le 11 mars 2014