Éducation au Québec

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L'éducation au Québec comporte principalement quatre niveaux d'enseignement : l'enseignement préscolaire-primaire, secondaire, collégial et universitaire. À ces niveaux se rattachent la formation professionnelle, l'éducation des adultes et la formation continue.

L'éducation étant une compétence provinciale au Canada, le système d'éducation au Québec est géré par le Gouvernement du Québec par le biais du Ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Ce dernier assure le pilotage d'un système éducatif qui se distingue à plusieurs niveaux de ceux des autres provinces et territoires du Canada

L'enseignement au Québec se donne en plusieurs langues (français, anglais et certaines langues amérindiennes). Lors de l'année scolaire 2005-2006, le français était la langue d'enseignement d'environ 85,9 % des étudiants, l'anglais, de 13,6 %, l'enseignement bilingue (anglais-français), de 0,3 %, et l'enseignement en diverses langues amérindiennes, de 0,1 %[1].

Pour chaque niveau d'enseignement (sauf à l'université). il existe un réseau public et un réseau privé. Le réseau public est financé par les fonds publics et une taxe scolaire. Plusieurs établissements du réseau privé reçoivent aussi des subventions gouvernementales. Au niveau universitaire, la distinction entre le privé et le public n'est pas réelle puisque chaque établissement reçoit des droits de scolarité et des subventions.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'éducation comme responsabilité d’ordre privé (1608-1800)[modifier | modifier le code]

Comme toute colonie en période d’équipement, les institutions de la Nouvelle-France sont à l’image de celles de sa métropole. L’éducation, à l’instar des services sociaux et de la santé, est d’abord une « responsabilité morale » qui incombe au clergé et c’est l’évêque qui en dirige les destinées. C’est pourquoi on ne peut parler « d’administration scolaire » au sens moderne du mot pas plus qu’il ne faut chercher quelques structures locales ou régionales. En un mot, le système scolaire sous le Régime français est entièrement privé.

L’État reconnaît cette « responsabilité morale » confiée au clergé en lui accordant un financement qui, toute proportion gardée, correspond aux besoins de la société de l’époque en matière de santé et d’éducation. Cette contribution de l’État comporte trois sources principales. La première consiste en une subvention annuelle qui, en 1744, constituait 11,5 pour cent du budget total de la colonie. Il faut dire toutefois que cette subvention annuelle - à l’instar du budget de la colonie elle-même - n’était pas toujours versée de manière régulière. La deuxième source de financement provient des revenus des seigneuries qui ont été données au clergé par le roi. S’il est difficile d’en évaluer le montant, il demeure qu’au début du XVIIIe siècle, il ressort que « près de la moitié des censitaires canadiens relèvent de seigneurs ecclésiastiques »[2]. Enfin, on retrouve les dîmes dont les taux sont fixés par l’État qui veille, par ses tribunaux, à assurer sa perception. De plus, on ne saurait négliger les revenus générés également par les fondations établies par la fortune privée, surtout en ce qui a trait à la période qui précède l’établissement du gouvernement royal (1660).

À la différence de ce que l’on observera sous le Régime anglais, on n’assistera pas à l’éternel conflit entre l’Église et l’État [3] pour le contrôle de l’éducation. À cette époque, selon le mot de l’historien Guy Frégault, bureaucrates et ecclésiastiques « regardent la Cour non pas comme l’adversaire à qui il faut tenir tête, mais comme l’arbitre auquel il est sage de porter sa cause »[4].

De même, il ne faut pas perdre de vue que la population est peu importante et que les trois principales agglomérations du temps (Québec, Montréal et Trois-Rivières) ne regroupent que le quart de la population qui, en 1663 s’élevait à environ 3 500 personnes. En 1760, au lendemain de la Conquête, la Nouvelle-France ne compte que 65 000 personnes.

Les premières législations scolaires 1801-1840[modifier | modifier le code]

Jusqu’en 1801, l’enseignement est laissé entièrement à l’initiative privée. En 1789, un comité d’enquête avait proposé la création par l’État d’un réseau d’écoles primaires et secondaires que couronnerait la fondation d’une université non confessionnelle et d’où, par conséquent, l’enseignement de la théologie serait exclu. Ce projet est repoussé par les milieux catholiques qui s’opposent principalement à la création d’une université non confessionnelle.

En cette fin du XVIIIe siècle, une série de facteurs politiques et idéologiques allaient précipiter l’intervention de l’État en matière d’enseignement primaire. D’une part, l’éducation en Europe avait toujours été le lot d’une élite, ce qui explique en contrepartie l’indifférence relative de l’État à ce propos. Les immigrants anglo-saxons, influencés par les idéologies égalitaires du Nouveau Monde, manifestent au contraire une « volonté commune (...) de créer ici une société d’avant-garde qui amenuiserait les distinctions de classes et qui mettrait l’enseignement à la disposition de tous »[5].

D’autre part, avec les transformations économiques qui se manifestent au tournant du XIXe siècle, la bourgeoisie anglaise commence à apercevoir « dans l’ignorance du peuple, une entrave au progrès économique »[6]. Enfin, l’introduction du système parlementaire en 1791 et l’affirmation croissante de l’idéologie libérale font apparaître l’ignorance généralisée comme un obstacle majeur à l’exercice démocratique et à la formation du citoyen. C’est pourquoi, « pour répondre principalement aux demandes d’une population anglaise croissante qui n’avait pas besoin d’être convertie à la cause de l’enseignement primaire»[7], le pouvoir exécutif décide d’intervenir en matière d’éducation primaire en promulguant, en 1801, la loi de l’Institution royale pour l’avancement des sciences. P

Structures scolaires : 1876-1959[modifier | modifier le code]

Entre 1876 et 1959, la durée des études et le contenu des programmes ont connu des modifications importantes. Toutefois, les structures scolaires, dans leurs traits essentiels, sont arrêtées pour un siècle. Les divisions du système scolaire sur une base confessionnelle et en un secteur privé et un secteur public demeurent. De même, l’enseignement primaire continue de relever essentiellement du secteur public et l’enseignement secondaire se départage toujours, chez les catholiques, en un secteur privé et un secteur public : départage qui conduit, pour l’un, aux études universitaires et, pour l’autre, au marché du travail. Bien sûr, la révision des programmes d’études en 1929 et en 1937-1939 a permis à quelques centaines d’élèves du secteur public – qui habitaient surtout en milieu urbain et qui n’auraient pas eu autrement les moyens financiers pour étudier au collège classique – de poursuivre jusqu’à l’université et « d’accéder aux carrières du commerce, du génie et des sciences»[8]. Toutefois, dans l’échelle de prestige du moment, ces carrières arrivaient loin derrière les professions libérales traditionnelles auxquelles on ne pouvait accéder sans passer par la voie royale des collèges classiques.

Jusqu’à la fin des années cinquante, le système public d’enseignement apparaîtra sous-financé. De plus, l’organisation scolaire apparaît comme un véritable fouillis. Ainsi, en 1950, en plus du réseau d’écoles publiques qui relèvent du Département de l’Instruction publique, on retrouve neuf ministères qui entretiennent un réseau d’écoles parallèle en rapport avec leurs activités principales. Ce manque de coordination au niveau des structures se reproduit au niveau des programmes de formation secondaire du secteur public qui, chez les francophones, se terminent la plupart du temps par un cul-de-sac. En effet, au début des années soixante, quoique 95 pour cent des effectifs de niveau primaire et 70 % du niveau secondaire relèvent du secteur public, l’enseignement supérieur apparaît toujours comme une chasse-gardée du secteur privé puisqu’il « est encore presque le seul à offrir l’enseignement secondaire du second cycle »[9] qui donne accès à l’université. Quant à la formation professionnelle, elle relève surtout du secteur public même si la présence du secteur privé est non négligeable. Ainsi, en 1959, « on recense 119 écoles professionnelles privées accueillant 18 000 élèves et 127 “écoles d’affaires” ou collèges commerciaux fréquentés par 16 000 élèves »[10]. À cela, il faut ajouter une cinquantaine d’instituts familiaux que dirigent des communautés religieuses de même que les écoles de soins infirmiers puisque les hôpitaux auxquels elles sont rattachées sont privés.

Enfin, c’est le secteur privé qui assure la quasi-totalité de la formation des maîtres grâce à un réseau de 114 écoles normales qui appartiennent à des communautés religieuses.

Entre 1954 et 1960, les effectifs scolaires des 13-16 ans ont doublé, passant de 130 000 à 262 000 élèves. Avec une telle pression démographique, on comprendra que le système d’éducation québécois à la fin des années cinquante apparaisse à la conscience sociale comme « un système fragmenté, sous-financé, sous-développé, dépourvu de coordination, peu démocratique, élitiste et sexiste »[11].

Fondation du ministère de l'Éducation[modifier | modifier le code]

Le ministère de l'éducation du Québec fut fondé en 1964.

Rapport Parent[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rapport Parent.

Au début des années 1960, une commission royale d'enquête fut chargée de faire état de la situation de l'éducation au Québec. Son rapport, le "rapport Parent", publié en 1963-1964 en 3 tomes, répartis sur 5 volumes [12], suggérait diverses réformes du système d'éducation québécois en proposant notamment :

Déconfessionnalisation des écoles (2000)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Loi 118.

Le 14 juin 2000, l'Assemblée nationale adopte la Loi 118 abrogeant le statut confessionnel des écoles publiques, primaires et secondaires, du Québec. Cette loi a été rendue possible grâce à une modification de l'article 93 de la Constitution canadienne, effectuée en 1998, qui permet la création de commissions scolaires linguistiques. François Legault, ministre de l'Éducation estime «qu'on doit tendre, au Québec, vers moins de religions.»

Même si elle reconnait la «déconfessionnalisation» des écoles, la Loi 118 permet également de conserver un enseignement religieux, limité aux confessions catholique et protestante[13].

Présentation générale[modifier | modifier le code]

Le système d'éducation québécois est divisé en 4 ordres d'enseignement : l'enseignement préscolaire-primaire, l'enseignement secondaire, l'enseignement collégial et l'enseignement universitaire. Durant l'année scolaire 2010-2011, 1 816 858 étudiants fréquentaient, à temps plein ou partiel, ce système d'éducation. De ce nombre, environ 31 % fréquentaient le niveau préscolaire-primaire, 25 % le niveau secondaire, 17 % l'éducation aux adultes, 12 % le niveau collégial et 16 % le niveau universitaire[14].

La fréquentation scolaire est obligatoire de 6 ans (âge du 30 septembre à la 1re année du primaire) jusqu'à 16 ans (âge normalement atteint par les élèves lors de leur 4e ou 5e année du secondaire, ça dépend leur anniversaire) ou l'obtention d'un diplôme d'études secondaires (DES). Le premier niveau est l'enseignement primaire d'une durée de 6 ans. Le deuxième niveau est l'enseignement secondaire d'une durée de 5 ans. Ces deux niveaux sont gérés par 72 commissions scolaires (60 francophones, 9 anglophones et 3 de statut particulier[15]. Elles s'occupent des écoles préscolaires, primaires, secondaires, des centres d'éducation des adultes et des centres de formation professionnelle.

Le troisième niveau correspond à l'enseignement collégial. Il y a 119 établissements qui dispensent l'enseignement collégial dont 48 collèges d'enseignement général et professionnel (cégep) et 11 collèges gouvernementaux[réf. nécessaire]. Les programmes y sont d'une durée normale de 2 ans (pré-universitaire) ou 3 ans (technique).

Le quatrième niveau d'enseignement correspond au niveau universitaire. Le Québec possède 19 universités dont 16 de statut linguistique français et 3 de statut linguistique anglais. De ce nombre, 10 universités sont publiques et rattachées au réseau de l'Université du Québec[16].

Niveaux d'enseignement[modifier | modifier le code]

Éducation préscolaire-primaire[modifier | modifier le code]

Éducation préscolaire[modifier | modifier le code]

L'éducation préscolaire comprend la prématernelle et la maternelle, qui sont souvent rattachées aux écoles primaires. Les classes de pré-maternelle (4 ans au 30 septembre) du réseau public sont présentes dans les milieux où la concentration de la population est à faible revenus, ou les milieux où peu d'enfants fréquentent un CPE[réf. nécessaire] (elle n'est pas obligatoire). Les élèves fréquentent la prématernelle soit le matin, soit en après-midi, mais ils fréquentent la maternelle le matin et en après-midi. Les enfants de la maternelle (5 ans au 30 septembre) fréquentent l'école toute la journée. La prématernelle et la maternelle ne sont pas obligatoires par la loi, mais la majorité des enfants les fréquentent.

Éducation primaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enseignement primaire au Québec.

L'éducation primaire s'adresse aux mineurs de 6 ans à 11 ans (âge du 30 septembre) (ou jusqu'à 12 ans en cas de redoublement). L'éducation primaire[17] est composée de 3 cycles de 2 années, pour une durée de 6 ans. Les élèves ont deux ans pour réussir les apprentissages du cycle. À la deuxième année de chacun des cycles, un bilan des apprentissages est réalisé par l'enseignant pour situer les acquis des élèves par rapport aux exigences du MELS (ministère de l'éducation du loisir et du sport. Ce dernier impose aux élèves de sixième année un examen de passage du primaire au secondaire. Bien que l'examen de la sixième année soit très important, plusieurs écoles secondaires utilisent les résultats cumulés de toutes les années précédentes pour classer l'étudiant.

Lorsque les élèves n'ont pas acquis toutes les connaissances nécessaires, ou ils sont souvent absents, ils devront redoubler 1 année, l'année prochaine.

Avant, il n'y avait pas de cours d'anglais au 1er cycle, mais depuis août 2006, il y a un cours d'anglais à chaque cycle.

Le programme du primaire comprend 5 domaines d’apprentissage. Chacun de ces domaines regroupe quelques disciplines :

1) Le domaine des langues (aux écoles primaires francophones):

  • Français, langue d’enseignement ;
  • Anglais, langue seconde ;
  • Français, accueil (pour les élèves nouvellement arrivés d’un autre pays).

Le domaine des langues (aux écoles primaires anglophones):

  • Anglais, langue d’enseignement ;
  • Français, langue seconde ;

2) Le domaine des mathématiques, de la science et de la technologie :

  • Mathématiques ;
  • Science et technologie.

3) Le domaine de l’univers social :

  • Géographie et histoire ;
  • Éducation à la citoyenneté.

4) Le domaine des arts :

  • Arts plastiques ;
  • Musique (facultatif) ;
  • Art dramatique (facultatif) ;
  • Danse (facultatif).

5) Le domaine du développement personnel :

  • Éducation physique et à la santé ;
  • Éthique et culture religieuse.

Éducation secondaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enseignement secondaire au Québec.

Les études secondaires québécoises sont divisées en cinq niveaux (secondaire 1 à 5) d'une durée d'un an chacun. On y distingue également 2 cycles. Les 1re, 2e secondaires font partie du premier cycle[18] alors que les 3e, 4e et 5e secondaires font partie du deuxième cycle du secondaire[19]. Au 5e secondaire, les élèves reçoivent un diplôme d'études secondaires (DES).

Il y a un cours d'anglais à chaque cycle aux écoles secondaires francophones.

Les élèves au secondaire ont de 12 ans à 16 ans ou à 17 ans (âge du 30 septembre) en cas de redoublement, mais les autistes ont de 12 ans à 20 ans (s'ils doivent redoubler) (âge du 30 septembre).

Lorsque les élèves n'ont pas acquis toutes les connaissances nécessaires, ou ils sont souvent absents, ils devront redoubler 1 année, l'année prochaine.

Certains élèves souhaitant se rendre plus rapidement sur le marché du travail peuvent, dès l'âge de 16 ans, ne pas terminer leurs études secondaires et faire des études professionnelles. Celles-ci, d'une durée d'environ deux ans, débouchent sur l'obtention du Diplôme d'études professionnelles (DEP), qui correspond à une formation spécifique à un métier. Cependant, le DEP permet l'accès à des études collégiales dans un domaine de profession connexe, moyennant certains crédits du secondaire régulier du secteur des jeunes ou des adultes.

Pour les adultes (16 ans et plus) qui désirent retourner aux études et qui ne désirent pas se déplacer, la Société de formation à distance des commissions scolaires du Québec offre la formation à distance depuis 1995. Cependant, ce sont les commissions scolaires du Québec qui prennent les inscriptions et s'occupent de tout ce qui concerne les apprentissages. Il y en a au moins une dans chaque région du Québec.

Depuis septembre 2005, le programme de formation de l'école québécoise (nommé communément La réforme) est implanté graduellement au secondaire.

Dans le reste du Canada, il y a 6 années de classe à l'enseignement secondaire.

Formation professionnelle[modifier | modifier le code]

Les étudiants qui veulent obtenir une formation professionnelle (DEP) peuvent aller étudier à partir de 16 ans dans une école secondaire fournissant des cours de ce type. Il existe aussi des cours de spécialisation professionnelles (ASP) qui nécessite souvent des compétences d'un DEP connexe. Ces deux cours mènent sur des diplômes délivrés par le MELS.

La formation préparatoire au travail est pour les élèves autistes, il faut avoir 15 ans au 30 septembre, il y a 3 années de classe, il y a des stages, si les élèves ne sont pas autonomes ou ils ont manqué beaucoup de stages, ils seront obligés de répéter une année. À 21 ans (dépassement la limite d'âge du 30 septembre), les élèves peuvent avoir une année dérogatoire pour répéter la FPT 3, mais ils ne peuvent pas avoir une année dérogatoire pour passer en FPT 3.

Éducation collégiale[modifier | modifier le code]

Pour les élèves qui n'ont pas redoublé au primaire et au secondaire, ils ont 17 ans à 19 ans (âge du 30 septembre) à l'éducation collégiale. Les étudiants qui poursuivent des études post-secondaires vont dans un établissement d'enseignement collégial où ils feront un programme qui consiste en 2 ou 3 années de classe et qui débouche sur un Diplôme d'études collégiales (DEC). Les programmes sont divisés en deux grandes catégories : les programmes pré-universitaires et les programmes techniques. Il existe un réseau public, le collège d'enseignement général et professionnel (normalement appelé « cégep ») et un réseau privé de collèges indépendants[20].

  • L'éducation pré-universitaire d'une durée normale de 2 ans, prépare l'étudiant à son entrée à l'université à l'aide de cours d'apprentissage général. Plusieurs programmes sont offerts, entre autres :
    • Arts et lettres ;
    • Sciences humaines ;
    • Sciences de la nature ;
    • Double-DEC ;
    • Baccalauréat international ;
    • Sciences, Lettres et Arts ;
  • L'éducation technique, d'une durée normale de 3 ans, permet à l'étudiant d'acquérir des connaissances plus spécifiques et pratiques concernant un métier. À la fin de ce programme, l'étudiant peut décider d'entrer directement sur le marché du travail ou de continuer ses études à l'université.

Certains cours sont obligatoires dans ces deux types de parcours. Ainsi, des cours de littérature, de philosophie, d'anglais et d'éducation physique sont suivis par l'ensemble des étudiants au collégial. Finalement, l'étudiant doit passer une épreuve uniforme de français afin d'obtenir son DEC.

Éducation universitaire[modifier | modifier le code]

Normalement, les élèves commencent l'université à 20 ans (âge du 30 septembre). Le parcours typique des étudiants québécois qui poursuivent des études universitaires implique qu'ils ont complété, au minimum, 13 années d'études : six années d'études primaires, cinq années d'études secondaires et deux années d'études collégiales.

Cela correspond à une année de plus que dans les autres provinces canadiennes. Ainsi, les étudiants de l'extérieur du Québec doivent faire une année supplémentaire avant de débuter leurs études universitaires. Toutefois, ils ont une année de moins au premier cycle universitaire et complètent donc le même nombre d'années pour l'obtention d'un baccalauréat ou d'un certificat. Autrement, le déroulement des études universitaires ressemble généralement à ce qui est la norme ailleurs en Amérique du Nord.

Les études universitaires, qui sont subventionnées par le gouvernement du Québec, sont reconnues pour leur coût relativement peu élevé comparativement aux autres établissements d'Amérique du Nord. Elles sont cependant beaucoup plus coûteuses si l'on compare avec certains pays d'Europe, tels la France ou les pays scandinaves. Avec ses quatre universités, Montréal est la ville d'importance qui possède le plus haut pourcentage d'étudiants en Amérique du Nord[réf. nécessaire].

Le gouvernement du Québec possède un réseau d'universités publiques : l'Université du Québec. Cette dernière possède des établissements dans plusieurs villes de la province.

Certaines universités offrent des programmes en régime coopératif. Ce type de régime consiste à insérer des stages rémunérés à l'intérieur du programme universitaire suivi, augmentant ainsi sa durée normale tout en permettant aux étudiants d'acquérir une expérience du marché du travail dans leurs domaines respectifs[21].

Les études universitaires sont divisées en trois cycles distincts.

Premier cycle[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs types d'études de premier cycle universitaire : le certificat (30 crédits), la mineure (30 crédits), la majeure (60 crédits), le baccalauréat (90 ou 120 crédits) et le doctorat professionnel (plus de 150 crédits).

Certificat[modifier | modifier le code]

Le certificat est un programme qui vise à explorer les bases d'une discipline (on parle alors d'un Certificat général) ou encore à se spécialiser autour d'une problématique disciplinaire ou interdisciplinaire (on peut alors parler de Certificat professionnel). Il est d'une durée d'un an à 2 ans et demi et comprend 30 crédits.

Plusieurs certificats peuvent être jumelés à d'autres programmes ou constituer la première partie d'un programme de baccalauréat. Certaines institutions reconnaissent qu'un étudiant ayant complété trois certificats soit reconnu comme ayant complété un « baccalauréat par cumul de certificats »[22],[23],[24].

Mineure et majeure[modifier | modifier le code]

Ce sont deux types de diplômes qui peuvent être combinés afin de former l'équivalent d'un BAC. Il faut trois mineures ou une mineure et une majeure pour obtenir un baccalauréat. Généralement, une mineure constitue 30 crédits et il en est de 60 pour une majeure. La mineure et la majeure permettent à l'étudiant d'avoir un BAC plus personnalisé et plus diversifié.

Baccalauréat[modifier | modifier le code]

Le programme de premier cycle le plus commun est le baccalauréat. Inspiré de la tradition d'éducation anglo-saxonne, le baccalauréat québécois est d'une durée générale de 3 ans. Il comprend généralement 90 crédits. Dans certaines disciplines, le baccalauréat est d'une durée de 4 ans et comprend 120 crédits (génie et éducation par exemple). Cependant, il existe une forte tendance où l'on retrouve de plus en plus de baccalauréats nécessitant une formation de 4 ans (120 crédits).

Doctorat de premier cycle[modifier | modifier le code]

Le doctorat de premier cycle est d'une durée de 4 à 5 ans et contient plus de 150 crédits. Il est présent dans certains domaines de professions médicales où la complétion d'un doctorat est nécessaire pour pouvoir effectuer la pratique médicale (par exemple le doctorat en médecine (minimum 200 crédits), en médecine dentaire (182 crédits), en pharmacie (164 crédits), en médecine vétérinaire (195 crédits) et en optométrie (157 crédits)).

Deuxième cycle[modifier | modifier le code]

La majorité des institutions universitaires québécoises offrent trois types de programmes au deuxième cycle : la maîtrise, le diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) et le microprogramme (ou programme court) de 2e cycle.

La maîtrise est le programme le plus courant. Il s'agit généralement d'une formation de deux ans qui est axée soit sur des compétences de recherche, soit sur des compétences professionnelles. Il comprend généralement 45 crédits. Les maîtrises de recherche constituent une initiation à la recherche universitaire qui peut se conclure par la rédaction d'un mémoire de maîtrise. Dans certains cas, les étudiants à la maîtrise peuvent publier des articles dans des revues ou publications scientifiques. Les maîtrises à orientation professionnelle permettent généralement aux étudiants de suivre plusieurs cours ou séminaires, suivi, en remplacement du mémoire, d'un stage en milieu professionnel.

Le diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) est un programme plus court que la maîtrise. Il comprend généralement 30 crédits et est prévu pour être complété en un an. Il est souvent axé sur des compétences professionnelles.

Le microprogramme, ou programme court, de 2e cycle consiste d'environ 15 crédits de cours magistraux. Ces crédits peuvent souvent être appliqué à un programme de maitrise.

Troisième cycle[modifier | modifier le code]

Les programmes de troisième cycle universitaire sont d'une durée variable et mènent à l'obtention d'un doctorat. Les étudiants au troisième cycle universitaire, les doctorants, sont des chercheurs. Ils publient des articles et rédigent une thèse de doctorat.

Quelques universités offrent également des doctorats professionnels en psychologie ainsi qu'en administration[25].

Post-doctorat[modifier | modifier le code]

Après des études doctorales, les chercheurs peuvent poursuivre leurs recherches en entamant un post-doctorat.

Langue d'enseignement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langue de l'éducation au Québec.

Au Québec, il existe un réseau scolaire francophone et un réseau scolaire anglophone. La langue d'enseignement demeure une question litigieuse. En vertu de la Charte de la langue française, adoptée en 1977, les étudiants doivent fréquenter l’école francophone[26]. Toutefois, les élèves qui répondent à l’un des critères suivants peuvent fréquenter l’école anglophone :

  • les enfants dont un des parents a fait la majorité de leurs études primaires en anglais au Canada[26] ;
  • les enfants dont un des parents est citoyen canadien et qui font ou ont fait la majeure partie de ses études primaires ou secondaires en anglais au Canada, de même que leurs frères et sœurs[26].

Cette restriction ne s'applique pas à l'enseignement post-secondaire, ni aux écoles qui ne reçoivent pas de subventions de l'État.

Financement et frais exigibles[modifier | modifier le code]

Le financement et les coûts associés à l'éducation varient selon le niveau d'enseignement.

Au niveau primaire et secondaire, le réseau public est financé par le gouvernement du Québec et, outre, le matériel scolaire (papeterie, cahiers d'exercices, manuels...), la fréquentation est gratuite. Il existe toutefois des écoles privées. Certaines ne reçoivent aucune subvention public, d'autres reçoivent une subvention équivalente à 60 % de ce qu'une école publique reçoit. Les frais exigées aux étudiants varient selon l'établissement privé.

Au niveau collégial, l'éducation est aussi quasi-gratuite pour les étudiants à temps plein au réseau public. Les établissements publics exige des frais de l'ordre de 200 à 300 dollars canadiens par année[réf. nécessaire]. Les étudiants à temps partiel doivent payer des frais de scolarité, de même que ceux qui fréquent des collèges privés.

Au niveau universitaire, les établissements sont financés en partie par le gouvernement, en partie par des droits de scolarité. Les droits de scolarité au Québec sont parmi les plus faibles en Amérique du Nord. Ceux-ci sont d'environ 3 000 $ par année[réf. nécessaire].


Les étudiants canadiens ont la possibilité de compléter des études collégiales et/ou universitaires entièrement subventionné par les Forces armées canadiennes, moyennant quelques années de service militaire.

Prêts et bourses[modifier | modifier le code]

Afin de faciliter l'accès aux études post-secondaires (collégial et universitaire), le gouvernement du Québec a créé un programme d'aide financière aux études (appelé « prêts et bourses») pour les étudiants québécois. Selon un calcul tenant compte, entre autres, du revenu annuel de l'étudiant et de ses parents[27], un certain montant d'argent pourra être prêté sans intérêt à l'étudiant. Ce dernier devra rembourser ce montant une fois qu'il ne sera plus considéré comme étudiant à temps plein. Dans certains cas, en plus du prêt, l'étudiant peut bénéficier d'une bourse qu'il n'a pas à rembourser.

En plus de ce système, il existe d'autres organismes permettant aux étudiants d'être financés pour leurs études. Parmi ceux-ci, notons les Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies (FQRNT) et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) qui financent certains étudiants performants en sciences.

Réseau public et privé[modifier | modifier le code]

Réseau public[modifier | modifier le code]

Réseau privé[modifier | modifier le code]

Un réseau privé coexiste avec le système d'éducation public québécois. Dans ces écoles, qui sont parfois partiellement financées par le ministère, la responsabilité administrative incombe à une autorité locale (conseil d'administration ou autre, selon du type de corporation) qui doit répondre de sa gestion auprès de la Direction de l'enseignement privé[28] du MEESR et doit appliquer l'intégralité du programme décidé par le ministère, bien que des matières optionnelles puissent y être ajoutées.

Durant l'année scolaire 2005-2006, le réseau privé comportait 264 écoles primaires et secondaires, 60 établissements dispensant l'enseignement collégial et 9 universités[16].


Comparaisons avec d'autres systèmes d'éducation[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Raymond Ouellette, avec la collaboration de Julie Béliveau, Marius Demers et Pie Landry Iloud, « Statistiques de l'éducation - Édition 2007 », Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, (consulté le 13 avril 2009), p. 43.
  2. Guy Frégault, « Les Finances de l’Église sous le Régime français », Écrits du Canada français, Montréal, vol. 5,‎ , p. 167.
  3. Il faut dire qu’à cette époque, l’État - au sens moderne du mot - vient à peine d’émerger en Europe et qu’il constitue une réalité encore balbutiante dont la forme de gouvernement demeure la monarchie.
  4. Guy Frégault, « L’Église et la société canadienne au début du XVIIIe siècle », Revue de l’Université d’Ottawa, vol. 31, no 3,‎ , p. 356.
  5. Louis-Philippe Audet, Histoire de l’enseignement au Québec, tome I : 1608-1840, Montréal et Toronto, Holt, Rinehart et Winston ltée, 1971, p. 268.
  6. Fernand Ouellet, «L’enseignement primaire : responsabilité des Églises ou de l’État (1801-1836)», Éléments d’histoire sociale du Bas-Canada, Montréal, Hurtubise HMH, 1972, p. 262.
  7. Ibid., p. 263.
  8. Louis-Philippe Audet, Histoire de l’enseignement au Québec, Tome II : 1840-1971, Montréal et Toronto, Holt, Rinehart et Winston ltée, 1971, p. 283.
  9. Commission royale d’enquête sur l’enseignement dans la province de Québec, op. cit, Vol. I, Québec, 1963, p. 46.
  10. Paul-Émile Gingras, op. cit. p. 49.
  11. Paul-André Linteau et autres, op. cit, p. 320.
  12. http://classiques.uqac.ca/contemporains/quebec_commission_parent/commission_parent.html
  13. http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements/20094.html
  14. Statistiques de l'éducation 2012, p. 20
  15. MEESR 2014, p. 17-18, 24-25.
  16. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Ouellette2.
  17. http://www.csdm.qc.ca/PrescolairePrimaire/Programmes.aspx
  18. Cependant, certains programmes du deuxième cycle commencent lors du troisième secondaire.
  19. Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, « L'Éducation au Québec - l'enseignement secondaire », Gouvernement du Québec, (consulté le 18 juin 2009)
  20. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées gouv-qc.
  21. Université de Sherbrooke. Bienvenue dans l'univers du régime coopératif, page consultée le 29 mars 2008.
  22. Annie Girard, « Baccalauréat par cumul », Université du Québec à Trois-Rivières, (consulté le 31 janvier 2010)
  23. « UQAM Lanaudière - Baccalauréat par cumul de certificats », Université du Québec à Montréal, (consulté le 31 janvier 2010)
  24. « Université du Québec à Chicoutimi - Résolutions adoptées lors de la 391e réunion ordinaire de la Commission des études », Université du Québec à Chicoutimi, p. 6, (consulté le 31 janvier 2010)
  25. « Doctorat en administration (DBA) - Faculté d'administration - Université de Sherbrooke - Faculté d'administration - Université de Sherbrooke », sur www.usherbrooke.ca (consulté le 5 juin 2015)
  26. a, b et c Publications du Québec, « Charte de la langue française », (consulté le 24 novembre 2010)
  27. Si l'étudiant est toujours considéré à la charge de ces derniers.
  28. « Direction de l'enseignement privé »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Éducation préscolaire, enseignement primaire et secondaire

Enseignement collégial

Enseignement universitaire

Liens externes[modifier | modifier le code]