Syntec Numérique

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Syntec Numérique
Image illustrative de l'article Syntec Numérique

Devise : « Des entreprises qui changent le monde »

Création
Type Syndicat professionnel des Entreprises de Services du Numérique (ESN), du Conseil en Technologie et des Éditeurs de Logiciels
Siège 148, Boulevard Haussmann - 75008 Paris
Langue (fr)
Budget €4,4 millions (2013)[1]
Membres 1800
Président Godefroy de Bentzmann
Organisations affiliées syndicat professionnel de loi 1884 rattaché à la fédération syntec
Site web https://syntec-numerique.fr/

Syntec Numérique, créée en 1970 sous le nom Syntec informatique (pour devenir Syntec Numérique en 2010), est l'un des syndicats professionnels français de l'industrie du numérique membre de la fédération syntec.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Syntec Numérique est créé en 1970 sous le nom Syntec informatique[2]. C'est l'époque où des sociétés de service sont créées à partir des services informatiques de grandes entreprises[3].

En 2005, une partie de ses membres, essentiellement des PME, et des éditeurs de logiciels (Cegid, Dassault Systèmes, Microsoft, Berger-Levrault, etc.), s'estimant mal représentés par le Syntec Informatique, en sortent pour créer l'AFDEL (Association française des éditeurs de logiciels et solutions internet qui a changé de nom depuis et s'appelle depuis 2016 Tech In France)[4]. Depuis 2005, les deux organisations ont envisagé à quelques reprises de refusionner, mais ceci n'a pas abouti[5],[6]. Des appels à un regroupement ont été aussi adressés par le Syntec Informatique vers le Geicet (ingénierie et conseil en technologies), l'Acsel (e-commerce), ou encore Alliance TIC (technologies de l'information et des communications). Pour se donner une dimension plus large, s'adresser davantage aux start-ups et favoriser dans l'esprit de son président, Guy Mamou-Mani, dirigeant du Groupe Open, ces éventuelles fusions, le Syntec Informatique prend le nom de Syntec Numérique en 2010[7].

Le syndicat professionnel Syntec Numérique est présidé depuis juin 2016 par Godefroy de Bentzmann, co-fondateur de la SSII Devoteam, qui succède à Guy Mamou-Mani[8]. Il reste le premier syndicat patronal du secteur informatique français en nombre d'adhérents, qui défend les intérêts des entreprises membres auprès des pouvoirs publics et dans la négociation collective avec les syndicats d'employés[9],[10].

Syntec Numérique représente, d'après les chiffres qu'il publie, 1 800 entreprises adhérentes, environ 80% du chiffre d'affaires du secteur numérique (dont 750 éditeurs, 25 grands groupes, 100 ETI, 950 PME et 750 startup et TPE)[11] organisées autour de trois collèges : les entreprises de services du numérique (ESN), du conseil en technologie et les éditeurs de logiciels.

Activités[modifier | modifier le code]

En tant que syndicat professionnel patronal, Syntec Numérique possède une mission de porte-parole de son industrie auprès des institutionnels et des pouvoirs publics, et par exemple émet des propositions vers les candidats, lors des Élections présidentielles en France[9],[12]. Il essaye de peser sur les projets de loi[13]. Une autre des activités de Syntec Numérique est la promotion auprès des jeunes des métiers de l’industrie du numérique et de la diversité[14].

Syntec Numérique est également un éditeur de contenus qui publie des données de référence de son industrie (Indice Syntec, statistiques et prévisions de croissance ou d'emploi, cadres d’interprétation des réglementations applicables, etc.), et des documentations de référence sur l'évolution et les sujets clefs du numérique[15].

Syntec Numérique est enfin un acteur du développement économique en France et à l'international avec 8 délégations régionales, l'adhésion de pôles de compétitivité dont System@tic[16][réf. insuffisante], de clusters économiques tel que DigitalPlace, et la signature d'une convention avec Ubifrance le 20 octobre 2011 pour un accompagnement des entreprises représentées vers l'international.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Budget présenté lors de son assemblée générale 2013
  2. Christian Bret, « L'histoire des 40 premières années des SSII en France à travers leurs hommes et leurs activités », Entreprises et histoire, vol. 3, no 40,‎ , p. 9-14 (DOI 10.3917/eh.040.0009, lire en ligne)
  3. Philippe Picard, « Ceux qui firent la profession participèrent à la création et à l'animation de Syntec Informatique », Entreprises et histoire, vol. 3, no 40,‎ , p. 109-110 (DOI 10.3917/eh.040.0109, lire en ligne)
  4. Philippe Guerrier, « Tech in France : la renaissance numérique de l’AFDEL », ITespresso,‎ (lire en ligne)
  5. « Cinov IT commente le futur rapprochement entre le Syntec Numérique et l'Afdel », Channelbp,‎ (lire en ligne)
  6. S. C., « Les acteurs du numérique peinent à sceller leur union », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  7. R. G., « Le Syntec informatique veut fédérer tous les acteurs de l'économie numérique », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  8. Véronique Arène, « Godefroy de Bentzmann devient président de Syntec Numérique », Le Monde informatique,‎ (lire en ligne)
  9. a et b Manuel Moragues, « Les bien peu numériques propositions du Syntec Numérique », L'Usine nouvelle,‎ (lire en ligne)
  10. Margherita Nasi, « L'industrie numérique ne fait pas rêver les jeunes », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. « Syntec Numérique : des entreprises qui changent le monde », sur www.syntec-numerique.fr (consulté le 7 août 2017)
  12. Sandrine Cassini, « Les candidats à la présidentielle veulent séduire la French Tech », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  13. « Qu’est-ce que le "CDI de projet", ce contrat que le gouvernement veut booster ? », Europe 1,‎ (lire en ligne)
  14. Camille Thomine, « Le secteur informatique a besoin de profils bac + 5, mais pas seulement », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  15. Romain Gueugneau, « Le secteur français de l'informatique voit l'avenir en rose », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  16. [PDF] Accord Syntec Numérique et System@tic

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]