Syndrome de Wallenberg

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Syndrome de Wallenberg
Description de cette image, également commentée ci-après
Coupe transverse schématique du bulbe rachidien passant au centre de l'olive. Le syndrome de Wallendber peut affecter les structures dans la zone supérieure et médiale: n°9: nerf vague, n°10: noyau acoustique dorso-latéral (partie du X)[1], n°11: noyau ambigu (moteur)[1], n°12: noyau gracile (sensibilité), n°13: noyau cunéiforme (sensibilité), n°14: la tête du lemnisque médian (sensibilité), n°19: la ligula (substance blanche fine complétant la partie basse du toit du 4ème ventricule .
Spécialité NeurologieVoir et modifier les données sur Wikidata
CIM-10 G46.4
DiseasesDB 10449
eMedicine 794678Voir et modifier les données sur Wikidata
eMedicine emerg/834 
MeSH D014854

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Le syndrome de Wallenberg ou syndrome de la fossette latérale du bulbe est une atteinte hémorragique ou ischémique du territoire vascularisé par l'artère cérébelleuse postéro-inférieure (PICA).

Mécanisme[modifier | modifier le code]

La portion dorsolatérale de la moelle allongée est vascularisée par l’artère cérébelleuse postérieure inférieure (PICA) et contient entre autres les noyaux vestibulaires, les fibres descendantes hypothalamiques (contrôle du SNA sympathique), le noyau trigéminal spinal et son tractus, le noyau ambigu (noyau du moteur des nerfs IX,X et XI[1]. ), le pédoncule cérébelleux inférieur et les fibres du système antérolatéral (spinothalamique, spinoréticulaire et spinomésencéphalique).

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Clinique[modifier | modifier le code]

Stickerman modifié pour présenter le syndrome clinique de Wallenberg.

Les signes apparaissent, en général, rapidement avec de grands vertiges, des céphalées à prédominance postérieure, des troubles de la déglutition et de la phonation, des vomissements et parfois un hoquet[2].

Le tableau clinique complet comporte à la fois des signes neurologiques du côté de la lésion, mais aussi du côté opposé[3].


Opposés à la lésion[modifier | modifier le code]

On note du côté contro-latérale à la lésion une anesthésie à la chaleur et de la douleur de tout l'hémicorps, plus marquées au niveau des membres et épargnant la face[3]. Cette expression clinique est due à la lésion du faisceau spinothalamique[3].

Du côté de la lésion[modifier | modifier le code]

Du côté de la lésion on pourra noter une anesthésie à la chaleur ainsi qu'à la douleur au niveau de la face (par atteinte du trijumeau)[3]. On pourra aussi relever[3]:

Examens complémentaires[modifier | modifier le code]

IRM en séquence de diffusion montrant un infarctus récent de l'artère cérébelleuse postéro-inférieure gauche

La lésion sera le mieux vue sur un IRM cérébrale.

Apport vasculaire du tronc cérébral humain. PICA est le n°12.

Causes[modifier | modifier le code]

Les principales causes sont des infarctus latéralisés de la zone se situant entre la moelle allongée (ou bulbe) et le pont, notamment au niveau de la région latérale rétro-olivaire. Cette région particulière est irriguée par l'artère de la fossette latérale qui peut émerger de la PICA ou de l'artère vertébrale[3].

Plusieurs raisons peuvent conduire à un infarcissement de la zone. La principale cause peut varier selon les sources:

Mais il est aussi possible que cela soit dû à une lésion tumorale (qui peut comprimer l'artère), une cause infectieuse, traumatique, inflammatoire, ou plus rarement par démyélinisation[3].

Le système vasculaire de cette région peut varier d'un individu à l'autre, expliquant que de nombreuses formes incomplètes soient possibles via un maintien partiel de la vascularisation. Ou au contraire des formes conduisant rapidement à un ramollissement cérébral[3].

Origines du nom[modifier | modifier le code]

Ce syndrome doit son nom au Dr Adolf Wallenberg, médecin interniste et neurologue[3],[4]. Bien que la description clinique de ce syndrome ait été décrit par le Dr Gaspard Vieusseux en 1810[4], c'est suite aux travaux et publications de recherches anapathologistes du Dr Wallenberg sur l'artère PICA que le nom de ce syndrome lui a été attribué[4].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c B Ba, « Les derniers nerfs crâniens (IX, X, XI & XII) », sur sfrnet.org, (consulté le 23 novembre 2017).
  2. Axel Ellrodt, Urgences Médicales, Vuibert, , p.210
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Syndrome de Wallenberg », sur Dictionnaire de l'académie de médecine (consulté le 23 novembre 2017)
  4. a, b, c et d (en) J M S PEARCE, « Wallenberg's syndrom », sur British Medical Journal (consulté le 27 juillet 2017)