Syndrome de Löffler

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Le syndrome de Löffler ou syndrome de Loeffler, est caractérisé par la présence d’infiltrats pulmonaires para-hilaires ou sous-claviculaires, labiles, liés le plus souvent aux phénomènes mécaniques et allergiques secondaires à la présence de larves de parasites dans les alvéoles pulmonaires. Ces images radiologiques sont associées à une hyperéosinophilie sanguine.

Il fut décrit la première fois en 1932 par Wilhelm Löffler (en)[1],[2],[3] dans les pneumonies éosinophiles causées par les nématodes Ascaris lumbricoides, Strongyloides stercoralis, Ancylostoma duodenale et Necator americanus.

Tableau clinique[modifier | modifier le code]

Le syndröme de Löfller est considéré comme bénin, n'induisant aucune mortalité, et les symptômes disparaissent en 3-4 semaines[4]. Les symptômes du syndrome de Löffler sont typiquement peu bruyants et ne vont s'exprimer que lors de la phase d'invasion parasitaire[5] ou bien quelques heures à quelques jours après l'introduction d'un médicament inducteur.

Les différents symptômes varient selon l'étiologie:

Etiologie parasitaire[modifier | modifier le code]

Bien que parfois asymptomatique, on retrouve typiquement[6]:

Etiologie médicamenteuse[modifier | modifier le code]

On retrouve communément[7]:

  • Toux sèche
  • Essoufflement
  • Fièvre

Médicaments généralement en cause[modifier | modifier le code]

On peut retrouver:

Physiopathologie[modifier | modifier le code]

Les mécanismes immunopathogénique exactes de cette hyperéosinophilie pulmonaire restent inconnus. Les chercheurs pensent pour le moment que cela est dû à une réponse trop importante du système immunitaire de l'hôte face aux parasites cités plus haut.

Les études sur les animaux nous permettent de penser que cette réponse immunitaire est dépendante des lymphocytes T, ainsi que de l'interleukine IL-5[8].

Epidémiologie[modifier | modifier le code]

L'épidémiologie du syndröme de Loffler induit par une parasitose suit celle des parasites (Ascaris lumbricoides, Strongyloides stercoralis, Ancylostoma duodenale,Necator americanus, etc).

Traitement[modifier | modifier le code]

Le traitement varie selon l'étiologie.

Etiologie parasitaire[modifier | modifier le code]

Le traitement est celui du parasite en cause.

Etiologie médicamenteuse[modifier | modifier le code]

Le traitement consiste en l'arrêt du médicament causal.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Löffler, W. Zur Differential-Diagnose der Lungenifiltrierungen. I. Frühfiltrate unter besonerer Berücksichtigung der Rückbildungszeiten. Beiträge zum Klinik der Tuberkulose, 1932;79:338-67.
  2. (de) Löffler, W. Zur Differential-Diagnose der Lungenifiltrierungen. II. Über flüchtige Succedan-Infiltrate (mit Eosinophilie). Beiträge zum Klinik der Tuberkulose, 1932;79:368-82.
  3. (de) Löffler, W. Flüchtige Lungeninfiltrate mit Eosinophilia. Klinische Wochjenschrift, Berlin, 1935;14:297-9.
  4. (en) « Emedecine », sur medscape.com.
  5. ECN Pilly 2016 : Maladies infectieuses et tropicales 2016, Alinéa plus, , 322 p. (ISBN 2916641653), p.228 en bas de page.
  6. (en) « Emedecine », sur medscape.com.
  7. (en) « Emedecine », sur medscape.com.
  8. (en) « Emedecine », sur medscape.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]