Syndicat mixte des transports en commun de l'agglomération grenobloise

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Syndicat mixte des transports en commun de la métropole grenobloise
Image illustrative de l'article Syndicat mixte des transports en commun de l'agglomération grenobloise

Création
Dates clés 1975 : Création de la Sémitag
1987 : Inauguration de la ligne A du tramway de Grenoble
1990 : Inauguration de la ligne B du tramway de Grenoble
2002 : Nouvelle identité visuelle du réseau TAG
2003 : Nouvelle identité visuelle du SMTC
2006 : Inauguration de la ligne C du tramway de Grenoble
2007 : Inauguration de la ligne D du tramway de Grenoble
2014 : Inauguration de la ligne E du tramway de Grenoble et du nouveau réseau bus, changement d'identité visuelle.
Forme juridique Établissement public à caractère administratif
Siège social Grenoble
Drapeau de France France
Direction Yann Mongaburu
Activité Administration publique (tutelle) des activités économiques
Produits Tramway, Autobus
Site web www.smtc-grenoble.org

Le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l'agglomération grenobloise est l'autorité organisatrice de transports, de l'agglomération grenobloise. Il a été créé en octobre 1973.

Cet établissement public définit la politique des transports sur le périmètre des transports urbains de l'agglomération grenobloise (soit les 49 communes de la Métro) en concertation avec les partenaires locaux.

Il est composé d'élus de La Métro et du Département de l'Isère réunis autour d'un président et d'un bureau exécutif.

Chronologie historique[modifier | modifier le code]

La société grenobloise de tramways électriques[modifier | modifier le code]

Depuis l'apparition du tramway électrique à Grenoble en 1897, son exploitation était assurée par la Société grenobloise de tramways électriques. En se développant, la SGTE s'est ouverte aux bus et trolleybus avant d'abandonner le tramway électrique. Le 27 octobre 1971, la SGTE publia une étude de faisabilité sur la création d'un réseau de tramway moderne à Grenoble avec comme matériel de bas le modèle Düwag GT8S de Düsseldorf. Présentée aux Élus grenoblois en novembre 1971, cette étude resta sans suite dans l'immédiat, mais servit de base à la création de l'ADTC - Grenoble, puis aux autres études de la SOFRETU, puis du SMTC - Grenoble. La SGTE continuera d'exploiter les transports urbains jusqu'au 31 décembre 1974, date à partir de laquelle l'exploitation des transports urbain est reprise par la Sémitag pour le compte du SMTC.

Création du SMTC[modifier | modifier le code]

Le SMTC (Syndicat Mixte des Transports en commun) de l’agglomération grenobloise a été créé en 1973 à l’initiative du SIEPARG (Syndicat intercommunal d’étude et de programmation pour l’aménagement de la région grenobloise) et du Conseil général de l'Isère.

En 1973, Le SIEPARG (SIVOM regroupant 23 communes de l’agglomération grenobloise), et le CGI sont représentés à parité dans le conseil syndical qui comprend 18 membres. Le conseil syndical élit son président, créée deux commissions (Prospective et Court terme). Il prélève le versement transport (VT), taxe sur les salaires des entreprises et administrations de plus de 9 salariés, créée par une loi de juillet 1973 et destinée à financer le développement des transports en commun.

Rapidement après sa création, et en lien avec l'ADTC (Association pour le développement des transports en commun), la SMTC continue sur la lancée de la SGTE en étudiant un possible retour du tramway électrique à Grenoble. Cela conduira Grenoble à participer au Concours Cavaillé lancé par le ministre Marcel Cavaillé pour promouvoir le retour du tramway en France. Dans le cadre de la réflexion autour du tramway, le SMTC organise un voyage à Zurich où 400 grenoblois et le maire de l'époque Hubert Dubedout découvrent le tramway « moderne » de Zurich pour se faire une idée de ce qu'il pourrait être à Grenoble.

Pour la construction de la première ligne, l'État prend à sa charge 50 % des infrastructures et le SMTC se charge lui du reste ainsi que de l'achat du matériel roulant.

Évolution[modifier | modifier le code]

Les nouveaux arrêts de trams arboré du logo du SMTC, ainsi que sa couleur rose

En 2003 le SMTC change son identité visuel et se rend plus visible auprès du grand public, il s'affiche désormais sur les nouveaux abribus et arrêts de tramways, ainsi que sur les tramways et les bus.

Une nouvelle délégation de service public (DSP) est conclue en janvier 2006 entre le SMTC et la Semitag pour une durée de 7 ans. Le contrat de DSP prévoit des outils de pilotage et un dispositif qualité avec la certification NF des lignes de transports.

À la suite de la fusion, au 1er janvier 2014[1], de la Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole, de la Communauté de communes du Sud Grenoblois et de la Communauté de communes du Balcon Sud de la Chartreuse, le réseau du SMTC dessert désormais les 49 communes de la "nouvelle" Métro".

Périmètre du SMTC[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2014, le périmètre de transport urbain (PTU) du SMTC s'étend sur les 49 communes de la Métro (soit 437 000 habitants et 541 km2) :

Présidents du SMTC[modifier | modifier le code]

  • Louis Maisonnat (1973 – 1977)
  • Gilbert Biessy (1977 – 1985)
  • Charles Descours (1985 – 1995)
  • Gilbert Biessy (1995 – 2001)
  • Claude Bertrand (2001 - 2008)
  • Marc Baietto (2008 – 2010)
  • Michel Issindou (2010 - 2014)
  • Yannick Ollivier (20 janvier 2014[2]- 5 juin 2014).
  • Yann Mongaburu depuis le 5 juin 2014

Ses principales missions[modifier | modifier le code]

Le SMTC élabore et met en œuvre la politique de transports dans l'agglomération grenobloise, réalise les investissements correspondants (infrastructures et matériel roulant), détermine la politique tarifaire et les adaptations de l'offre de transports.

Financement[modifier | modifier le code]

Les 2 sources principales de financement sont le versement transport et la participation des collectivités mandantes. En 2008, la première source correspond à 53 % des recettes totales du SMTC tandis que la Métro et le Conseil Général de l'Isère contribuent eux à hauteur de 43 % de ses recettes[3].

Exploitation du réseau[modifier | modifier le code]

La Semitag (Société d’économie mixte des transports de l’agglomération grenobloise) qui voit le jour en 1974, est chargé à partir du 1er janvier 1975 par le SMTC de l'exploitation du réseau mise en place par une délégation de service public. Le SMTC s’engage alors à verser les subventions nécessaires aux investissements courants et à l’équilibre de l’exploitation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ledauphine.com/isere-sud/2013/09/15/avec-une-metro-elargie-du-nouveau-pour-les-transports-en-commun Extension du réseau Tag aux 21 nouvelles communes de la Métro à partir du 1er janvier 2014
  2. Yannick Ollivier, nouveau président du SMTC.
  3. « Syndicat Mixte des Transports en Commun (SMTC) », lametro.fr (consulté le 27 septembre 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]