Symphonie nº 4 d'Arnold Bax

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La plage de Morar (Écosse) un lieu d'inspiration pour Bax

Arnold Bax composa sa Symphonie nº 4 en 1930. Il dédia l'œuvre à Paul Corder, lui-même compositeur et fils de Frederick Corder, son professeur de composition à la Royal Academy of Music.

Contexte de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Composée à la fin de 1930, la 4e symphonie s'inscrit dans une période cruciale de la vie sentimentale de Bax. C'est dans les paysages marins de l'Atlantique que le compositeur puise son inspiration depuis de nombreuses années (Tintagel, 1917), tant pour sa musique que pour la plupart de ses histoires irlandaises, écrites sous le pseudonyme de Dermot O'Byrne[1]. À partir des années 1930, Bax se rend régulièrement l'hiver sur la côte ouest de l'Écosse à Morar, où il descend à l'Hôtel de la gare, et où il orchestre ses symphonies (à partir de la symphonie nº 3) esquissées à Londres. La symphonie fut créée à Los Angeles le 16 mars 1932 sous la direction de Basil Cameron. La première exécution anglaise eut lieu à Londres en décembre de la même année, sous la baguette de Sir Malcolm Sargent.

L'effectif orchestral[modifier | modifier le code]

Il comprend un piccolo, trois flûtes, deux hautbois, un cor anglais, trois clarinettes, une clarinette basse, deux bassons, un contrebasson, six cors, trois trompettes, trois trombones, un tuba, un tuba ténor, des timbales, une grosse caisse, une caisse claire, un tambourin, des cymbales, un gong, un xylophone, un glockenspiel, un célesta, un orgue, une harpe et cordes.

L'œuvre comprend trois mouvements :

  • Allegro moderato

Le premier mouvement s'ouvre comme une rafale, avec les cordes et les bois jouant une mélodie joyeuse, finalement rejoints par un solo de trompette. C'est certainement l'ouverture la plus imposante de toutes les symphonies de Bax, un tableau inspiré par la mer. On peut entendre l'orgue et les cors, au nombre de six, soit le maximum jamais utilisé par Bax dans ses symphonies. Le second thème est plus calme, et superbement mélodieux, introduit par un solo de hautbois, puis repris par les cordes. Le premier mouvement s'achève triomphalement et joyeusement sur un accord majeur solaire.

  • Lento moderato - Piu mosso - Poco largemente - Tempo I

Le second mouvement est calme et rêveur, avec une mélodie remarquable qui est employée tout au long du mouvement. Il se termine sereinement, évoquant un journée paisible en mer.

  • Allegro - Allegro scherzando - Piu largamente – Vivo (Tempo di marcia trionfale)

Le dernier mouvement revient au climat héroïque initial de paysage marin de la symphonie. Il s'ouvre par des trilles de trompettes lointaines, et sur une mélodie joyeuse en rafale des timbales et des cors. Suit alors un allegro scherzando. Le deuxième thème est introduit par le hautbois, puis revient à la fin dans une marche triomphale, avant que la symphonie ne s'achève dans une humeur joyeuse, ce qui n'est pas fréquent dans les finals des symphonies de Bax.

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Il existe quatre enregistrements commerciaux de cette symphonie :

Extraits de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lewis Foreman, traduction française de Paulette Hutchinson in The Complete symphonies, The London Symphonic Orchestra, The Ulster Orchestra, dir. Bryden Thomson, Chandos, 1990