Symphonie nº 1 (Rachmaninov)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Symphonie nº 1.

Symphonie no 1 en ré mineur
Opus 13
Image illustrative de l’article Symphonie nº 1 (Rachmaninov)
Rachmaninov, en 1899

Genre Symphonie
Nb. de mouvements 4
Musique Sergueï Rachmaninov
Effectif Orchestre symphonique
Durée approximative 42 minutes
Dates de composition 1895
Dédicataire Anna Lodijenskaïa
Partition autographe disparue et reconstituée
Création
Saint-Pétersbourg
Interprètes Alexandre Glazounov (direction)
Versions successives

La Symphonie no 1 en ré mineur opus 13 est la première des trois symphonies de Serge Rachmaninov. Composée en 1895, elle est créée dans le cadre des Concerts symphoniques russes le à Saint-Pétersbourg sous la direction d'un Alexandre Glazounov ivre. L'accueil fut si mauvais que le compositeur tomba dans une dépression nerveuse pendant trois ans et qu'il détruisit la partition qui ne fut reconstituée qu'à partir du matériel d'orchestre resté intact ; Rachmaninov ne la réentendra jamais de son vivant, et elle sera recréée à Moscou en 1945. Elle porte en épigraphe : « c'est à moi qu'appartient la vengeance ».

Structure[modifier | modifier le code]

La symphonie comporte 4 mouvements :

  1. Grave - Allegro ma non troppo (en ré mineur) Une courte introduction de sept mesures donne le ton de l'ensemble de l'oeuvre. Elle contient les deux motifs rythmiques qui établiront un motif cyclique présent dans toute la composition. Un grupetto farouche et menaçant noté fff, autour de la tonique ré, immédiatement suivi à l'unisson par toutes les cordes - et non moins fff - d'un thème dérivé du Dies Irae. Ce dernier formera le matériau principal de l'allegro, qui début rapidement à la septième mesure à la suite du motif du grupetto joué pour la troisième fois.
  2. Allegro animato (en ré mineur)
  3. Larghetto (en si bémol majeur)
  4. Allegro con fuoco (en ré majeur). La coda, notée largo (42 à la noire), est introduite par l'effet saisissant d'un tutti orchestral sfff sur un accord de septième diminuée, auquel un tam-tam répond par une seule jouée mf et en point d'orgue, dans un silence glaçant. Le motif dérivé du Dies irae revient immédiatement au violons et altos, alors que le motif du grupetto est affirmé aux violoncelles et contrebasses.
  • Durée d'exécution: quarante deux minutes.

Accueil de l'œuvre[modifier | modifier le code]

César Cui, compositeur russe qui fut également critique musical, dit de la 1re Symphonie : « S'il y avait un conservatoire aux enfers, et si l'on avait demandé à l'un de ses meilleurs élèves d'écrire une symphonie à programme sur "Les Sept Plaies d'Égypte", et si le résultat ressemblait à la symphonie de M. Rachmaninov, alors il se serait brillamment acquitté de sa tâche et aurait ravi les habitants des enfers[1] ».

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • François-René Tranchefort, Guide de la Musique Symphonique, Paris, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique », (1re éd. 1986), 896 p. (ISBN 2-213-01638-0), p. 609

Références[modifier | modifier le code]

  1. César Cui, Les Nouvelles de Saint-Pétersbourg, 17 mars 1897

Liens externes[modifier | modifier le code]