Sylvie Noachovitch

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Sylvie Noachovitch
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Avocate, chroniqueuse de télévision, femme politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
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Partis politiques

Sylvie Noachovitch, née le à Neuilly-sur-Seine, est une avocate et chroniqueuse de télévision française. Elle est conseillère municipale d'Enghien-les-Bains et s'est présentée plusieurs fois aux élections législatives dans le Val-d'Oise, sous l'étiquette UDF puis UMP.

Carrière[modifier | modifier le code]

Avocate[modifier | modifier le code]

En 1986, Sylvie Noachovitch obtient une maîtrise en droit des affaires, mention carrières judiciaires et, en 1988, un DEA en droit des affaires. Le 23 janvier 1989, elle prête serment et devient avocate, après avoir préparé le CAPA à l'IEJ de l'université Paris II-Assas et suivi les cours de formation d’élève avocat au CFRPA de Paris.

En 1990, elle crée son cabinet à Enghien-les-Bains et, en 1997, en crée un second dans le 16e arrondissement de Paris.

Elle a plaidé dans plusieurs affaires médiatisées :

  • En 1994, elle représente, en qualité de partie civile, les enfants et petits-enfants de Shapour Bakhtiar, ancien ministre du shah d'Iran, assassiné à son domicile le 7 août 1991.
  • En 1996, elle représente Raphaël Maillant, condamné le 14 mars 1997 par la cour d'assises d'Épinal à 17 ans de réclusion pour le meurtre de son ex-petite amie, Valérie Bechtel. Accusé par son meilleur ami Yann Bello d'avoir tué la jeune femme au cours d'un cambriolage qui a mal tourné[1], Maillant a toujours nié avoir commis ce crime[2]. Sylvie Noachovitch assiste Raphaël Maillant dans sa demande de révision rejetée. Cette affaire a fait l'objet d'un documentaire intitulé Ils ont dit coupable…, réalisé par Philippe Pichon et diffusé sur France 2 le 26 octobre 2006. En octobre 2011, à la suite du meurtre de Charlène Bello en juillet 2011 dont le principal suspect est Yann Bello, ancien ami de Raphaël Maillant, elle dépose une nouvelle requête en révision du procès[3]. Le 4 juillet 2014, la Commission de révision des condamnations pénales accepte la saisine de la Cour de révision[4] mais le 24 septembre 2015, la requête est rejetée[5].
  • En 1997, elle assure la défense des intérêts de l'ancien directeur de cabinet d'Alain Carignon dans l'affaire Dauphiné News.
  • En 2002, elle assure la défense en appel de Florent Brissot, condamné initialement à 10 ans de prison en 2001 et finalement acquitté en 2002.
  • Depuis 2008, elle représente les intérêts d'Omar Raddad qui demande la révision de son procès.
  • Le 10 octobre 2013, elle est auditionnée par la commission des Lois de l'Assemblée nationale[6] dans le cadre de travaux préliminaires à la réforme de la révision des condamnations pénales.

Médias[modifier | modifier le code]

Sylvie Noachovitch est connue pour ses participations à l'émission Sans aucun doute sur TF1 de septembre 2003 à mars 2007, puis de nouveau de septembre 2013 à août 2014 sur TMC et à l'émission Ça peut vous arriver sur RTL, en tant qu'avocate et chroniqueuse.

En 1999, elle est l’héroïne de l'épisode Femme de robe (S01 E247) de la série Strip-tease.

Elle a participé régulièrement aux émissions de TF1 Les Sept Péchés capitaux et Le Quiz, toutes deux animées par Julien Courbet. Elle a également participé à d'autres programmes comme Le Droit de savoir, C'est au programme, Ça se discute ou encore Confessions intimes.

En septembre 2014, elle suit Julien Courbet qui quitte TMC pour D8 et devient chroniqueuse occasionnelle dans l'émission Touche pas à mon poste !.

Le 27 janvier 2017, elle rejoint l'émission Faut pas abuser également présentée par Julien Courbet sur C8. Ensuite, à compter de septembre 2017, elle intervient régulièrement dans l'émission C'est que de la télé !, toujours présentée par Julien Courbet sur C8.

Politique[modifier | modifier le code]

En 2001, Sylvie Noachovitch est élue conseillère municipale de la commune d'Enghien-les-Bains.

Elle se porte candidate UDF à l'élection législative de 2002 dans la septième circonscription du Val-d'Oise. Au premier tour, elle arrive quatrième avec 7,27 % des voix[7].

En juin 2007, elle est candidate UMP à l'élection législative dans la huitième circonscription du Val-d'Oise, face au député PS sortant Dominique Strauss-Kahn. Elle est battue au second tour, avec 44,53 % des voix[8],[9].

Quelques mois plus tard, à la suite de la démission de Dominique Strauss-Kahn, parti diriger le FMI, une élection législative partielle est organisée dans la circonscription. Cette élection arrive après les émeutes fin novembre de Villiers-le-Bel, l'une des trois communes (avec Sarcelles et Garges-lès-Gonesse) composant la circonscription électorale. Sylvie Noachovitch, à nouveau investie par l'UMP, est battue au second tour par François Pupponi, maire socialiste de Sarcelles, avec 45,66 % des voix, dans une élection marquée par une très forte abstention (74 % et 69 %)[10].

Lors de l'élection municipale de 2008, elle conduit une liste UMP à Villiers-le-Bel, qui est battue dès le premier tour par la liste du maire sortant, Didier Vaillant (PS). Elle obtient 38,48 % des suffrages exprimés, alors que la liste d'union de la gauche en obtient 61,32 %[11]. Elle siège ensuite comme conseillère municipale d'opposition : en août 2008, elle déclare vouloir arrêter la politique, en raison notamment des épisodes éreintants qu'elle a vécus[12].

En 2014, elle redevient conseillère municipale de la majorité à Enghien-les-Bains[13].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Le 13 juin 2007, durant la campagne de l'entre-deux-tours de la campagne législative de 2007, Le Canard enchaîné rapporte que, lors d'un délibéré du jury d'un prix littéraire dont elle est membre, le prix du comte de Monte-Cristo, Sylvie Noachovitch aurait déclaré, alors que la conversation portait sur la réputation de « séducteur » de Dominique Strauss-Kahn : « Moi, mon mari peut dormir tranquille. Dans ma circonscription, il n'y a que des Noirs et des Arabes. L'idée de coucher avec l'un d'entre eux me répugne. » Deux jours après la parution de l'article du Canard enchaîné, la candidate est agressée sur le marché de Sarcelles[14].

Elle porte plainte contre le journaliste Nicolas Poincaré qui avait confirmé la tenue des propos que lui prêtait Le Canard enchaîné : relaxé en première instance, Nicolas Poincaré est condamné en appel pour avoir manqué de prudence dans l'expression[15],[16].

Sylvie Noachovitch attaque également Le Canard enchaîné en diffamation, mais finit par retirer sa plainte en février 2010, avant la tenue du procès[17]. L'hebdomadaire poursuit alors l'avocate pour procédure abusive, mais est débouté[18].

Ces propos supposés lui valent d'être primée par l'association Les Indivisibles d'un Y'a bon Award en 2009[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bello qui a participé au cambriolage a, lui, écopé de 2 ans pour vol et recel de cadavre.
  2. « Raphaël Maillant, le Vosgien qui a pris 17 années de réclusion pour le meurtre en 1991, devant la Cour de cassation aujourd’hui », sur estrepublicain.fr, .
  3. Raphaël Maillant sur M6
  4. Raphaël Maillant : un pas vers la révision, Le Républicain Lorrain, 5 juillet 2013
  5. Corinne Audouin, « Fin de partie pour Raphaël Maillant », sur franceinter.fr, .
  6. [vidéo] Audition de Sylvie Noachovitch par la commission des lois de l'Assemblée Nationale sur YouTube
  7. Site du ministère de l'Intérieur
  8. La folle semaine de Noachovitch, Le Parisien, 19 juin 2007
  9. Ministère de l'Intérieur
  10. Val-d'Oise : Pupponi succède à DSK à l'Assemblée, Le Nouvel Observateur, 17 décembre 2007.
  11. Source : Cahier élections municipales publié par le Monde, édition datée du 11 mars 2008.
  12. Marie Poussel, « Sylvie Noachovitch : la désillusion », Le Parisien, 20 août 2008.
  13. « Le Conseil municipal », Ville d'Enghien-les-Bains (consulté le 4 juin 2014)
  14. L'UMP Sylvie Noachovitch agressée sur un marché de Sarcelles, Le Nouvel Observateur, 16 juin 2007.
  15. « Noachovitch gagne son procès et “retrouve son honneur” », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  16. « JUSTICE : Nicolas Poincaré devra verser un euro symbolique à Noachovitch », sur Le Nouvel Observateur, .
  17. « United Color of Sarcelles (suite et fin) », Le Canard enchaîné, 24 février 2010, p. 8.
  18. Le Canard Enchaîné débouté, Le Figaro, 2 avril 2010
  19. https://www.liberation.fr/societe/2009/03/18/raoult-finkielkraut-sevran-vainqueurs-des-y-a-bon-awards_546869

Lien externe[modifier | modifier le code]