Sylvie Bérard
| Naissance |
Montréal, Canada |
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| Activité principale | |
| Distinctions |
| Langue d’écriture | Français |
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| Genres |
Œuvres principales
Terre des Autres
Sylvie Bérard, née le [1] à Montréal, est une poète, romancière et nouvelliste de science-fiction féministe. Elle a gagné plusieurs prix littéraires.
Biographie
[modifier | modifier le code]Titulaire d'un doctorat en sémiologie, Sylvie Bérard est professeure et chercheuse en littérature et création litaire depuis 2002 à l’Université Trent, située à Peterborough (Ontario)[2]. Ses travaux portent sur la science-fiction, la littérature des Premières Nations et la littérature franco-canadienne[3]. Elle s’intéresse tout particulièrement à l'expression de la « queeritude » en français[4], tant sous un angle de création que de traduction.
À partir des années 1980, elle publie régulièrement des critiques sur la littérature fantastique et science-fictionnelle, notamment dans Lettres québécoises[5]. Elle contribue aussi à de nombreuses autres publications, dont : XYZ (au sein du collectif de rédaction), imagine..., Moebius, L'année de la science-fiction et du fantastique québécois, Nouvelle Donne et Tesseracts[6].
Elle cosigne avec Brigitte Caron un roman (Elle meurt à la fin, Paje, 1994) et traduit également en collaboration avec Suzanne Grenier des romans de Leona Gom et de Nancy Kilpatrick.
Sa nouvelle, La Guerre sans temps (Solaris 143), qui forme un chapitre du roman Terre des autres (Alire, 2004)[7], remporte, en 2002, le prix Boréal de la meilleure nouvelle, en 2003, le prix Aurora de la meilleure nouvelle de science-fiction canadienne francophone. En 2004, Terre des Autres vaut à l'auteure le Prix Jacques-Brossard de la science-fiction et du fantastique et en 2005 le prix Boréal du meilleur roman. En 2011, elle publie un second roman de science-fiction: La Saga d'Illyge (Alire, 2011).
En 2017 elle fait paraître coup sur coup le récit méta- et autofictionnel Une sorte de nitescence langoureuse (Alire, 2017) et un premier recueil de poésie: Oubliez (Prise de parole, 2017). Pour ce recueil, elle remporte le Prix Trillium de poésie francophone 2018. Son plus récent recueil de poésie, À croire que j'aime les failles, a paru en 2020 (Prise de parole, 2020).
Thématique et esthétique
[modifier | modifier le code]Sylvie Bérard figure parmi les auteurs et autrices les plus prolifiques de science-fiction « institutionnelle » au Canada français, Québec y compris[8]. L'altérité est un thème central dans son œuvre, notamment dans Terre des Autres, un récit de colonisation extraterrestre qui évoque à plusieurs égards l'histoire coloniale française. Bérard y explore les rapports transculturels et offre une représentation sophistiquée des relations raciales[9], où « l'intolérance, l'imbécillité, l'ignorance et la grandeur d'âme sont partagées » par les deux camps — humains et darztls[10].
Œuvres
[modifier | modifier le code]Poésie
[modifier | modifier le code]- Oubliez, Sudbury, Éditions prise de parole, , 79 p. (ISBN 9782897440756)
- « Entre l'oméga », dans Andrée Lacelle, Poèmes de la résistance, Sudbury, Prise de parole, , 109 p. (ISBN 9782897441821), p. 56
- À croire que j'aime les failles, Sudbury, Éditions prise de parole, , 113 p. (ISBN 9782897442033)
Romans
[modifier | modifier le code]- Sylvie Bérard et Brigitte Caron, Elle meurt à la fin, Montréal, PAJE Editeur, , 194 p. (ISBN 292149700X)
- Terre des Autres, Québec, Alire, , 401 p. (ISBN 9782922145915)
- Of Wind and Sand (trad. Sheryl Curtis), Calgary, EDGE Science Fiction and Fantasy Publishing, , 306 p. (ISBN 1894063198)
- La saga d'Illyge, Québec, Alire, , 431 p. (ISBN 9782896150724)
- Une sorte de nitescence langoureuse, Québec, Alire, , 172 p. (ISBN 9782896151707)
- La frugalité du temps, Québec, Alire, , 486 p. (ISBN 9782898350306)
Nouvelles
[modifier | modifier le code]- « Nous n’aurons pas eu le temps ». Dans Mathieu Villeneuve. Futurs. Montréal : Triptyque, 2020.
- « Me projeter ». Dans Collectif. Résidence. Imaginer l’après. Sudbury, Prise de parole, en ligne. (https ://www.prisedeparole.ca/wordpress/wp-content/uploads/2020/07/Imaginer-lapres.pdf
- « Bercement » , Solaris, 192 (automne 2014).
- Autour de l'elfe, Nouvelles fraîches n°3, 1987
- Une chambre au milieu d'une maison, Nouvelles fraîches n°4, 1988
- Tromper l’en-nuit, Mœbius n°52, 1992
- De la confiture de fraises et autres histoires de ma grammaire, RegArt (Belgique) n°18, 1993
- Je vais mourir, XYZ n°30, 1992Écrit avec Brigitte Caron.
- Fœtalité, imagine... n°64, 1993
- Le triangle sublime ou pourquoi il vaut mieux vivre à trois que de ne pas vivre du tout, XYZ n°35, 1993
- Comme une bouteille à la mer, XYZ n°36, 1993Réédition française dans Nouvelle donne. Littérature: Le magazine de la nouvelle (Belgique) n°12, 1997
- De la nécessité du couvre-chef au cœur des chauds après-midis d’été, XYZ n°38, 1994
- la Cale, imagine... n°68, 1994
- Il n’y aurait que le premier pas, Mœbius n°61, 1994
- Un mur, XYZ 40, 1994Traduction anglaise: A Wall (in Tesseracts n°6, 1997)
- Ivraison gratuite, Tessera n°17, 1994
- Une histoire vraie d’amour, XYZ n°41, 1995Traduction anglaise: Una verdadera historia de amor (in Días de Quebec, México, La Mosca muerta, 2003)
- La Stèle de Stella, Roberval, Ashem Fiction, 1995
- Le Cri périodique, Pot-pourrire, Roberval, Ashem Fiction, 1996
- Marie, Proxima n°1, 1996
- Chauds les robinets, XYZ n°46, 1996
- Comme on fait son lit, Tessera n°20, 1996
- la T-005, imagine... n°77, 1997
- Pharmacopées, Solaris n°120, 1997
- Lettre à Brijjie, Solaris n°133, 2000
- Tempus fugit, XYZ n°61, 2000
- Vide sanitaire, Année de la science-fiction et du fantastique québécois 1998, Lévis, Alire, 2001
- la Guerre sans temps, Solaris n°143, 2002
- Quelques voyages au pays de Gigogne, XYZ n°74, 2003
- la Nuit, Solaris n°145, 2003
- Aujourd'hui l'automne, XYZ n°76, 2003
- Le Pire des deux mondes, Année de la science-fiction et du fantastique québécois 1999, Lévis, Alire, 2003
- Aimer, jouer, XYZ n°80, 2004
Scénario
[modifier | modifier le code]Essais
[modifier | modifier le code]- Mes morts jeune, Sudbury, Éditions Prise de parole, , 99 p. (ISBN 9782897444938)
Traductions
[modifier | modifier le code]Larissa Lai (trad. Sylvie Bérard et Suzanne Grenier), Les sœurs de la Muée [« The Tiger Flu »], Montréal, Quartanier, (ISBN 9782896987030)
Autres
[modifier | modifier le code]- Sylvie Bérard, Julia Bettinotti et Gaëlle Jeannesson, Les 50 romans d'amour qu'il faut lire, Nuit blanche, .
Prix littéraires
[modifier | modifier le code]- 1994 : prix Septième Continent pour La Cale[2].
- 2018 : prix Trillium de poésie pour Oubliez[12].
- 2003 : prix Boréal pour la nouvelle La Guerre sans temps[13].
- 2003 : prix Aurora pour la nouvelle La Guerre sans temps[14].
- 2005 : Prix Jacques-Brossard de la science-fiction et du fantastique pour le roman Terre des Autres[15].
- 2005 : prix Boréal pour le roman Terre des Autres[16]
- 2006 : prix des lecteurs de Radio-Canada pour le roman Terre des Autres[17].
- 2025 : prix du Gouverneur général, catégorie traduction, pour Les sœurs de la Muée[18].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Administrator, « grandprixsffq.ca - Biographie des lauréats », sur www.grandprixsffq.ca (consulté le )
- « Sylvie BÉRARD | Dictionnaire des auteurs des littératures de l'imaginaire en Amérique française », sur www.daliaf.com (consulté le )
- ↑ « Sylvie Bérard | Les voix de la poésie », sur lesvoixdelapoesie.ca (consulté le )
- ↑ (en) « French Studies Professor Wins Governor General’s Literary Award for Translation of Science Fiction - News - Trent University », sur www.trentu.ca, (consulté le )
- ↑ Sophie Beaulé et Amy J. Ransom, « SF, fantastique et polar du Canada français », Revue @nalyses, vol. 8, no 2, printemps-été 2013 (lire en ligne)
- ↑ Rodica Gabriela Chira, « AUTOUR DE L’ALTÉRITÉ DANS "TERRE DES AUTRES" DE SYLVIE BÉRARD », Studia Universitatis Babeș-Bolyai Philologia, , p. 9–22 (ISSN 2065-9652 et 1220-0484, DOI 10.24193/subbphilo.2018.1.01, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Marcus Dupont-Besnard, « Quels sont les meilleurs romans de SF féministes ? 7 autrices livrent leurs choix », sur Numerama, (consulté le )
- ↑ Nicholas Serruys, « Xénototalité : l’utopie, l’uchronie et l’anticipation canadiennes-françaises et québécoises dans l’optique de l’allégorie nationale », Voix Plurielles, (DOI 10.26522/VP.V5I2.459, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Nicholas Serruys, « Problématique de l'identité et de l'altérité dans "Terre des Autres" (2004) de Sylvie Bérard », Nouvelles Études Francophones, vol. 27, no 1, , p. 115–129 (ISSN 1552-3152, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Sylvie Bérard – Lettres québécoises », sur Érudit (consulté le )
- ↑ « Diable, sans doute (Le) | Dictionnaire des auteurs des littératures de l'imaginaire en Amérique française », sur www.daliaf.com (consulté le )
- ↑ « LAURÉATS ET LAURÉATES DU PRIX LITTÉRAIRE TRILLIUM 2018 », sur Ontario Creates (consulté le )
- ↑ « Boréal - Prix littéraire - nooSFere », sur www.noosfere.org (consulté le )
- ↑ « Prix Aurora – Revue Solaris » (consulté le )
- ↑ « Prix Jacques Brossard – Revue Solaris » (consulté le )
- ↑ « Prix Boréal – Revue Solaris » (consulté le )
- ↑ Radio-Canada, « Le Prix des lecteurs à un roman de science-fiction », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ « Sylvie Bérard obtient le prix littéraire du gouverneur général en traduction | OHdio | Radio-Canada », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives à la littérature :
- Fiche de Sylvie Bérard sur Alire.com
- Poétesse québécoise
- Romancière québécoise
- Nouvelliste québécois
- Écrivain canadien du XXe siècle
- Écrivain canadien du XXIe siècle
- Écrivain canadien de science-fiction
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- Écrivaine canadienne de science-fiction féministe
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