Sylvia Bongo Ondimba

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Sylvia Bongo Ondimba
Sylvia Bongo Ondimba
4e Première dame du Gabon
Depuis le
(5 ans 9 mois et 10 jours)
Prédécesseur Édith Lucie Bongo
Biographie
Nom de naissance Sylvia Valentin
Date de naissance (52 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Père Édouard Valentin
Conjoint Ali Bongo Ondimba
Enfants Malika Bongo Ondimba,
Noureddin Édouard Bongo Ondimba,
Jalil Louis Bongo Ondimba,
Bilal Bongo Ondimba

Sylvia Bongo Ondimba, de nationalité gabonaise, est née le à Paris. Elle devient Première dame du Gabon le 16 octobre 2009, lors de l’investiture de son époux Ali Bongo Ondimba comme président de la République gabonaise. En 2011, elle crée la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la Famille.

Parcours[modifier | modifier le code]

Fille d'Édouard Valentin et d'Aimée Baudier, elle connaît très tôt l’Afrique : le Cameroun, la Tunisie, enfin le Gabon où la famille s’établit en 1974. Sylvia Bongo Ondimba fréquente l’Institut Immaculée Conception de Libreville jusqu’à son baccalauréat. Après des études de gestion en France, elle regagne le Gabon où elle entame une carrière dans l'immobilier.

En 1988, elle rencontre Ali Bongo Ondimba, qu'elle épouse en 2000. Ensemble, ils sont les parents d’une famille de quatre enfants : Malika, Noureddin-Edouard, Jalil-Louis et Bilal.

Première dame[modifier | modifier le code]

Sylvia Bongo Ondimba durant la Journée mondiale de lutte contre le Sida, en 2007.

Adoption de la Journée internationale des veuves[modifier | modifier le code]

L’engagement social de la Première dame est marqué par la reconnaissance par l'Assemblée générale des Nations Unies en 2010[1] du 23 juin comme Journée internationale des veuves[2], à l'issue d’une campagne[3] qu’elle a menée, afin de lever le voile sur le sort de ces femmes, souvent victimes de toutes sortes d’agression et de spoliation dans le recouvrement de leur biens au décès de leur époux et d’assurer leur protection et le respect de leurs droits.

Au Gabon, cela s’est traduit par l’adaptation de textes de lois et le déploiement d’un dispositif national d’aide et de secours.

Commissaire membre au sein de la commission ONUSIDA-The Lancet[modifier | modifier le code]

Son engagement depuis 2009 à œuvrer contre la pandémie du VIH/Sida, à travers ses multiples actions de plaidoyer auprès du Président Ali Bongo Ondimba, de ses concitoyens et de la communauté internationale, a valu l’adoption de la résolution 1308[réf. nécessaire][4] du Conseil de sécurité des Nations unies[5], reconnaissant la nécessité d'inclure, dans la formation du personnel chargé du maintien de la paix, l'acquisition des compétences en matière de prévention du VIH/SIDA.

En juin 2013, Sylvia Bongo Ondimba est nommée commissaire membre par la Commission Onusida/The Lancet « Du sida vers une santé durable »[6]. Cette  Commission qui réunit aussi bien des chefs d'État, des décideurs politiques et économiques que des personnes vivant avec le VIH,  vise à catalyser les compétences et l'élan politique afin d'orienter le débat sur l'avenir de la santé, dans le programme de développement post-2015[7], et d'accélérer les progrès vers l'éradication du sida.

Stratégie d’investissement humain pour le Gabon[modifier | modifier le code]

La Stratégie d’investissement humain du Gabon[8] pose un diagnostic de la pauvreté au Gabon et définit un programme d’actions pour lutter efficacement contre le phénomène de  précarité et d’inégalité sociale. Grâce à la reconnaissance de sa fibre sociale et de son militantisme en faveur des personnes démunies, la Première dame s’est vue confier la responsabilité de mener cette mission[9],[10]. Elle contribue ainsi à la révision de la politique d’aide sociale au Gabon, dont le système était jugé opaque et inefficace.

Lutte contre les violences faites aux femmes : grande cause nationale[modifier | modifier le code]

Dans la continuité de son combat mené pour les veuves, Sylvia Bongo Ondimba s’engage en 2013 contre les violences faites aux femmes au Gabon[11] en menant un plaidoyer auprès de la société et des pouvoirs publics. Au Gabon, ce sont 56 % de femmes qui déclarent être victimes de violences conjugales au cours de leur vie alors que 52 % sont victimes de violences physiques[12].

La Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la Famille[modifier | modifier le code]

La création de la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la Famille en 2011 répond à l’ambition de sa fondatrice d’agir en complément des pouvoirs publics, pour l’amélioration concrète de la vie des plus vulnérables au Gabon, en agissant pour les citoyens les plus démunis « comme s’il s’agissait de sa propre famille ». La Fondation travaille à soutenir ce qu’elle considère comme les piliers indispensables d’une société juste et inclusive : l’éducation[13], la santé [14]et la solidarité[15].

École Ruban Vert[modifier | modifier le code]

Sylvia Bongo Ondimba a soutenu la création d’une école bilingue au Gabon, Ruban Vert[16], en octroyant des bourses d’études aux élèves gabonais les plus méritants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]