Sylvain Marconnet

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Sylvain Marconnet
Description de l'image Sylvain Marconnet.jpg.
Fiche d'identité
Naissance (39 ans)
à Givors (France)
Taille 1,83 m (6 0)
Surnom Marcochon, Filou [1]
Position Pilier gauche ou droit
Carrière en junior
Période Équipe  
Givors
Carrière en senior
Période Équipe M (Pts)a
1995-1997
1997-2010
2010-2012
Grenoble
Stade français
Biarritz
18 (0)
224 (80)[2]
58 (5)[2]
Carrière en équipe nationale
Période Équipe M (Pts)b
1998-2011 Drapeau : France France 84 (15)

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Dernière mise à jour le 22 mai 2012.

Sylvain Marconnet, né le à Givors (Rhône), est un joueur de rugby à XV français. Il joue en équipe de France et évolue au poste de pilier gauche ou droit au sein de l'effectif du Stade français puis du Biarritz olympique (1,83 m pour 109 kg).

Joueur à la fois solide, technique et mobile, il a l'avantage de pouvoir jouer indifféremment pilier gauche ou pilier droit.

En 2010, il figure sur la Dream Team européenne de l'European Rugby Cup (ERC), à savoir la meilleure équipe-type des compétitions des clubs européens au cours des 15 dernières années[3].

Parcours[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Il annonce qu'il termine sa carrière sportive le [4].

En équipe de France[modifier | modifier le code]

Après sa première sélection et un premier tournoi disputé en 1999, il est écarté de la Coupe du monde, tout comme Jean-Jacques Crenca, le sélectionneur Jean-Claude Skrela leur préférant Cédric Soulette. Il revient en demi-finale à la suite de la sanction de Christian Califano et de la blessure de Thomas Lièvremont.

Après une saison 1999-2000 vierge de sélection — malgré la nomination de son ancien entraîneur, au Stade français Paris, Bernard Laporte, à la tête des Bleus — son titre de champion de France le propulse titulaire en première ligne du XV de France pour les test-matches de novembre 2000.

Face aux Blacks, il forme une tête de mêlée entièrement aux couleurs du Stade français, avec ses camarades Fabrice Landreau et Pieter de Villiers. Cependant, auteur d'un tournoi moyen, il perd sa place de titulaire et malgré un baroud d'honneur face aux Anglais, il rate la tournée. Néanmoins, Bernard Laporte affirme vouloir le reconvertir à droite.

Il participe au grand chelem de 2002, en remplaçant Jean-Baptiste Poux face aux Écossais et s'envole pour la tournée où il est titulaire au poste de pilier droit, évinçant le Narbonnais.

Remplaçant en novembre 2002, il est bombardé titulaire à droite dans le tournoi 2003 après la suspension de de Villiers et la prestation calamiteuse de Califano face aux Anglais. Sélectionné pour la Coupe du Monde, il devient titulaire après le forfait de de Villiers mais rate l'entame à cause d'une blessure. De retour face à l'Écosse, il fait un match fantastique en quarts de finale face aux Irlandais puis connaît l'élimination face aux Anglais. Ayant beaucoup donné, il est victime d'un malaise face aux Blacks pour la petite finale. Parfois moyen, il devient titulaire à gauche après la mise à l'écart de Crenca, statut qu'il conserve deux saisons. L'explosion d'Olivier Milloud et son statut de polyvalent droite-gauche en première ligne font de lui un remplaçant de luxe en équipe de France, comme au Stade français où il doit s'incliner devant la concurrence de l'Argentin Rodrigo Roncero.

Définitivement installé remplaçant après le naufrage face aux Blacks en novembre 2006, il devient le pilier le plus capé de France (71 sélections) durant le tournoi. Malheureusement, le , il se fracture le tibia gauche au ski. Son indisponibilité, estimée à cinq mois, entrave sérieusement sa préparation pour la coupe du monde 2007 pour laquelle il doit finalement céder sa place à Nicolas Mas dans la sélection française.

Après le Mondial, il est pressenti pour rejoindre les Bleus à l'occasion du match contre l'Italie comptant pour le tournoi. Alors que son retour ne s'est fait que quelques semaines auparavant et qu'il n'a que quelques dizaines de minutes de jeu « dans les jambes », il décline toute éventuelle proposition de sélection pour préserver sa santé.

En mars 2009, il est rappelé en équipe de France par son ancien coéquipier du Stade français et du XV de France, Marc Lièvremont, désormais sélectionneur, pour affronter le pays de Galles lors du tournoi des six nations 2009.

En 2011, il participe à un stage de Coupe du Monde mais n'est pas retenu à la dernière minute par Marc Lièvremont.

Pour son dernier match, il devient champion d'Europe avec le Biarritz Olympique contre Toulon.

Carrière[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Il a disputé 88 matchs en compétitions européennes, dont 76 en coupe d'Europe et 12 en challenge européen.

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Il a honoré sa première cape internationale en équipe de France le contre l'équipe d'Argentine.

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Sylvain Marconnet obtient 84 sélections avec l'équipe de France, entre le à Nantes contre l'équipe d'Argentine et le à Bordeaux contre l'Irlande, dont 58 titularisations[5]. Il inscrit quinze points, trois essais[5].

Il participe à onze éditions du tournoi des Six Nations, d'abord en 1999, alors tournoi des Cinq Nations, puis en 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2009, 2010 et 2011[6]. Il dispute 40 rencontres, dont 26 en tant que titulaire, dans cette compétition[6]. Il remporte trois Grand chelem en 2002, 2004 et 2010, remportant deux autres éditions, en 2006, 2007.

Sylvain Marconnet participe à une édition de la coupe du monde, en 2003, où il dispute cinq rencontres, face à l'Écosse, aux États-Unis, l'Irlande, l'Angleterre et la Nouvelle-Zélande[7].

Consultant[modifier | modifier le code]

En 2009, il s'associe à Gilles Dumas et Loïc Yviquel dans l'agence Sportlab.

Alors qu'il évolue encore au Biarritz olympique, il est consultant pour France Télévisions durant la Coupe du monde 2011.

En 2012, après la fin de sa carrière, il prend place en tant que directeur associé chargé du développement au sein du Groupe Sportlab. Il contribuera à fonder Sponsorise Me, première plateforme de financement participatif spécialisée dans le sport qui a fait le buzz lors de son lancement à la suite de la diffusion de la vidéo de Romain Mesnil[8]. Grâce à son appui, Sponsorise Me gagne de nombreux titres tels que le trophée Sporsora de l'innovation media[9], le prix de l'innovation sportive Sport Numéricus[10] et est classée par le magazine Challenges parmi les 100 startups d'avenir[11]. De nombreux projets à succès sont réalisés comme l'Avenue des Légendes, qui collectent près de 550 000 euros grâce au soutien de plus de 5 300 contributeurs.

Il commente les matchs de l'équipe de France des moins de 20 ans dans le Tournoi des Six Nations sur France 4 aux côtés de Jean Abeilhou en 2013, 2014 et 2015 puis aux côtés d'Hélène Archilla en 2016[12]. Depuis 2012, il commente aussi l'un des trois matchs de la dernière journée du Tournoi des Six Nations séniors avec Jean Abeilhou [13],[12].

En 2014, il crée SL Event, structure d’organisation d’événements propriétaires du Groupe Sportlab, et organise le Rugby Masters, match qui oppose le Rugby club toulonnais, vainqueur de la précédente coupe d'Europe, à l'un des meilleurs club de l'hémisphère sud, la franchise sud-africaine des Sharks, le [14]. SL Events est également l'organisateur des Defirun Assu 2000, course d'obstacles conviviale et accessible à tous, en compagnie d'ambassadeurs sportifs de prestige tels que Mehdi Baala, Ladji Doucouré, Marc Raquil ou encore l'ancienne Miss France Laury Thilleman.

Depuis sa retraite, il aura permis à faire grandir les différentes structures du Groupe Sportlab, qui est passé de 15 à 50 salariés.

Durant la coupe du monde 2015, il est consultant pour TF1, ainsi que pour plusieurs sponsors du rugby comme la Société générale, Gedimat...

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.canalplus.fr/c-sport/c-rugby/c-rugby-h-cup/c-h-cup-news/cid631591-heguy-l-equipe-pour-reussir.html
  2. a et b « Sylvain Marconnet », sur www.itsrugby.fr (consulté le 2 octobre 2011)
  3. Angelina Lacroix, « Annonce des lauréats des Prix ERC15 », sur ercrugby.com, ERC,‎ (consulté le 17 mai 2010)
  4. Marconnet : «J'ai fait mon temps», Le Figaro, 11 mai 2012.
  5. a, b, c et d (en) « Sylvain Marconnet », sur espn.co.uk (consulté le 22 janvier 2016).
  6. a et b (en) « Sylvain Marconnet : Five/Six Nations », sur espn.co.uk (consulté le 22 janvier 2016).
  7. (en) « Sylvain Marconnet : IRB Rugby World Cup », sur espn.co.uk (consulté le 22 janvier 2016).
  8. « Sponsorise.me, une startup française en forme olympique », sur lexpansion.lexpress.fr,‎ .
  9. Alexandre Bailleul, « EDF Sponsor de l’année – Le CNOSF, Eurostar, la RATP et Sponsorise.me récompensés aux Trophées SPORSORA du Marketing Sportif », sur sportbuzzbusiness.fr,‎ .
  10. « Sport Numericus : les lauréats 2013 », sur sponsoring.fr,‎ .
  11. [PDF] « 100 startups d'avenir », sur xelelofficial.typepad.fr.
  12. a et b « Le programme du Tournoi des 6 Nations 2016 sur France Télévisions », sur mediasportif.fr (consulté le 30 janvier 2016).
  13. « Tournoi des 6 Nations : Dispositif et Programme TV complet », sur enpleinelucarne.net (consulté le 30 janvier 2016).
  14. Cyrille Gandolfo, « Rugby Masters, le match qui réunit les hémisphères Nord et Sud », sur cdusport.com,‎ .

Liens externes[modifier | modifier le code]