Sylvain Attal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Attal.
Sylvain Attal
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (56 ans)
Nationalité
Formation
Activité

Sylvain Attal, né le , est un journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé du CFJ en 1985, il commence sa carrière à Europe 1, où il sera successivement journaliste au service politique, présentateur du journal de 7 h, grand reporter, rédacteur en chef adjoint et présentateur des éditions du week-end. Il quitte Europe 1 en 1994 pour rejoindre LCI en tant que présentateur et interviewer. En 1996, il retourne à Europe 1 comme rédacteur en chef et présentateur de la tranche d'information 8 h-9 h. À partir de janvier 1999 il présente l'émission Argent public sur France 2 jusqu'à sa suppression en juin 2001[1].

Après un passage sur RMC en 2001[2], il collabore au journal en ligne Proche-Orient.info[3], à RTL (On refait le monde) et à Infosport, tout en menant en parallèle une enquête sur la résurgence de l'antisémitisme qui sera publiée en 2003. Il est alors également consultant pour Paris 2012.

En 2004, il publie une enquête sur le « nouvel antisémitisme » qui prospère selon lui sous couvert de progressisme, d'altermondialisme et d'antisionisme dont il affirme que les responsabilités ne sont pas à chercher dans les seuls cercles islamistes[4].

En 2005, il est nommé éditeur et présentateur du journal de 18 h de la chaîne parlementaire Public Sénat[5]. La même année, à l'occasion des émeutes secouant les banlieues françaises, il dénonce publiquement comme responsable « l'islam politique », nouveau « fascisme vert » s'étendant sur « toute la planète et jusque dans nos banlieues »[6].

En 2006, il rejoint la nouvelle chaîne d'information télévisée internationale France 24 en tant que présentateur, puis devient chroniqueur international en 2009.

En novembre 2011, Sylvain Attal doit présenter ses excuses après avoir accusé publiquement l'opposant politique congolais Étienne Tshisekedi Wa Mulumba de viols et de crimes de guerre[7].

En mars 2012, il est nommé chef du service multimédia de la rédaction unifiée France 24-MCD-RFI.

En janvier 2013, les rédactions internet de France 24 et RFI étant séparées, il est nommé directeur adjoint de France 24 chargé des nouveaux médias.

Controverses[modifier | modifier le code]

En 2013, Sylvain Attal porte plainte pour « diffamation publique » contre un ancien pigiste de France 24, à cause de modifications apportées par celui-ci au présent article de Wikipédia, portant notamment sur la faute professionnelle évoquée ci-dessus (affaire Étienne Tshisekedi)[8]. Le 21 octobre 2014, l'ancien journaliste est relaxé et Sylvain Attal est condamné à lui verser 2 000 euros d'indemnités pour le préjudice subi lors de cette procédure[9].

Par arrêt du 2 juillet 2015, la cour d'appel de Paris infirme ce jugement et condamne l'ancien pigiste à verser un euro de dommages et intérêts à Sylvain Attal ainsi que 3 000 euros au titre des frais de justice[10].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. France 2 résignée à une info en petite forme. Libération, 10 juillet 2001
  2. L'arrivée de Sylvain Attal, Le Parisien, 27 février 2001
  3. Journalistes triés à l'Assemblée, Libération, 3 avril 2004
  4. « Il y a de plus en plus un parti pris antisémite en France (...) ce parti pris est en passe de devenir un mouvement antisémite, voire un parti tout court. » La Plaie, enquête sur le nouvel antisémitisme, Denoël, p. 18
  5. Actualités, Télé Satellite ou Numérique, 14 septembre 2005
  6. http://bennythyrion.wordpress.com/2008/07/04/individualisme-versus-identitarisme-communautarisme-10/
  7. Chronique de Sylvain Attal sur France24, 1er décembre 2011 [1]
  8. Un ex-journaliste jugé pour des notes biographiques contestées sur Wikipédia Notre temps, 16 septembre 2014 [archive]
  9. Il modifie la fiche Wikipédia d'un supérieur, la diffamation n'est pas retenue, Libération, 21 octobre 2014
  10. AFP, « Biographie diffamatoire sur Wikipédia: condamnation d'un ex-pigiste de France 24 », Le Parisien,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]