Syam

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Syam
La villa palladienne de Syam
La villa palladienne de Syam
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Champagnole
Intercommunalité Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura
Maire
Mandat
Jean-Claude Deniset
2014-2020
Code postal 39300
Code commune 39523
Démographie
Gentilé Syamois
Population
municipale
191 hab. (2014)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 03″ nord, 5° 57′ 00″ est
Altitude Min. 521 m – Max. 794 m
Superficie 6,9 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Syam

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Syam

Syam est une commune française située dans le département du Jura et la région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au sud de Champagnole, Syam est dans un site préservé. Ce village est arrosé par trois rivières : la Saine rejointe par la Lemme se jette dans l'Ain aux "Forges". C'était autrefois le paradis des pêcheurs à la mouche à partir du mois de mai. Ceux-ci venaient en grand nombre pêcher les ombres qui aujourd'hui ont disparu du fait de la pollution. L'hôtel des Roches (lui aussi disparu) accueillait ces pêcheurs ainsi que leur famille.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Champagnole
Cize
Bourg-de-Sirod, Sirod Rose des vents
Le Vaudioux N Crans
O    Syam    E
S
Chaux-des-Crotenay Les Planches-en-Montagne

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lieu de passage important entre Champagnole et Morez, c'était autrefois un village de bûcherons (charbon de bois) et un lieu d'hébergement l'hiver pour les voyageurs en route vers la Suisse et bloqués par la neige dans la côte de Saint Laurent.

Par la suite, il est devenu un village agricole : de 12 exploitations dans les années 1930 il n'en reste qu'une. Une grande partie des terres est exploitée par des agriculteurs des villages limitrophes.

La carrière de sable « Roussillon » a arrêté son exploitation en 2008 après plus de 60 ans d'activité. L'usine « Les Forges de Syam », qui employait environ 40 personnes et était réputée pour son savoir-faire exceptionnel, a également fermé ses portes en 2009[1].

L'archiviste et archéologue André Berthier a proposé, en 1962, après une recherche par « portrait robot », de situer le lieu de la bataille d'Alésia sur les communes de Chaux-des-Crotenay, Syam et Crans.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Colette Taballet    
16 mars 2008 en cours Jean Claude Deniset[2] DVD Retraité Fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 191 habitants, en diminution de -3,05 % par rapport à 2009 (Jura : -0,23 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
175 245 177 275 444 426 399 352 360
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
338 352 386 404 403 466 492 379 331
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
322 339 308 274 250 235 193 187 233
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
243 243 232 226 234 221 212 197 191
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les Forges de Syam, ensemble de laminoirs dont les bâtiments datent des années 1820.
  • Le château de Syam ou "la villa palladienne de Syam", grande demeure de maîtres de forges, construite entre 1826 et 1828 par l'architecte Champonnois l'Ainé, inspirée pour sa situation et son plan d'une des célèbres villas d'Andrea Palladio, "La Rotonda" (pour sa pièce centrale carrée dite en rotonde) ou Almerico-Capra (1566-1571) près de Vicence (cf. Pascale Thuillant, La saga du château de Syam dans "Art et Décoration" de mai 2013, p. 56 à 66, nombreuses ill.); elle constitue, avec son mobilier exceptionnellement conservé sur place, un ensemble architectural et décoratif néo-classique français unique de cette époque.
  • La source intermittente;
  • Les gorges de la Saine;
  • Le Gros Chêne, âgé de plus de 500 ans, au lieu-dit "Naufferin";
  • La ligne d'Andelot-en-Montagne à La Cluse (voie ferrée reliant Dole à Saint-Claude) desservait autrefois l'usine des Forges;
  • Viaduc du chemin de fer au-dessus de la route reliant Syam à Champagnole (surplombe l'Ain de 52 mètres);
  • Le Pont de La Scie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Jobez, fils et successeur en 1825 de Claude Jobez, maîtres de forges et politiciens; à sa mort accidentelle en 1828, son fils Alphonse achèvera la construction de la villa néo-palladienne entreprise en 1825-26 par son père;
  • Sadi Carnot, colonel d'infanterie, fils de Marie-François Sadi Carnot, époux de Marguerite Jobez, qui vers 1910 modernisa la villa qu'elle fit restaurer (façades) et décorer par l'architecte parisien Louis Feine;
  • Lucien Daloz (1930-2012), évêque de Langres puis archevêque de Besançon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]