Svinkels

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Svinkels
Description de cette image, également commentée ci-après

Les Svinkels, pendant un concert le à l'Atabal, à Biarritz.

Informations générales
Surnom Le Svink'
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Hip-hop, rap français, rap politique
Années actives 19942009
Labels AT(h)OME
Site officiel www.svinkels.com
Composition du groupe
Anciens membres Gérard Baste
Nikus Pokus
Mr. Xavier
Dr Crunkenstein
DJ Pone
DJ Do Bass

Svinkels est un groupe de hip-hop français composé de trois MCs : Gérard Baste, Nikus Pokus, et Mr. Xavier (alias XanaX), actif entre 1994 et 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et débuts[modifier | modifier le code]

Les Svinkels se forment initialement en 1994[1]. Concernant la formation du groupe, Gérard Baste explique : « Nikus et moi, on était dans deux bahuts du 4e. Moi j’étais à Charlemagne, lui à Sophie Germain. Quand on s’est rencontré, il commençait à écrire du rap, moi ça me tentait un peu. Faut savoir qu’à cette époque, tout ça était très à la mode pour les ados. C’était normal d’avoir un tag, de rapper et de faire du break. Xanax nous a rejoint, on avait plein d’amis en commun. On a commencé le groupe à 18 ans, on devait être en 1re. On s’est tout de suite appelé Svinkels. Deux mois après la création du groupe, on avait déjà des plans pour faire des concerts à Paris[2]. »

Le nom de Svinkels s'inspire de la Swinkels traditional beer, bière de type Pils du brasseur néerlandais Bavaria, réputée pour être la moins chère sur le marché. Au lycée, on les appelait donc les Svinkels de par leur grande consommation de cette bière[3],[4]. À cette période, le groupe est seulement composé de Gérard Baste et Nikus Pokus[2]. Les deux décident de contacter DJ Do Bass, un jeune programmeur[1]. En 1995, ils enregistrent ensemble leur première maquette et se popularisent lors de concerts[1].

Le groupe fait sa première apparition sur CD en 1997, sur la compilation Police avec leur morceau Alcootest[2],[1]. Sur la même compilation Les Professionnels officient, composé de M. Xavier et Frédéric Lansac. Les deux groupes fusionnent et gardent le nom de Svinkels. Ils se font connaître par les titres Cereal Killer, sur Juste fais là ! sortie en 1997 et Réveille le punk, sur l'album Tapis rouge datant de 1999 qui sera par ailleurs le premier clip du groupe.

Suites[modifier | modifier le code]

DJ Pone, meilleur DJ français de 2000 à 2003 ainsi que champion du monde par équipe avec le groupe de DJs Birdy Nam Nam, rejoint le groupe en 2001. Les Svinkels font partie du collectif Qhuit (composé de TTC, Triptik, AMS Crew, Rhum-G et L'Animalexxx) formé en 2004, avec lequel ils produisent l'album Gran Bang. Au début de 2008, le groupe est accompagné sur scène du Dirty Centre Orchestra, et non plus d'un DJ (DJ Pone), apportant ainsi un côté plus rock à leurs prestations. Cet orchestre est composé de Toma de LAB (batterie), Vince (basse), Ton's de Freedom For King Kong (clavier) et Ardag (guitares). Les Svinkels ont aussi fait plusieurs featurings notamment avec Parabellum (Anarchie en chiraquie, 2002), Enhancer (Ma musique sur l'album Street Trash), TTC, Le Peuple de l'herbe (Monde de merde) et Triptik (Comment ça).

L'album Dirty Centre est publié le , et est produit par La Ouache Production avec un mixage de Dr Crunkenstein.

En 2014, un documentaire intitulé Un jour peut-être retrace les parcours de groupes comme TTC et les Svinkels[5].

Hors collectif[modifier | modifier le code]

À la suite d'ennuis de santé[2] ainsi que de discordes dans le groupe, Gérard Baste annonce sur le forum du groupe qu'il arrêtait les concerts pour l'année 2009. Lorsqu'il était animateur sur Game One, Gérard Baste a co-écrit plusieurs sketches, parfois en musique comme le Single du Capitaine[2]. XanaX fait partie du groupe Les Pros avec l'ancien DJ des Svinkels, Frédéric Lansac. Le groupe a déjà sorti un album, Or du temps.

En 2017, Gérard Baste qui tourne avec les Motor City Bad Boys dont Dr Vince et XanaX, annonce en interview l'envie de reformer les Svinkels suite au rapprochement récent avec Nikus lors du concert à l'Élysée Montmartre et l'envie de "refaire tourner le répertoire"[6].

Style musical[modifier | modifier le code]

Leur style, considéré comme alternatif au sein du hip-hop français[2], varie, du comique (J'pète quand j'crache, Le Svink c'est chic, Boule puante) dans la veine de TTC (en duo dans Association de gens normals), à l'artistique, tournant en dérision des sujets sérieux comme l'alcoolisme (Cereal killer) en passant par quelques morceaux engagés contre le racisme et l'extrême-droite notamment (Front contre front, L'Internazionale, Dizy qu'il est fini ou encore Le Corbeau) et la musique punk (Réveille le punk).

Les Svinkels définissent eux-mêmes leur musique par les termes « crade-core » ou bien « slip-hop »[3]. Leur style est comparé aux Beastie Boys ou à Cypress Hill lors de leurs passages sur scène[2].

L'une des particularités des Svinkels vient de leurs textes où l'on perçoit nombre de jeux de mots (exemple « retour aux seventies, c'est pire que Seven quand je tise » sur Raid Def Jam (Bois mes paroles) et de multiples références musicales plus ou moins « référencables » comme Nina Hagen, les Bérurier Noir, Jean Ferrat ou Pantera sur Réveille le punk (« Gérard Baste la Nina Hagen française » « Mais jamais j’brûlerai mes vieux albums des Bérus - Fils j’en suis trop féru plus que Jean Ferrat - Je préfère le rock ferreux de Pantera »), les Beastie Boys (« C'est le Svink Papa, tu sais: les Beastie Français » dans « Droit dans l'mur » sur Dirty Centre) ou meme Alanis Morissette dans « Happy Hour » : « J'tourne à l'anis comme Morissette. » Revendiquant un style en constante évolution, leur dernier album Dirty Centre fut principalement influencé par le Dirty South américain[7].

Membres[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

EPs[modifier | modifier le code]

Best-of[modifier | modifier le code]

Albums collaboratifs[modifier | modifier le code]

  • Gran Bang (avec Qhuit) (2004)
  • Future School (avec AMS Crew) (2005)

Autres[modifier | modifier le code]

  • Alcootest (Inspecteur Gadget) (1997)
  • Refaire l'immonde
  • Svinkels.com
  • Géopolitique avec Dabaaz, Rhum-G
  • Nights Clubbers avec Rhum-G
  • Bon pour l'asile
  • La Kermesse avec les Fils de Teuhpu
  • La Mongolienne (bande-originale de La Beuze)
  • Comment ça ? avec Triptik
  • Dans le club All Stars Remix avec TTC, Cyanure (ATK)
  • Le Manège enchanté
  • Hot O momo avec DJ Mehdi
  • The Headbanger avec Busy P (2007)
  • Association de gens normals avec TTC (2007)
  • Petit con (2007)
  • Monde de merde avec Le Peuple de l'herbe (2008)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Svinkels, entre tradition et modernité. ARIEGE : Concert samedi, à Sainte-Croix », sur La dépêche,‎ (consulté le 30 mai 2016).
  2. a, b, c, d, e, f et g Tomas Statius et Michela Cuccagna, « Gérard Baste, le pouët-pouët maudit du rap français »,‎ (consulté le 30 mai 2016).
  3. a et b Gérard Baste, « Interview accordée à 90BPM », sur 90BPM (consulté le 30 mai 2016), Au début, c’était Hip Hop de comptoir, après c’est vite devenu cradcore et en ce moment c’est pas mal SlipHop (rires…).
  4. « Interview des Svinkels », sur Webzine Mygmusique,‎ (consulté le 30 mai 2016).
  5. « De TTC à Svinkels : une histoire de l’autre rap français », sur Les Inrocks,‎ (consulté le 30 mai 2016).
  6. « Interview Gérard Baste / 2017 », sur La Scène Mâconnaise (à 10:52),‎
  7. « Les Svinkels sur le site officiel du label AT(h)OME », sur label-athome.com (consulté le 30 mars 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]