Suzanne Hoschedé

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Femme à l'ombrelle tournée vers la gauche, 1886. Suzanne Hoschedé pose pour ce tableau de Monet, ainsi que pour bien d'autres.

Suzanne Hoschedé (née en 1864 - morte en février 1899) est la fille aînée d’Alice Hoschedé et d’Ernest Hoschedé, ainsi que la belle-fille et un des modèles favoris de Claude Monet[1]. Elle figure sur plusieurs tableaux connus de Claude Monet, à l'instar de Femme à l'ombrelle de 1886, mais aussi sur un tableau de Theodore Robinson. Elle est d'autre part la première épouse du peintre impressionniste américain Theodore Earl Butler, installé à Giverny.

Modèle de Monet[modifier | modifier le code]

Après la mort de Camille Doncieux et la mise en ménage de Claude Monet avec Alice Hoschedé, Suzanne Hoschedé devient l'un des modèles préférés de Claude Monet, sans doute même son modèle favori à cette époque, puisque, selon la tradition familiale, les séances de pose répétées que lui demandent Claude Monet l'épuisent nerveusement[2].

Mariage avec Theodore Earl Butler[modifier | modifier le code]

Suzanne Hoschedé et Theodore Earl Butler, par Theodore Robinson.

Au début des années 1890, le peintre américain Theodore Earl Butler, venu s'installer à Giverny, tombe amoureux d'elle, et finit par l'épouser. Il doit cependant d'abord affronter l'opposition initiale farouche de Claude Monet, qui voit d'un très mauvais œil tous ces « misérables Américains » de passage à Giverny qui pourraient bien séduire une ou plusieurs de ses belles-filles[3].

Ce n'est que lorsque Claude Monet apprend de Theodore Robinson la situation confortable de la famille Butler que sa réticence fléchit. Le mariage a lieu le 20 juillet 1892, tout juste dix jours après que Claude Monet lui-même ait épousé officiellement la mère de Suzanne, Alice Hoschedé. Le mariage de Suzanne et de Theodore Earl Butler est immortalisé par un autre peintre américain, Theodore Robinson, sous le titre Le Cortège nuptial (The Wedding March). Theodore Earl Butler a légué une de ses toiles au musée de Vernon[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Theodore Butler devient alors un lien essentiel entre la communauté de peintres américains implantée en France et Claude Monet. Avec Suzanne, ils ont deux enfants, James (« Jimmy ») Butler tout d'abord, né en 1893, puis Lilly Butler, née en 1894[4].

Suzanne Hoschedé-Butler meurt en février 1899[4] après une longue maladie. Sa plus jeune sœur, Marthe Hoschedé, aide alors Theodore Butler à élever leurs deux enfants. Elle l'accompagne à New York, puis, lorsqu'ils reviennent à Giverny l'année suivante, ils se marient, Marthe devenant ainsi la seconde Mme Butler[4]. Lilly Butler deviendra plus tard une dessinatrice de mode pour Harper's Bazaar. Le peintre français Jean-Marie Toulgouat est son fils, et par conséquent, le petit-fils de Suzanne Hoschedé et de Theodore Butler[5].

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Steven Z. Levine, Claude Monet, Monet, Narcissus, and self-reflection: the modernist myth of the self, University of Chicago Press,‎ (ISBN 9780226475448)
  • Mary Sayre Haverstock, Jeannette Mahoney Vance, Brian L. Meggitt, Jeffrey Weidman, Oberlin College Library, Artists in Ohio, 1787-1900: a biographical dictionary, Kent State University Press,‎ (ISBN 9780873386166, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]