Susette La Flesche Tibbles

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Susette La Flesche
Susette La Flesche Tibbles
Bright Eyes
Susette La Flesche
Susette La Flesche

Naissance 1854
Bellevue, Réserve Omaha (Nebraska)
Décès 26 mai 1903
Réserve Omaha (Nebraska)
Origine Omaha, Ponca
Cause défendue Droits civiques des Amérindiens
Années de service 1879 – 1903
Hommages Nebraska Hall of Fame
National Women's Hall of Fame
Famille Famille La Flesche
Joseph LaFlesche (père)
Francis La Flesche (demi-frère)
Susan La Flesche Picotte (sœur)
Rosalie La Flesche Farley
Marguerite La Flesche

Susette La Flesche, mariée Tibbles (née en 1854 à Bellevue dans la Réserve indienne des Omahas - morte en 1903 près de Bancroft, Nebraska) est une professeure, journaliste, auteure, maîtresse de conférence et une femme engagée issue de la tribu amérindienne des Omahas[1]. Elle est la principale porte-parole de sa tribu à son époque et va mener de nombreux combats pour la reconnaissance des droits de son peuple, jusqu'à obtenir la citoyenneté américaine pour les membres de sa tribu. Ses conférences à travers les États-Unis et l'Europe vont la rendre célèbre parmi les intellectuels de l'époque, ce qui lui permettra de sensibiliser les Euro-Américains à la question amérindienne. Elle est la fille du dernier chef traditionnel Omaha, Joseph LaFlesche connu sous le nom d'Œil de Fer (Iron Eye en anglais). Elle-même porte le nom Omaha d'Inshtatheamba qui signifie « Yeux brillants » (Bright Eyes en anglais)[2]. Elle est admise au National Women's Hall of Fame en 1994.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et éducation[modifier | modifier le code]

Susette La Flesche naît en 1854 près de Bellevue, Nebraska, au sein de la toute nouvelle Réserve omaha[2]. Elle est la fille d'un des chefs de la tribu, Joseph LaFlesche nommé Œil de Fer, et de sa première femme, Marie Hinnuagsnun Gale. Marie est la fille d'un chirurgien américain et de sa femme Iowa, Ni-co-ma. Joseph est le fils d'un négociant canadien-français de fourrures travaillant pour l'American Fur Company qui avait déjà travaillé avec les Omahas et d'autres tribus amérindiennes. Sa mère, Waoowinchtcha, était une Ponca et il est rapporté qu'elle était apparentée à Big Elk, le chef de la tribu Omaha[3]. Ce dernier l'adopta une fois adulte et le désigna comme son successeur sous le nom d'Œil de Fer (Iron Eye en anglais). En 1853, Joseph en tant qu'un des chefs des Omahas, participa à la négociation du traité de 1854, par lequel la tribu vendit la plupart de ses terres à l'État dans le Nebraska. Il a dirigé la tribu peu après leur retrait dans la réserve, et l'a accompagné dans une importante transition vers la sédentarité[4].

Susette est une des dernières parmi les Omahas à vivre une enfance traditionnelle. Lorsqu'elle n'est encore qu'une jeune enfant, la tribu lui donne le nom d'Inshtatheamba durant une cérémonie traditionnelle. À cinq ans, elle assiste à sa première chasse au bison, moment très important de l'enfance Omaha. La chasse au bison était alors encore importante, car elle permettait d'obtenir de la viande et aussi des matières premières pour s'habiller ou fabriquer des ustensiles[2].

Mais très vite, son père prônant l'assimilation de la culture Blanche, Susette adopte un mode de vie plus occidental. Sa famille cesse de vivre dans un tipi pour habiter dans une maison en bois, et Joseph convertit sa famille au christianisme. Étant persuadé de l'importance de l'éducation de son peuple afin de pouvoir mieux revendiquer ses droits auprès des Blancs, il aide à l'installation d'une mission presbytérienne et de son école vers 1860[1]. C'est dans cet établissement que Susette va commencer son enseignement jusqu'à sa fermeture en 1869[1]. Elle y apprend les coutumes et les habitudes euro-américaines ainsi que l'anglais.

En 1872, elle est envoyée dans le New Jersey pour compléter son éducation au Elizabeth Institute for Young Ladies[1]. Par ce fait, elle devient la première Omaha à sortir de la réserve pour étudier. Plus tard sa sœur Susan suivra son chemin. Durant ses études, elle suit des court d'élocution, apprend le français, l'allemand et le latin, ainsi que le dessin et la musique[5]. Diplômée avec les honneurs en 1875[1], Susette revient à la Réserve Omaha. Elle tente de devenir professeure dans la nouvelle école gouvernementale de la réserve, mais elle n'obtient aucun poste. Deux ans plus tard elle découvre que les écoles dans les réserves indiennes étaient obligées d'employer des professeurs amérindiens qualifiés si ceux-ci venaient à postuler pour un poste[2]. De colère, elle leur écrira une lettre de remontrance dont voici un extrait :

« C'est une farce quand vous dites que vous êtes en train de nous civiliser, alors qu'une fois que nous somme éduqués, vous nous refusez les postes à responsabilité et nous renvoyez totalement impuissants pour aider le reste de notre peuple. Peut être que la meilleure façon de nous faire entendre serait d'en appeler au peuple américain à travers la presse. Il pourrait nous écouter[2]. »

Face à cette menace, elle obtient rapidement une place de professeure.

Carrière[modifier | modifier le code]

United States ex rel. Standing Bear v. Crook[modifier | modifier le code]

En avril 1879, a lieu un tournant de sa vie lorsqu'elle visite avec son père, Joseph, le nouveau territoire des Poncas dans l'Oklahoma[2], où le gouvernement américain les oblige à vivre depuis 1877. Les Poncas ont beaucoup de mal à s'adapter à ce déplacement forcé. La différence de climat, notamment, par rapport à leur ancien territoire, provoque de nombreuses maladies, le manque de nourriture cause des cas de malnutrition et des Amérindiens meurent régulièrement[5]. Cette situation a motivé le chef Ponca, Standing Bear, à revenir, avec 66 hommes, femmes et enfants, sur leur ancien territoire sans la permission officielle de l'Armée américaine. À cette époque, les tribus amérindiennes qui ont accepté la vie dans les réserves ne peuvent pas se déplacer librement sans la permission de l'armée[1]. Sur leur route, ils font une halte dans la tribu Omaha où, Joseph, le père de Susette, leur offre l'hospitalité et son soutien[6]. Mais Standing Bear et ses hommes se font arrêter quelques jours après et sont internés au Fort Omaha par le général George Crook en attendant d'être ramenés sur leur nouveau territoire[1].

Joseph et Susette La Flesche arrivent à s’entretenir avec le général Crook, pour défendre la cause de leurs amis[6]. En empathie avec Standing Bear et la situation dans laquelle se trouve son peuple, Crook parvient à différer leur départ et en profite pour prévenir le jeune éditeur du Omaha Daily Herald (Nebraska) Thomas H. Tibbles. Celui-ci rend compte publiquement dans son journal de la situation des Poncas[7].

Dès leur retour chez eux, Joseph et Susette La Flesche contactent également Thomas H. Tibbles afin d'écrire dans son journal[5] pour défendre la reconnaissance des droits des Amérindiens. À la fin de l'année 1879, un procès à lieu : United States ex rel. Standing Bear v. Crook (Crook est cité dans l'accusation car les Poncas n'ayant aucun droit, il est considéré comme leur responsable aux yeux de la loi). Susette La Flesche participe au procès avec son frère Francis. Elle traduit les propos de Standing Bear et témoigne elle-même, se muant en porte-parole des tribus amérindiennes. Grâce à sa double culture omaha-anglaise, elle permet de faire valoir l'éloquence de Standing Bear et de faire preuve d'une grande rhétorique[8].

À la fin de ce procès, le juge fédéral Elmer S. Dundy rend un jugement historique, en reconnaissant pour la première fois qu'« un Indien est une personne » en vertu du XIVe amendement de la Constitution[9]. Ce jugement est considéré comme le premier acte de la fondation de la citoyenneté des Amérindiens aux États-Unis[8].

Le chef Ponca Standing Bear.

Tournées de conférences[modifier | modifier le code]

Après le procès, Susette, Francis et Thomas Tibbles réalisent une tournée de conférences dans l'Est des États-Unis avec Standing Bear pour rendre compte aux Américains de la situation des Amérindiens. Elle traduit les propos de Standing Bear qui relate son histoire et les conditions dans lesquelles vit son peuple[2]. Mais elle intervient également elle-même. Portant les habits traditionnels Omahas et se faisant appeler Bright Eyes, elle captive les foules qui viennent la voir dénoncer les injustices faites à son peuple. Dans ses discours, elle demande au gouvernement d'accorder la citoyenneté aux Amérindiens. Elle défend également la division et l'attribution des terres de la réserve à chaque Amérindien. Traditionnellement, les Amérindiens mettent leurs terres en commun. Mais selon Susette, ce système profite trop au gouvernement américain pour récupérer un maximum des territoires de son peuple. L'exemple des Omahas le lui confirme. En divisant les terres en petites parcelles individuelles, elle pense que les Amérindiens auront plus de chance d'obtenir un jour un droit titre de propriété[2].

En passant par Boston, Pittsburgh, New York, Chicago et Washington, ils obtiennent beaucoup de succès et Susette Bright Eyes La Flesche devient une célébrité nationale[2]. Elle arrive à ramener à sa cause de nombreuses sommités telles que le sénateur Henry L. Dawes, l'écrivaine Helen Hunt Jackson ou encore l'archéologue Alice Cunningham Fletcher[1]. Ces personnes, influencées par Susette, vont fonder plusieurs organismes comme le Boston Indian Citizenship Commitee, le Indian Treaty Keeping ou encore la Women's National Indian Association[1].

À leur retour de cette tournée, Susette La Flesche et Thomas Tibbles se marient le et vivent ensemble dans la réserve Omaha lorsqu'ils ne sont pas en tournée de conférences ou bien en reportage[1].

Gestion des terres Omahas[modifier | modifier le code]

Susette s'occupe également de surveiller l'avancement du projet d'attribution des terres de la réserve aux Amérindiens. En 1884, elle se retrouve, avec son mari, impliquée dans un débat passionné au sujet de la location de terres tribales sans affectation à l'État américain et de l'autonomie gouvernementale. Le couple La Flesche-Tibbles s'oppose à ces deux propositions, et préconise à la place d'acquérir la citoyenneté américaine. Ce débat houleux va créer certaines tensions dans la famille La Flesche, notamment entre Susette et sa sœur Rosalie La Flesche Farley[1] et également avec certains leaders des droits amérindiens de l'époque, comme Alice Fletcher[5]. Fletcher notamment, prône une assimilation forcée, sous tutelle des Blancs, tandis que Susette pense que donner la citoyenneté américaine aux Omahas leur permettrait de faire valoir leurs droits et de ne plus être oppressés par l'État américain qui bafoue régulièrement les traités signés entre les deux parties. Le débat sera tranché à la faveur de Susette lorsqu'en 1887, les Omahas obtiennent la nationalité américaine. Ils seront la seule tribu à avoir cette reconnaissance jusqu'en 1924[10]. La même année le Dawes Act, également connu sous le nom de General Allotment Act, est signé. Il permet la division et l'attribution des terres de la réserve pour tous les Amérindiens qui désirent être propriétaire d'un terrain. Les chefs de familles reçoivent 160 acres chacun (soit 65 hectares), les célibataires de plus de 18 ans reçoivent 80 acres (32 hectares) et les mineurs 40 acres (16 hectares)[11].

Journalisme[modifier | modifier le code]

Toujours en 1887, le couple La Flesche-Tibbles part dans une nouvelle tournée de conférences de dix mois en Angleterre et en Écosse[2]. En 1890, avec son mari et sa sœur Marguerite, Susette dénonce dans le Omaha World Herald le massacre de Wounded Knee dans la Dakota du Sud où plus de 300 Sioux, hommes, femmes, enfants confondus sont assassinés par l'armée[2],[1]. La même année, Susette travaille à Washington comme correspondante pour l'American Nonconformist, un journal d'Indianapolis. Le couple La Flesche-Tibbles vit à Washington de 1893 à 1895[12] puis déménage à Lincoln dans le Nebraska où ils travaillent tous les deux ensemble dans leur nouvelle publication, The Independent[1]. Susette illustre le livre Oo-mah-ha Ta-wa-tha (la Ville Omaha) écrit par Fannie Reed Giffin pour l'Exposition du Trans-Mississippi à Omaha en 1898 et publie des histoires dans des magazines comme St. Nicholas[11].

Mort[modifier | modifier le code]

En 1902, le couple s'installe dans la réserve Omaha, où Susette Bright Eyes La Flesche Tibbles meurt la même année, à l'âge de 48 ans[13]. Le sénat américain lui fait ses éloges[14].

Hommages[modifier | modifier le code]

En 1984, Susette La Flesche Tibbles est admise au Nebraska Hall of Fame[15] et en 1994, elle est admise au National Women's Hall of Fame[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Susette La Flesche est issue du premier mariage de son père, Joseph LaFlesche, avec sa femme Marie Hinnuagsnun Gale. Ses frères et sœurs se nomment Louis, Rosalie, Marguerite et Susan[16]. Elle a également deux demi-frères et une demi-sœur car son père se mariera avec une deuxième femme, Elizabeth Tainne Esau, avec qui il eut Francis, Lucy et Carrey[4].

Joseph LaFlesche encouragea l'éducation de tous ses enfants afin qu'ils apportent en retour une contribution à leur peuple. Et plusieurs d'entre-eux devinrent quelques-uns des intellectuels amérindiens les plus brillants de leur génération[17]. En plus de Susette, Marguerite La Flesche et Rosalie La Flesche Farley devinrent elles aussi des activistes pour la cause amérindienne et Rosalie géra les affaires financières des Omahas[18] ; Susan La Flesche Picotte fut la première femme médecin amérindienne aux États-Unis et Francis La Flesche devint le premier ethnologue issu d'un peuple amérindien des États-Unis[19]. Lucy La Flesche devint enseignante et fut une personnalité de sa tribu[20]. Carrey eut aussi des responsabilités au sein de la tribu[20].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1880-1902 : articles de presse dans différents journaux : Omaha World Herald, The Independent, American Nonconformist ;
  • 1880 : Introduction de Ploughed Under de Thomas Tibbles ;
  • 1881 : Nedawi: An Indian Story from Real Life publié dans le magazine jeunesse St. Nicholas ;
  • 1881 : Illustration et introduction du roman Ploughed-Under: The Story of an Indian Chief, as Told by Himself de William Justin Harsha ;
  • 1881 : Introduction de The Ponca Chiefs : An Account of the Trial of Standing Bear de Thomas Tibbles ;
  • 1881 : The Position, Occupation, and Culture of Indian Women, texte présenté devant l'Association for the Advancement of Women[11] ;
  • 1883 : Omaha Legends and Tent Stories, Wide Awake, in Karen L. Kilcup, ed. Native American Women's Writing c. 1800-1924: An Anthology ;
  • 1898 : Oo-mah-ha Ta-wa-tha, illustré et co-écrit avec Fannie Rééd. Griffin

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n (en) Bernd Peyer, American Indian Nonfiction : An Anthology of Writings, 1760s-1930s, University of Oklahoma Press, , 401 pages p. (lire en ligne), p. 286.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) Liz Sonneborn, A to Z of American Indian Women, Infobase Publishing, (lire en ligne), p. 127.
  3. (en) Robert Harrison Barnes, Introduction by Raymond J. DeMallie, Two Crows Denies it : A History of Controversy in Omaha Sociology, University of Nebraska Press, , 272 p. (lire en ligne), p. 23.
  4. a et b (en) Robin Ridington and Dennis Hastings (In’aska), Blessing for a Long Time, University of Nebraska Press, , 259 p. (ISBN 978-0-8032-3925-8)
  5. a, b, c et d (en) John M. Rhea, A Field of Their Own: Women and American Indian History, 1830–1941, University of Oklahoma Press,
  6. a et b (en) Stephen Dando-Collins, Standing Bear Is a Person, Da Capo Press, (ISBN 0-306-81441-2)
  7. (en) James T King, “A Better Way” : General George Crook and the Ponca Indians, Nebraska History 50, (lire en ligne), p. 242.
  8. a et b (en) « Standing Bear v. The United States », sur nps.gov (consulté le 29 juin 2016)
  9. (en) « The Trial of Standing Bear », sur NebraskaStudies.Org (consulté le 8 juin 2016)
  10. Michèle Villegas-Kerlinger, Sur les traces de nos ancêtres : chroniques de l'Amérique du Nord, Presse universitaire du Québec, .
  11. a, b et c (en) « Susette La Flesche (Tibbles) Facts », sur yourdictionary.com (consulté le 9 juin 2016).
  12. (en) « Susette "Bright Eyes" La Flesche Tibbles », sur NebarskaStudies.Org (consulté le 9 juin 2016).
  13. (en) « Susette La Flesche Tibbles », sur findagrave.com (consulté le 9 juin 2016).
  14. (en) « Susette La Flesche Tibbles », sur nebraskaeducationonlocation.org (consulté le 9 juin 2016)
  15. (en) « Nebraska Hall of Fame », sur NebraskaStudies.org (consulté le 9 juin 2016)
  16. (en) Erin Pedigo, The Gifted Pen : the Journalism Career of Susette "Bright Eyes" La Flesche Tibbles, University of Nebraska Lincoln,
  17. (en) « LaFlesche Family Papers », sur nebraskahistory.org (consulté le 9 juin 2016)
  18. (en) « Rosalie La Flesche Farley » (consulté le 9 juin 2016)
  19. (en) « Francis La Flesche Facts », sur yourdictionary.com (consulté le 9 juin 2016)
  20. a et b (en) Ronald C. Naugle,James C. Olson,John J. Montag, History of Nebraska, University of Nebraska Press, p. 246

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Margaret Crary, Susette La Flesche: Voice of the Omaha Indians, Hawthorn Books, 1973, 178 p ;
  • Marion Marsha Brown, Susette La Flesche: Advocate for Native American Rights, Scholastic Library Pub, 1992, 152 p ;
  • Clark, Jerry E., and Martha Ellen Webb, Susette and Susan La Flesche : Reformer and Missionary in Being and Becoming Indian, Biographical Studies of North American Frontiers, Chicago, Dorsey Press, 1989 ;
  • Green, Norma Kidd, Iron Eye’s Family : The Children of Joseph La Flesche, Lincoln, Johnsen Publishing, 1969 ;
  • Green, Norma Kidd, Tibbles, Susette La Flesche in Notable American Women, The Modern Period, Cambridge, Belknap Press, 1980 ;
  • Fritz, Henry Eugene, The Movement for Indian Assimilation, 1860—1890. University of Pennsylvania Press, 1963

Liens externes[modifier | modifier le code]