Sury-près-Léré

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Sury-près-Léré
Sury-près-Léré
La mairie de Sury-près-Léré
Blason de Sury-près-Léré
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Sancerre
Intercommunalité CC Pays Fort Sancerrois Val de Loire
Maire
Mandat
Pascal Viguié
2014-2020
Code postal 18240
Code commune 18257
Démographie
Population
municipale
711 hab. (2017 en augmentation de 30,94 % par rapport à 2012)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 02″ nord, 2° 52′ 05″ est
Altitude Min. 132 m
Max. 238 m
Superficie 17,78 km2
Localisation
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Sury-près-Léré
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Sury-près-Léré

Sury-près-Léré est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[edit | edit source]

Sury-près-Léré est située à l’extrémité nord-est du département du Cher, en rive gauche de la Loire, à 75 km au nord-est de Bourges, à 33 km au sud-est de Gien et à 11 km au nord de Cosne-sur-Loire. Le bourg ancien s’est développé le long de la route départementale 751 qui relie Sancerre à Gien. Néanmoins c'est sur la route de Savigny (D152) que se trouve le centre du bourg : le cimetière, l'église, la mairie, la salle des fêtes, l'ancienne école.

Localisation[edit | edit source]

Rose des vents Belleville-sur-Loire Neuvy-sur-Loire Rose des vents
N La Celle-sur-Loire
O    Sury-près-Léré    E
S
Savigny-en-Sancerre Léré

Hydrographie et relief[edit | edit source]

La commune est traversée par le canal latéral à la Loire, construit au XIXe siècle, et s’étend d’est en ouest des rives de la Loire aux collines de la région naturelle du Pays-Fort. La proximité de l’autoroute A77, met Paris à 180 km et Nevers à 60 km. Sury-près-Léré est situé sur le bassin versant de la Balance, rivière permanente d’orientation sud-ouest/nord-est qui se jette en Loire à Beaulieu-sur-Loire (Loiret).

Ses hameaux dispersés dans la campagne voient se côtoyer habitat traditionnel et constructions contemporaines. Le reste du territoire présente un caractère naturel prononcé. Les « hauts » de la commune sont constitués de vestiges du bocage et de nombreux bosquets ou petits massifs boisés qui offrent un paysage de qualité et une mosaïque d’écosystème : haies, bois de chênes et de charmes, prairies hygrophiles (fond du val de Balance), étangs, mares, etc. autant de milieux qui permettent d’avoir une biodiversité potentiellement riche.

Histoire[edit | edit source]

Antiquité[edit | edit source]

Le département du Cher a été formé de la plus grande partie de l’ancienne province du Berry, son histoire est donc celle de cette province et naturellement elle remonte à celle des Bituriges qui lui ont donné son nom. Les Bituriges Cubes désignent un peuple gaulois qui occupait un territoire du centre de la Gaule entre la Loire et la Garonne. Ils font partie des peuples de Gaule Celtique.

Le nom Bituriges signifie « les rois du monde ». Il a généré les toponymes Berry et Bourges ainsi que les noms de leurs habitants respectifs Berrichons et Berruyers. Les Bituriges comme tous les peuples gaulois ne nous ont pas laissé d’écrits susceptibles de nous aider à retracer leur histoire. Concernant la guerre des Gaules, Jules César est, par défaut, la seule source étant l’auteur latin le plus ancien conservé à mentionner les Bituriges.

On leur attribue un roi, Ambigat résidant à Avaric. Deux jeunes chefs : Bellovèse et Sigovèse, neveux du vieux roi, suscitèrent les expéditions vers la forêt Hercynienne et l’Italie du Nord qui en passant auraient sauvé la jeune Marseille, convoitée par de méchants voisins puis s’en seraient allés fonder Milan « le pays du milieu » ? Tout cela se passait six cents ans avant Jésus-Christ, mais c’est tout de même Tite-Live qui l’a rapporté, en soulignant qu’alors le pouvoir suprême appartenait aux Bituriges – Penes Bituriges summa imperii ! Hélas, tant de puissance s’accompagne d’une obscurité quasi totale. Voilà six siècles dont on ne sait presque rien sinon qu’ils ont fixé pour longtemps les sites habités du pays, forteresses comme Dun-sur-Auron (Dunum), Mehun-sur-Yèvre (Magodunum), Sancerre (Gortona), Bruère (Brivodurum), etc. sans compter Avaric (Bourges), déjà les minières berrichonnes étaient exploitées, la plaine centrale produisait du blé et du chanvre des groupes de tumuli funéraires boursouflaient les plateaux vers Dun et Medolanium (Châteaumeillant) entassait dans ses caves derrière son rempart de terre, des amphores de vin italique.

Mais l’Italie exportait aussi des légionnaires. Ni les marais, ni les remparts, ni le courage des mineurs ne purent résister au corps expéditionnaire de César en 52 avant Jésus-Christ. De la Gaule indépendante à la Gaule romanisée, d’Avaric à Avaricum, la transition fut cruelle. Trois siècles de paix firent sans doute oublier à leurs descendants le sacrifice des défenseurs d’Avaricum. Le pays se couvrit de grands domaines agricoles, de villae, et bien des communes conservent encore le nom de grands propriétaires gallo-romains.

C’est le cas pour le village de Sury, dont l’origine du nom vient de l’anthroponyme latin SURIUS et du suffixe ACUM pour « domaine de ».

En 476 chute de l’Empire romain. Invasion du pays par les Wisigoths, toute paix, toute activité sombrèrent dans le désordre en proie aux raids barbares. Mais si Avaricum est détruit, les campagnes ravagées, aucun désastre, aucune agression ne purent remettre en cause l’organisation et la hiérarchie des sites, car dans les ruines de la capitale administrative venait de naître un foyer religieux. Le diocèse de Bourges pérennisera l’ancienne cité des Bituriges, l’archevêque conservera sa position hiérarchique sur les cités épiscopales de l’ancienne Aquitaine. Bourges perpétuera ses liens avec Rome, qui ne sera plus celle des empereurs, mais celle des papes.

Les temps gaulois et gallo-romains ont couvert au moins dix siècles et ont finalement fondé et structuré ce qui va devenir le Berry.

Moyen Âge[edit | edit source]

Le bourg de Sury s’est vraisemblablement formé autour de la motte. Le premier écrit mentionnant le nom de la commune date de l’an 1208, SERIACUM, puis en 1230 SERI, en 1320 SURIACO et en 1380 SURY.

Au Moyen Âge, la paroisse était sous la tutelle du prévôt (administrateur domanial) de Léré, représentant le chapitre de Saint-Martin de Tours, depuis au moins le XIIIe siècle.

Une coutume voulait que les chanoines de Léré se rendent à l’église Saint-Jean-Baptiste le mercredi des Rogations. Ils assistaient à la messe et durant l’offertoire, le curé de Sury devait leur donner une tarte de valeur assez élevée pour l’époque, équivalente à six livres tournois.

L’usage perdure jusqu'au XVIIIe siècle et en 1728, à la suite d’un procès la tarte est remplacée par un pain béni de même valeur.

Les dîmes de la paroisse étaient prélevées par le chapitre de Saint-Étienne de Bourges. L’église Saint-Jean Baptiste est datée fin du XVe ou début XVIe siècle.

Le Puits Mardelon[edit | edit source]

Ce puits de volume trapu, au couvrement en forme de cul de four dessert le quartier situé derrière l’église. Quelques maisons anciennes s’y trouvent encore, notamment un vieux logis, aux abords de l’église qui pourrait être un ancien logement ecclésiastique. Quatre autres puits sont dénombrés dans le bourg, l’un près de la mairie et celui de la rue de Bretagne, un autre se dresse en bordure de la route de Léré.

La Grande Borne[edit | edit source]

Cette borne est ancrée à la limite de quatre communes : Belleville-sur-Loire, Santranges, Savigny en Sancerre et Sury près Léré. Il s’agit d’un bloc de grès sur une face duquel est gravée une croix à deux branches entourée des lettres « S » et « E ». Des signes similaires sont gravés sur des bornes en calcaire qui existaient aux alentours du village de Beaulieu. Ces dernières ont été enlevées de leurs emplacements d’origine lors des remembrements. Ces bornes marquaient les anciennes limites des possessions du chapitre de Saint-Étienne de Bourges à Beaulieu et à Santranges, fixées dès le XIIe siècle avec le comte de Sancerre. « S » et » E » ne sont autres que les initiales de Saint-Étienne, et la croix à deux branches est la croix archiépiscopale.

Époque moderne[edit | edit source]

Époque contemporaine[edit | edit source]

Le maire PS de la commune décide le 11 mai 2017 suite aux résultats des élections présidentielles dans son village de priver les habitants de la fête nationale du 14 Juillet. En effet les électeurs du village ont voté majoritairement au premier et second tour pour Marine Le Pen. Le maire choqué de ce résultats démocratique décide de prendre en otage avec le conseil municipal la traditionnelle fête nationale.

[1]

Politique et administration[edit | edit source]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2001 André Audebert   Industriel
mars 2001 En cours
(au 27 septembre 2014)
Pascal Viguié[2] PS Agent EDF retraité
Ancien conseiller général

Démographie[edit | edit source]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2017, la commune comptait 711 habitants[Note 1], en augmentation de 30,94 % par rapport à 2012 (Cher : -2,45 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
588631636587666690693688701
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
720753756785777758753795788
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
706639567564526483432385368
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2017
331322378481509558558685711
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[edit | edit source]

La proximité du pôle économique de Cosne-Cours-sur-Loire, ainsi que l’installation de la centrale nucléaire de Belleville, avec son apport de nouvelle population, ont participé au développement de Sury-près-Léré. La commune connait toujours une activité agricole très présente, avec la production de céréales, l’élevage bovin et caprin.

Culture locale et patrimoine[edit | edit source]

Lieux et monuments[edit | edit source]

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Personnalités liées à la commune[edit | edit source]

Héraldique[edit | edit source]

Blason de Sury-près-Léré

Les armes de Sury-près-Léré se blasonnent ainsi :

D'azur à la tierce ondée et haussée d'argent, à la bande d'or brochant sur le tout, chargée de trois tiercefeuilles de gueules posées à plomb et accompagnée en pointe d'un gland, tigé et feuillé d'or posé en barre [8].

Les fasces ondées : au nombre de trois, rappellent les cours d'eau qui traversent la commune, soit la Balance, le canal Latéral et la Loire. Le gland d'or feuillé : cet élément figure dans les armoiries de Léré (rappel de Sury-près-Léré). Le tierce feuille : évoque les armes de la famille de Prie, dont la pierre tombale où figure ce motif figure dans l'église de Sury.

Notes et références[edit | edit source]

Notes[edit | edit source]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[edit | edit source]

  1. Centre France, « Présidentielle - Vote FN dans sa commune : le maire de Sury-près-Léré pousse un coup de gueule », www.leberry.fr, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne, consulté le 13 mai 2017)
  2. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  7. « L'Église Saint-Jean-Baptiste de Sury-près-Léré », notice no PA00096911, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=868

Voir aussi[edit | edit source]

Articles connexes[edit | edit source]

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Liens externes[edit | edit source]