Sury-près-Léré

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Sury-près-Léré
Sury-près-Léré
La mairie de Sury-près-Léré
Blason de Sury-près-Léré
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Intercommunalité Communauté de communes Pays Fort Sancerrois Val de Loire
Maire
Mandat
Pascal Viguié
2020-2026
Code postal 18240
Code commune 18257
Démographie
Population
municipale
697 hab. (2018 en augmentation de 17,94 % par rapport à 2013)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 02″ nord, 2° 52′ 05″ est
Altitude Min. 132 m
Max. 238 m
Superficie 17,78 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Cosne-Cours-sur-Loire
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sancerre
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
City locator 14.svg
Sury-près-Léré
Géolocalisation sur la carte : Cher
Voir sur la carte topographique du Cher
City locator 14.svg
Sury-près-Léré
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sury-près-Léré
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sury-près-Léré

Sury-près-Léré est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sury-près-Léré est située à l’extrémité nord-est du département du Cher, en rive gauche de la Loire, à 75 km au nord-est de Bourges, à 33 km au sud-est de Gien et à 11 km au nord de Cosne-sur-Loire. Le bourg ancien s’est développé le long de la route départementale 751 qui relie Sancerre à Gien. Néanmoins c'est sur la route de Savigny (D152) que se trouve le centre du bourg : le cimetière, l'église, la mairie, la salle des fêtes, l'ancienne école.

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le canal latéral à la Loire, construit au XIXe siècle, et s’étend d’est en ouest des rives de la Loire aux collines de la région naturelle du Pays-Fort. La proximité de l’autoroute A77, met Paris à 180 km et Nevers à 60 km. Sury-près-Léré est situé sur le bassin versant de la Balance, rivière permanente d’orientation sud-ouest/nord-est qui se jette en Loire à Beaulieu-sur-Loire (Loiret).

Ses hameaux dispersés dans la campagne voient se côtoyer habitat traditionnel et constructions contemporaines. Le reste du territoire présente un caractère naturel prononcé. Les « hauts » de la commune sont constitués de vestiges du bocage et de nombreux bosquets ou petits massifs boisés qui offrent un paysage de qualité et une mosaïque d’écosystème : haies, bois de chênes et de charmes, prairies hygrophiles (fond du val de Balance), étangs, mares, etc. autant de milieux qui permettent d’avoir une biodiversité potentiellement riche.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sury-près-Léré est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Léré, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[4] et 2 867 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cosne-Cours-sur-Loire, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,1 %), prairies (17,8 %), zones agricoles hétérogènes (9 %), zones urbanisées (3,4 %), eaux continentales[Note 3] (2,8 %), forêts (2,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le département du Cher a été formé de la plus grande partie de l’ancienne province du Berry, son histoire est donc celle de cette province et naturellement elle remonte à celle des Bituriges qui lui ont donné son nom. Les Bituriges Cubes désignent un peuple gaulois qui occupait un territoire du centre de la Gaule entre la Loire et la Garonne. Ils font partie des peuples de Gaule Celtique.

Le nom Bituriges signifie « les rois du monde ». Il a généré les toponymes Berry et Bourges ainsi que les noms de leurs habitants respectifs Berrichons et Berruyers. Les Bituriges comme tous les peuples gaulois ne nous ont pas laissé d’écrits susceptibles de nous aider à retracer leur histoire. Concernant la guerre des Gaules, Jules César est, par défaut, la seule source étant l’auteur latin le plus ancien conservé à mentionner les Bituriges.

On leur attribue un roi, Ambigat résidant à Avaric. Deux jeunes chefs : Bellovèse et Sigovèse, neveux du vieux roi, suscitèrent les expéditions vers la forêt Hercynienne et l’Italie du Nord qui en passant auraient sauvé la jeune Marseille, convoitée par de méchants voisins puis s’en seraient allés fonder Milan « le pays du milieu » ? Tout cela se passait six cents ans avant Jésus-Christ, mais c’est tout de même Tite-Live qui l’a rapporté, en soulignant qu’alors le pouvoir suprême appartenait aux Bituriges – Penes Bituriges summa imperii ! Hélas, tant de puissance s’accompagne d’une obscurité quasi totale. Voilà six siècles dont on ne sait presque rien sinon qu’ils ont fixé pour longtemps les sites habités du pays, forteresses comme Dun-sur-Auron (Dunum), Mehun-sur-Yèvre (Magodunum), Sancerre (Gortona), Bruère (Brivodurum), etc. sans compter Avaric (Bourges), déjà les minières berrichonnes étaient exploitées, la plaine centrale produisait du blé et du chanvre des groupes de tumuli funéraires boursouflaient les plateaux vers Dun et Medolanium (Châteaumeillant) entassait dans ses caves derrière son rempart de terre, des amphores de vin italique.

Mais l’Italie exportait aussi des légionnaires. Ni les marais, ni les remparts, ni le courage des mineurs ne purent résister au corps expéditionnaire de César en 52 avant Jésus-Christ. De la Gaule indépendante à la Gaule romanisée, d’Avaric à Avaricum, la transition fut cruelle. Trois siècles de paix firent sans doute oublier à leurs descendants le sacrifice des défenseurs d’Avaricum. Le pays se couvrit de grands domaines agricoles, de villae, et bien des communes conservent encore le nom de grands propriétaires gallo-romains.

C’est le cas pour le village de Sury, dont l’origine du nom vient de l’anthroponyme latin SURIUS et du suffixe ACUM pour « domaine de ».

En 476 chute de l’Empire romain. Invasion du pays par les Wisigoths, toute paix, toute activité sombrèrent dans le désordre en proie aux raids barbares. Mais si Avaricum est détruit, les campagnes ravagées, aucun désastre, aucune agression ne purent remettre en cause l’organisation et la hiérarchie des sites, car dans les ruines de la capitale administrative venait de naître un foyer religieux. Le diocèse de Bourges pérennisera l’ancienne cité des Bituriges, l’archevêque conservera sa position hiérarchique sur les cités épiscopales de l’ancienne Aquitaine. Bourges perpétuera ses liens avec Rome, qui ne sera plus celle des empereurs, mais celle des papes.

Les temps gaulois et gallo-romains ont couvert au moins dix siècles et ont finalement fondé et structuré ce qui va devenir le Berry.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le bourg de Sury s’est vraisemblablement formé autour de la motte. Le premier écrit mentionnant le nom de la commune date de l’an 1208, SERIACUM, puis en 1230 SERI, en 1320 SURIACO et en 1380 SURY.

Au Moyen Âge, la paroisse était sous la tutelle du prévôt (administrateur domanial) de Léré, représentant le chapitre de Saint-Martin de Tours, depuis au moins le XIIIe siècle.

Une coutume voulait que les chanoines de Léré se rendent à l’église Saint-Jean-Baptiste le mercredi des Rogations. Ils assistaient à la messe et durant l’offertoire, le curé de Sury devait leur donner une tarte de valeur assez élevée pour l’époque, équivalente à six livres tournois.

L’usage perdure jusqu'au XVIIIe siècle et en 1728, à la suite d’un procès la tarte est remplacée par un pain béni de même valeur.

Les dîmes de la paroisse étaient prélevées par le chapitre de Saint-Étienne de Bourges. L’église Saint-Jean Baptiste est datée fin du XVe ou début XVIe siècle.

Le Puits Mardelon[modifier | modifier le code]

Ce puits de volume trapu, au couvrement en forme de cul de four dessert le quartier situé derrière l’église. Quelques maisons anciennes s’y trouvent encore, notamment un vieux logis, aux abords de l’église qui pourrait être un ancien logement ecclésiastique. Quatre autres puits sont dénombrés dans le bourg, l’un près de la mairie et celui de la rue de Bretagne, un autre se dresse en bordure de la route de Léré.

La Grande Borne[modifier | modifier le code]

Cette borne est ancrée à la limite de quatre communes : Belleville-sur-Loire, Santranges, Savigny en Sancerre et Sury près Léré. Il s’agit d’un bloc de grès sur une face duquel est gravée une croix à deux branches entourée des lettres « S » et « E ». Des signes similaires sont gravés sur des bornes en calcaire qui existaient aux alentours du village de Beaulieu. Ces dernières ont été enlevées de leurs emplacements d’origine lors des remembrements. Ces bornes marquaient les anciennes limites des possessions du chapitre de Saint-Étienne de Bourges à Beaulieu et à Santranges, fixées dès le XIIe siècle avec le comte de Sancerre. « S » et » E » ne sont autres que les initiales de Saint-Étienne, et la croix à deux branches est la croix archiépiscopale.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le maire PS de la commune décide le à la suite des résultats des élections présidentielles dans son village de priver les habitants de la fête nationale du . En effet les électeurs du village ont voté majoritairement au premier et second tour pour Marine Le Pen. Le maire choqué de ce résultat démocratique décide de prendre en otage avec le conseil municipal la traditionnelle fête nationale.

[11]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2001 André Audebert   Industriel
mars 2001 En cours Pascal Viguié[12] PS Agent EDF retraité
Ancien conseiller général
mars 2014 mai 2020 Pascal Viguie[13]   Retraité d'une entreprise publique
mai 2020 En cours Pascal Viguié[13],[14]   Ancien ouvrier

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2018, la commune comptait 697 habitants[Note 4], en augmentation de 17,94 % par rapport à 2013 (Cher : −2,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
588631636587666690693688701
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
720753756785777758753795788
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
706639567564526483432385368
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
331322378481509558558685697
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La proximité du pôle économique de Cosne-Cours-sur-Loire, ainsi que l’installation de la centrale nucléaire de Belleville, avec son apport de nouvelle population, ont participé au développement de Sury-près-Léré. La commune connait toujours une activité agricole très présente, avec la production de céréales, l’élevage bovin et caprin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sury-près-Léré

Les armes de Sury-près-Léré se blasonnent ainsi :

D'azur à la tierce ondée et haussée d'argent, à la bande d'or brochant sur le tout, chargée de trois tiercefeuilles de gueules posées à plomb et accompagnée en pointe d'un gland, tigé et feuillé d'or posé en barre[20].

Les fasces ondées : au nombre de trois, rappellent les cours d'eau qui traversent la commune, soit la Balance, le canal Latéral et la Loire. Le gland d'or feuillé : cet élément figure dans les armoiries de Léré (rappel de Sury-près-Léré). Le tierce feuille : évoque les armes de la famille de Prie, dont la pierre tombale où figure ce motif figure dans l'église de Sury.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Léré », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 25 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Centre France, « Présidentielle - Vote FN dans sa commune : le maire de Sury-près-Léré pousse un coup de gueule », www.leberry.fr, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne, consulté le 13 mai 2017).
  12. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  13. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 9 août 2020).
  14. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 9 août 2020).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. « L'Église Saint-Jean-Baptiste de Sury-près-Léré », notice no PA00096911, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=868

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]