Suriauville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Suriauville
Situation relative de Suriauville.
Situation relative de Suriauville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Vittel
Intercommunalité Communauté de communes de Vittel-Contrexéville
Maire
Mandat
Alain Thouvenin
2014-2020
Code postal 88140
Code commune 88461
Démographie
Gentilé Suriauvillois(es)
Population
municipale
215 hab. (2014)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 09″ nord, 5° 51′ 51″ est
Altitude 356 m (min. : 345 m) (max. : 484 m)
Superficie 13,44 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vosges

Voir sur la carte administrative des Vosges
City locator 14.svg
Suriauville

Géolocalisation sur la carte : Vosges

Voir sur la carte topographique des Vosges
City locator 14.svg
Suriauville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Suriauville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Suriauville

Suriauville est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est. Ses habitants sont appelés les Suriauvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Suriauville est un village lorrain situé à 3 km de la ville d'eau de Contrexéville. Situé à flanc de colline, exposé au sud sud-est, il est accessible par l'autoroute A31, à 7 km, sortie Bulgnéville. La ligne de chemin de fer Nancy-Merrey-Dijon le traverse. Il est arrosé par le ruisseau de la Renavière, qui se jette dans le Vair à Contrexéville.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Ferme des Évêques 
Autrefois ferme d’Agéville, propriété des sœurs de Sainte Glossinde, elle fut vendue à la Révolution comme bien national. Au début du XXe siècle, elle devint un restaurant, agrémenté d’un golf, appelé golf-club de Contrexéville. Devenue ferme d’élevage après la Seconde Guerre mondiale, c’est aujourd’hui une résidence privée.
Ferme d’Haudonville 
Cense détruite, appelée aujourd'hui La ferme brûlée, sur la route de Dombrot-le-Sec. Apparaît en 1186 sous le nom de Grangie Hadonisville.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création de la ville[modifier | modifier le code]

Le village a été créé en 1255 par Huars de Beauffremont, seigneur de Bulgnéville, sur le flanc d’une colline orientée sud-est. Il se trouvait à proximité d’un autre village, plus ancien, nommé Agéville (ou Hagéville). On en trouve mention, sous le nom d’Hadianavilla et Hagianavilla, en 875, dans la charte de Louis de Germanie et de Metz. Il dépendait de l’abbaye de Sainte Glossinde de Metz. Il était situé au croisement de la voie nord-sud Corre-Soulosse et du chemin est-ouest Suriauville-Lignéville, et comportait une église paroissiale dédiée à saint Blaise, qu’utilisèrent les habitants de Suriauville.

« Je, Huars de Beauffremont, sire de Bulleneigneville, et je Hans de Mandres, et je Wauterins, et je Hanrions, faisons savoir à tous ceux que ces lettres verront et ouïront, que nous et Thiébaut, nobles hers cueus de Bar, avons fondé et faite une ville ensemble, en un finage duquel nous i avons mis ce que nous i aviens et nostre home ; et li cueus de Bar ce que il i avait et ses home, et est appelé Seurauville. En ceste ville, je Huars ai le quart en toute proagel, et li cuens le quart et Wauterins et Hanrions le quart. Et est assavoir que noz ne nostre oir ne paons avoir nulle auxssance en ceste ville par douer ne par pères, ne par contes, ne par achaie que devant, biz cueus de Bar n’ait le quart por la sienne part de la coustange prenant. Se nians coustoit et se nos entriens en tenir nulle, d’aucunes choses riens ne vaudroit et seront defaitte par le devis de cette chartre ; et revenait en commun, on ne porait retenir nul des homes au comte de Bar, en ceste ville ne de ses fiez, ne des nostres homes, ne de nos fiez. Et por que ce soit ferme chose et estauble avons nos fait saeller les lettres dou sael nostre père en Deu, Gillon évesque de Toul, en témoignage de vérité. Ce fut fait l’an de grâce mil dous cinquante cinc au mois d’octembre. »

— Charte de 1255 : Fondation de la ville de Seurauville ,
Par Thiébaut, comte de Bar, Huars de Beauffremont, Jean de Mandres, Wauterin et Hanrion.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plus tard, Suriauville dépendit du bailli royal de Bourmont, mais les bénéficiaires des dîmes étaient l’abbesse des Dames de Sainte Glossinde de Metz pour un tiers, madame la comtesse de Curel pour un quart, le marquis de Salles pour 1/8, le chapelain de la chapelle de la Petite-Frêne pour 1/8 et le curé pour 1/6, celui-ci ayant toute la petite dîme.
La place forte la plus proche de Suriauville était Bulgnéville, qui possédait une forteresse et qui s’était développée grâce à ses foires. Mais Bulgnéville est célèbre dans cette période pour la bataille de Bulgnéville, le 2 juillet 1431 ; cette bataille opposa les troupes franco-lorraines aux Anglo-Bourguignons pour la succession du trône du duché de Lorraine, bataille perdue par les Lorrains.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Suriauville appartint ensuite aux seigneurs de Bulgnéville et de Roncourt. Dans une requête du 21 mars 1578, les habitants de Suriauville demandent à être exempts de la contribution de bois destiné à chauffer les soldats de La Mothe. En effet, la puissante forteresse lorraine défendait tout le pays, il fallait bien contribuer à son entretien ; et Suriauville était bien pourvu en forêt !

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

La Lorraine était encore indépendante au début du XVIIe siècle, sous l’autorité du duc Charles IV de Lorraine, mais elle faisait beaucoup d’envieux, à commencer par la France avec Richelieu. Les sièges héroïques de 1634 et 1642 mirent à mal la forteresse de La Mothe, et celle-ci succomba en juillet 1645 : c’en était fini de l’indépendance ! Contrairement au traité signé, Mazarin ordonna la destruction complète de la ville (qui avait compté jusqu’à 3000 habitants), et ses habitants se dispersèrent dans les villages environnants. Il fallut attendre 1766 et la mort de Stanislas pour que la Lorraine devienne définitivement française, il y a deux siècles et demi seulement !

1645 correspond aussi avec la guerre de Trente Ans (1628-1658) qui fit tant de ravages en Lorraine. Et Agéville, le village voisin, fut précisément rayé de la carte (« ruiné », dit le Pouillé de Toul en 1749) vers 1634 par les Suédois. La chapelle Saint-Blaise d’Agéville fut rasée ; les habitants de Suriauville se retrouvèrent donc sans lieu de culte et la construction d’une église à Suriauville fut entreprise. Dans le Pouillé de Toul de 1711, on dit : « on a bâti une église à Suriauville pour la commodité des paroissiens qui étaient obligés d’aller à Hagéville ». Il est possible qu’il y ait eu auparavant, à Suriauville, une chapelle dédiée à Notre-Dame, mais nous n’en avons pas trouvé confirmation. Les registres paroissiaux de Suriauville démarrent en 1686.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Les cahiers de doléances sont des registres où l'on notait les vœux ou plaintes des citoyens, et qui étaient destinés aux représentants du peuple. Les cahiers de doléances de Suriauville, rédigés en 1789, sont particulièrement éloquents, et représentatifs quant aux préoccupations des Français de la campagne en cette fin du XVIIIe siècle. Ils sont visibles en mairie.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Après la Révolution, les guerres du Consulat et de l’Empire déciment une partie de la jeunesse. Suriauville, comme les autres villes du département, participe activement à l’effort de guerre ; le département des Vosges étant le premier à payer ses contributions, son nom est donné à la place Royale de Paris en 1800 (26 fructidor an VIII) : la place des Vosges.

Le village de Suriauville prospère au XIXe siècle, sa vocation agricole se confirme : au milieu du siècle, Suriauville a près de 600 habitants. Une grande partie travaille aux champs, et il existe de nombreux artisans ou métiers aujourd’hui disparus : repasseuse, forgeron, dinandier, etc. La guerre de 1870 voit les Prussiens passer ici, les anciens en parlaient des années plus tard avec effroi !

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Des changements importants se profilent, aussi bien dans les paysages que dans les activités du village. Ainsi, à proximité, les eaux de Contrexéville attirent beaucoup de « curistes » et, surtout, une usine d’embouteillage est construite, qui emploiera beaucoup d’ouvriers, tout comme celle de Vittel. Suriauville devient peu à peu un village ouvrier, en parallèle avec sa vocation agricole qui ne se dément pas.

La guerre de 1914-1918 fait beaucoup de ravages dans la population : 22 jeunes hommes y laissent la vie, ce qui est considérable pour un village de 300 âmes ! Les hôtels de Contrexéville sont transformés en hôpitaux, les femmes sont aux champs, on survit. À la fin de la guerre, en 1920, on inaugure le monument aux morts où sont gravés les noms des disparus. Des familles entières sont décimées, on compte beaucoup d’orphelins, mais la vie reprend. Jusqu’à la guerre 1939-1945 qui voit cette fois Suriauville perdre ses forces vives, emmenées en Allemagne comme prisonniers de guerre ; cinq longues années de captivité qui laisseront beaucoup de traumatismes (les derniers prisonniers sont rentrés en septembre 1945). Un seul enfant de Suriauville perdra la vie lors de cette guerre. Si les Allemands sont présents pendant toutes ces années, la résistance ne s’en fait pas moins vive pour autant, les maquis – comme celui de Grandrupt - les harcelant de plus en plus en 1943 et 1944. Le 11 août 1944, un avion de chasse américain, piloté par le lieutenant Franck Michela, du 355e Ftr Sqn, est abattu au-dessus de Suriauville, dans le bois des Noves. La libération de Suriauville est effectuée par la division Leclerc, le 11 septembre 1944 ; le colonel de Langlade passe la nuit au village, au café Desgranges, face à l’école.

La seconde moitié du siècle voit l’agriculture continuer son déclin, puisqu’il ne reste que dix exploitations à la fin des années 1990, l’essentiel des travailleurs exerçant à l’extérieur. Et le village, descendu au-dessous de 180 habitants, a entrepris de faire remonter sa population, grâce à quelques constructions et futurs lotissements, ce qui ne permettra pas pour autant de rouvrir l’école communale, fermée dans les années 1980, faute d’effectifs.

Ressources et productions[modifier | modifier le code]

Mines de houille : un décret impérial du 2 mars 1859 « accorde au sieur Marx (Jean-François) la concession de mines de houille » sur le territoire de Suriauville et des communes environnantes. Cette concession prend le nom de « concession de Suriauville ». Elle sera active jusqu’au début du XXe siècle, puis mise en sommeil. Un arrêté ministériel du 29 juin 1923 déclare la déchéance de la société propriétaire. Elle sera réactivée temporairement pendant la Seconde Guerre mondiale.

Forêt d'exploitation. Pâturages, polyculture, vergers. Travail du bois (scierie et menuiserie). Centre équestre et élevage de poneys.

Aujourd’hui subsistent une dizaine de fermes d’élevage (polyculture). Les vignes ont pratiquement disparu, l’artisanat également ; la majorité de la population travaille dans les usines d’embouteillage de Contrexéville et de Vittel.

Sur le territoire de la commune de Suriauville sont captées deux sources d’eau : un forage d’eau potable sert à la consommation des habitants de Contrexéville ; l’autre, d’eau minérale naturelle, est utilisée par Nestlé Waters.

Communauté de communes[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme sur les intercommunalités, Suriauville rejoint la communauté de communes de Vittel-Contrexéville en 2013. Auparavant, Suriauville était isolé sans appartenance à une intercommunalité.

L'intercommunalité de Vittel-Contrexéville a mis en place une Route des Jardins qui a pour but de donner à chaque commune de la communauté une identité via la faune et la flore. À Suriauville il s'agit du Jardin au fil de l'eau.

Jardins au fil de l'eau de Suriauville.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges préhistoriques[modifier | modifier le code]

Plusieurs tumulus gaulois parsèment les forêts de Suriauville; les nombreux objets qui y ont été trouvés sont exposés au Musée National de Saint-Germain-en-Laye (vitrine no 9 : bracelets d’anthracite et de bronze) et à celui d'Épinal. Dans le bois David, à la limite de Dombrot-le-Sec et Crainvilliers, ont été découvertes trois tombes mérovingiennes. Et, plus récemment, dans le bois des Noves a été trouvée une épée, datée sans doute du XIVe siècle.

L'église Saint-Blaise[modifier | modifier le code]

Église Saint-Blaise.

La construction de l’église a eu lieu après la guerre de Trente Ans, quand Agéville fut détruite, donc vers 1670. Si l’on en croit le Pouillé du Barrois (1749), Suriauville avait un curé depuis la fin du XVII° puisqu’il percevait 1/6 de la dîme ; il était nommé par l’abbaye de Sainte Glossinde, qui entretenait l’église et fournissait ornements et vases sacrés. En 1672, le curé se nomme Jean Duhamel, puis Contal en 1699 et Caussin en 1703.

On retrouve trace du curé de Suriauville au début du XIXe siècle, avec l’abbé François. Joseph-Philippe François (1765-1843), dirigé vers la prêtrise par son oncle, l’abbé Prélat, fit partie de ces prêtres émigrés, chassés de France par la Révolution. Il exerça de 1797 à 1800 près de Mayence, et ne rentra en France qu’en 1803, pour être nommé curé de Suriauville le 15 mars de cette année. C’était sa première paroisse, et il espérait que ce serait la dernière. Il avait acheté quelques propriétés, entre autres plusieurs vignes. Apprenant en janvier 1807 sa prochaine nomination à Vrécourt, il écrivait au vicaire général : « S’il dépendait absolument de moi d’opter entre les dessertes de Suriauville et de Vrécourt à laquelle vous venez de me nommer, mon choix serait bientôt établi, je resterais à Suriauville par inclination, tandis que je n’irai à Vrécourt que par devoir ». Une des raisons que l’abbé François alléguait pour demander qu’on le laissât à Suriauville, c’est que cette commune était en marché pour acheter une maison curiale.

Les curés se succédèrent à Suriauville jusqu’à la fin du XXe siècle ; le curé Mathieu fit un long séjour, de plus de 50 ans, parmi ses paroissiens. Lui succéda l’abbé Mougenot jusqu’en 1965. Mais bientôt, il n’y eut plus de curé attaché à la paroisse, seulement des prêtres la desservant et regroupés à Vittel.

L'église a été équipée d'une horloge Ungerer en 1862, achetée 2200 francs. L'entreprise Ungerer avait succédé à l'entreprise de Jean-Baptiste Schwilgué (1776-1856), l'auteur de l'horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg, et a continué à construire des modèles similaires. L'horloge de l'église était de calibre 5, comportait un rouage de sonnerie des quarts et un rouage de sonnerie des heures, avec des roues en bronze, et n'a jamais été transformée. Elle a disparu du clocher à une époque indéterminée, mais est curieusement réapparue en juin 2007 sur eBay. L'horloge, qui se trouvait chez Roland Weiss à Sarre-Union, a été vendue 2 500 euros à un collectionneur d'horloges (dianetpanjiou), seul enchérisseur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1862 Parisot    
1892 1912 Victor Boulangier (1845-1923)    
1912 1919 Émile Brenel (1856-1923)   Marchand de bestiaux
1919 1935 André Clerc (1889-1941)   Mécanicien
1935 1940 Hubert Guillemin (1903-1965)   Agriculteur
1941 1945 Camille Thiriot (1900-1979)   Agriculteur
1945 1948 Jules Pierrot (1894-1974)   Agriculteur
1948 1951 Pierre Thouvenin (1910-2010)   Agriculteur
1951 1953 Camille Thiriot (1900-1979)   Agriculteur
1953 1959 Hubert Guillemin (1903-1965)   Agriculteur
1959 1971 Pierre Thouvenin (1910-2010)   Agriculteur
1971 1979 Roger Garcin   Agriculteur
1979 1988 Bernard Babon (1937-1988)   Agent de maîtrise
1988 juin 1995 Raymond Gény (1923-2002)   Agent de maîtrise
juin 1995 mars 2001 Pierre Wundelé   Architecte
mars 2001 mars 2008 Jacques Mirjol   Agriculteur
mars 2008 septembre 2010 Jean-Pierre Léger   Fonctionnaire
septembre 2010 en cours
(au 18 février 2015)
Alain Thouvenin   Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 215 habitants, en augmentation de 3,37 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
455 510 557 558 593 563 575 578 560
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
571 579 538 532 507 508 487 445 436
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
450 346 333 325 299 293 276 248 229
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 - -
221 198 173 179 200 207 215 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mère Sainte Mathilde, religieuse missionnaire au Japon au XIXe siècle, qui ouvrit la voie aux congrégations religieuses en Extrême-Orient.
Née le 9 février 1814 à Suriauville, Marie-Justine Raclot entra dans la communauté apostolique des Sœurs de l'Enfant Jésus (Saint-Maur) le 19 mars 1835. Après un apostolat en Languedoc, elle partit pour la Malaisie où elle arriva le 5 février 1854. Après un long séjour à Singapour, elle fut envoyée au Japon, d'où les religieuses étrangères étaient depuis longtemps bannies. Elle fut ainsi la première religieuse à entrer au Japon en 1872 et y demeura pendant toute l’ère Meiji (1868-1912). Sa mission première fut de s’occuper d'orphelins et de pauvres, et en particulier de jeunes filles, souvent destinées à la prostitution. Son caractère entreprenant et décidé a laissé une forte marque au Japon, et de nombreux Japonais viennent à Suriauville visiter les lieux de son enfance. Elle est décédée le 20 janvier 1911 à Yokohama (Japon).
  • Albert Mamelet, normalien, agrégé de philosophie, professeur au lycée de Belfort. Secrétaire général du PRDS (Parti républicain démocratique et social) dans les années 1920. Issu d’une vieille famille de Suriauville, il y est décédé le 19 septembre 1949, à 66 ans. Il est l'auteur notamment de :
    • La Philosophie de Georg Simmel, in Revue de Métaphysique et de Morale (1912-1913)
    • Le Relativisme philosophique chez Georg Simmel (Félix Alcan – 1913)
    • Ils étaient sept millionnaires (Édité par Écrits De Paris - 1948)
    • L'Idée positive de la moralité devant la critique philosophique, préface de Léon Brunschvicj (1929)
  • Marie Rose Mamelet (1922-1987), fille du précédent, haut fonctionnaire au ministère de la Santé. À l’origine de la sectorisation de la psychiatrie, elle fut appelée « la papesse de la psychiatrie », de par son caractère entreprenant, s’affranchissant des contraintes administratives. Rédactrice de la circulaire de 1960, elle fut ensuite chef du bureau santé mentale de la DGS. Officier de la Légion d'honneur.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. - Archives de la Moselle H4058- no 1.
  2. - Extrait des manuscrits de la maison de Beauffremont. Bibliothèque Impériale – Cabinet des Titres. Vol. 1 – liasse 13
  3. - The first women religious in Japan: Mother Saint Mathilde Raclot and the French connexion HARRINGTON Ann M. - Loyola University Chicago, États-Unis (2001)
  4. - Vrécourt, pages d’histoire, par l’Abbé Fontaine (Balan-Sedan 1922)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]