Surfer d'argent

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Surfer d’argent
Personnage de fiction apparaissant dans
Silver Surfer.

Représentation du Surfer d'Argent sur son surf. Emerald City Comic Con, Seattle, 2008.
Représentation du Surfer d'Argent sur son surf.
Emerald City Comic Con, Seattle, 2008.

Nom original The Silver Surfer[1]
Alias Norrin Radd
(véritable identité)
Sky-Rider of the Spaceways (le Cavalier de l’espace), Silverado, Silver Savage (le Silver Sauvage), la Sentinelle de l’espace[1]
Naissance Zenn-La
Origine Zenn-La, système de Deneb,
Voie lactée[1]
Sexe Masculin
Espèce Zenn-Lavian / Entité cosmique
Cheveux Aucun (sourcils noirs comme Norrin Radd)[1]
Yeux Bleus (Radd)
Argentés (Surfeur)[1]
Activité Aventurier cosmique, explorateur, ancien héraut de Galactus, érudit, astronome, prétendu conquérant de la Terre, serviteur de Gaea, parfois considéré par certains comme un messie[1]
Caractéristique Corps recouvert d’un matériau flexible et presque indestructible de couleur argentée, qui lui tient lieu de peau[1]
Pouvoirs spéciaux
  • Pouvoir cosmique
  • Invulnérabilité
  • Immortalité
  • Vol supersonique et dans l'espace (avec son surf)
Adresse Mobile (à travers la galaxie) ; autrefois la Terre, dans le vaisseau de Galactus, Zenn-La[1]
Taille 1,93 m[2]
Famille Célibataire ;
Jartran Radd (père, décédé), Elmar Radd (mère, décédée), Fennan Radd (demi-frère, probablement décédé)[1]
Affiliation Ancien membre du Front Uni, des Défenseurs, de The Order, des Star-Masters, des Trois Titans, allié régulier des Quatre Fantastiques et des Vengeurs[1]
Ennemi de Docteur Fatalis, Méphisto

Créé par Jack Kirby
Interprété par Doug Jones
Laurence Fishburne (voix)
Première apparition (en) Fantastic Four (vol.1) #48 (mars 1966)

(fr) Fantask no 1 (février 1969, avec Silver Surfer (vol.1) #1 ; Fantastic Four #48 a été publié dans l’Album Les Fantastiques no 2 du 4e trimestre 1973)[1]

Éditeurs Marvel Comics

Norrin Radd, alias le Surfer d’argent (« The Silver Surfer » en version originale) est un super-héros évoluant dans l'univers Marvel de la maison d'édition Marvel Comics. Créé par le dessinateur Jack Kirby, le personnage de fiction apparaît pour la première fois dans le comic book Fantastic Four #48 en mars 1966. En France, il apparaît dans Fantask no 1 en février 1969.

Le Surfer d’argent est un humanoïde à la peau métallique argentée qui peut voyager dans l'espace à l'aide de son engin semblable à une planche de surf. À l'origine, jeune astronome nommé Norrin Radd sur la planète Zenn-La, il sauve son monde natal du Dévoreur de mondes, Galactus, en le servant comme son héraut. En retour, Galactus l'investit d'une infime partie de son pouvoir cosmique. Norrin Radd acquiers alors une immense puissance, un nouveau corps et son surf argenté, avec lequel il peut voyager plus vite que la lumière. Maintenant connu sous l'identité du Surfer d’argent, il parcourt le cosmos à la recherche de planètes capables de sustenter Galactus.

Quand l'un de ces voyages l’amène sur Terre, il rencontre les Quatre Fantastiques, une puissante équipe de super-héros qui l’aident à redécouvrir son humanité et sa noblesse d'esprit. Trahissant Galactus, le Surfer sauve la Terre, mais Galactus l'exile là comme punition[3].

En 2011, le site IGN a classé le Surfer d’argent à la 41e place de leur liste des « 100 meilleurs héros de comics »[4]. Au cinéma, le personnage a été interprété par Doug Jones avec la voix de Laurence Fishburne dans le film Les Quatre Fantastiques et le Surfer d'argent (2007).

Historique de la publication[modifier | modifier le code]

Le personnage apparaît pour la première fois en 1966 sous le crayon de Jack Kirby, dans un épisode des Quatre Fantastiques dans lequel ils sont confrontés à une entité nommée Galactus, le quasi-dieu mangeur de mondes. Estimant qu'un personnage aussi puissant se doit d'avoir un héraut, Kirby crée de son propre fait un surfer argenté qui le précède.

L'idée séduit Stan Lee, au point qu'en mai 1968, le personnage paraît dans un fascicule qui lui est consacré. Le dessin est confié à John Buscema qui, disposant d'une large autonomie, réalise dix-sept épisodes (le dix-huitième et dernier est de Jack Kirby) dans lesquels il développera en profondeur la dimension épique et surtout tragique du personnage. Le Surfer d’argent fera par la suite de nouvelles apparitions.

Ainsi, en juillet 1987, une nouvelle série est confiée à Steve Englehart et Marshall Rogers (remplaçant John Buscema pressenti à l’origine). Elle durera 146 épisodes et verra des auteurs aussi prestigieux que Jim Starlin, Ron Marz, George Perez ou Jean-Marc De Matteis y travailler. Ensuite, une autre série est créée au début des années 2000, projetant le Surfer dans des univers proches de la science-fiction. Entretemps, il aura fait l'objet de plusieurs romans graphiques (Graphic novels) réalisés par Jack Kirby, John Byrne (juin 1982), John Buscema (1988) et Keith Pollard (1990), tous écrits par Stan Lee. Jim Starlin a également écrit plusieurs récits indépendants sur le personnage.

En France, la série a été publiée pour la première fois en février 1969 dans le no 1 de la revue Fantask, puis à partir de 1970 dans Strange et 1978 dans Nova. C'est dans ce périodique que Marcel Navarro (qui signe Malcolm Naughton) et le dessinateur Jean-Yves Mitton (qui signe John Milton) réalisent deux épisodes inédits du Surfer baptisés La Porte étroite dans Nova nos 25-26) qui sont, historiquement, le premier comic officiellement produit par une équipe française. On retrouvera le personnage dans plusieurs albums, notamment Les Quatre Fantastiques. En décembre 1988, le dessinateur Jean Giraud (Mœbius) s'associe à Stan Lee pour réaliser un épisode double, intitulé Silver Surfer : Parabole (Parable), publié dans la revue (À suivre), puis en album chez Casterman en 1990.

Biographie du personnage[modifier | modifier le code]

Statue représentant le Surfer d'argent.

Un jour, le gigantesque vaisseau spatial de l'entité cosmique Galactus arrive sur la planète Zenn-La et y stationne, après avoir détruit les défenses planétaires aisément. Les habitants de Zenn-La comprennent alors que leur fin approche, leur arme ultime n'ayant eu aucun effet contre le Dévoreur de Mondes, ils perdent tout esprit combatif. Tous sauf un : Norrin Radd, un jeune astronome. Ce dernier va courageusement à la rencontre de Galactus, mais devant sa puissance il est bientôt réduit à sa merci. Galactus lui fait pourtant alors une étrange proposition : « Deviens mon héraut, parcours l’univers et trouve-moi des planètes bonnes à consommer, en échange de quoi j'épargnerai ta planète Zenn-La. »

Pour Galactus, le fait de déléguer les recherches de nouvelles planètes à un serviteur lui permet d'épargner l'énorme dépense d'énergie et de temps liée à cette tâche. Norrin Radd accepte la proposition de Galactus, et celui-ci l'investit alors d'une partie de ses pouvoirs cosmiques, transforme sa peau en une substance indestructible à l'aspect métallique et à la couleur argentée, et lui confectionne un véhicule supraluminique dirigé par la pensée, composé de la même matière indestructible argentée que son corps, à l'apparence d'une simple planche de surf. Ce moyen de transport vaut à Norrin Radd le surnom de « Silver Surfer (surfeur d’argent)». Il abandonne alors sa fiancée Shalla-Bal, et se met à souffrir des affres de l’exil.

Le Surfer d’argent trouve des planètes inhabitées pour apaiser la faim dévorante de Galactus, mais, les planètes désertes se faisant de plus en plus rares, il trouve normal de livrer la planète bleue à son maitre.

La suite diffère selon les adaptations de l'histoire :

  • dans la bande dessinée Les Quatre Fantastiques, Uatu le Gardien affirme que Galactus ne s'est attaqué qu'à des planètes inhabitées avant de trouver la Terre. Pourtant la police galactique Nova Corps (en) le considère le Surfer comme un suspect de complicité de génocide. De même, le Surfer a subi plusieurs fois l'assaut de réfugiés qui l'accusaient de complicité dans le massacre de leur population par Galactus ;
  • dans le dessin animé Le Surfer d’argent, toutes les civilisations avancées savent que s'ils aperçoivent le Surfer d’argent arriver sur leur monde, il est inutile de se battre, et qu'il faut évacuer au plus vite la planète avant l'arrivée de Galactus. Toujours dans le dessin animé, Galactus découvre seul la Terre, tandis que le Surfer d’argent échappe à un complot du titan Thanos. Quand Norrin Radd comprend que les terriens ont une technologie trop primitive pour évacuer leur planète, le Surfer se retourne contre Galactus et le combat pour sauver la Terre. Le Surfer est facilement vaincu par son maître, mais ce dernier, impressionné par le courage du Surfer, accepte d'épargner la Terre et rend sa liberté à Norrin Radd ;
  • dans la bande dessinée, c'est le Surfer qui découvre la Terre et qui envoie le signal à Galactus. Se situant en dehors de toute morale, à l'image de son maître, il ne voit alors pas la gravité de l'acte qu'il commet en livrant une planète habitée au Dévoreur de Mondes. Mais, après sa rencontre avec Alicia Masters, Norrin Radd est convaincu que la Terre mérite d'être sauvée. Cependant, son opposition à Galactus n'a que peu d'effet, et ce sont les Quatre Fantastiques, aidés du Gardien, qui finalement repoussent Galactus.

Galactus accepte d'épargner la Terre, mais prive le Surfer d'une partie de ses pouvoirs, et établit autour de la Terre une barrière invisible et infranchissable par le Surfer, afin qu'il découvre la médiocrité de cette humanité pour laquelle il a donné sa liberté. Suivent moult aventures : contre Méphisto le seigneur de l'enfer, Galactus qui cherche à reconquérir son héraut, Fatalis, Loki le dieu nordique du mal, les Badoons (en), le Haut Seigneur, l’Étranger, ainsi que contre l'humanité qui cherche plusieurs fois à exploiter ou à détruire le Surfer. Finalement, Norrin Radd parvient à retrouver la liberté (au début de la nouvelle série de comics en 1989) en trouvant une planète alternative pour Galactus, qui lui pardonne et lui permet de traverser la barrière qui le bloquait sur Terre. Le Surfer reprend alors ses aventures à travers le cosmos, et ce jusqu'à aujourd'hui.

Pouvoirs, capacités et équipement[modifier | modifier le code]

Pouvoirs et capacités[modifier | modifier le code]

Statue représentant le Surfer d'argent.

Norrin Radd était à l'origine un scientifique et (au moins partiellement) un philosophe, talents qu’il a conservé et utilise encore à l’occasion sous son apparence de Surfer d'argent[1]. C'est en revanche un combattant au corps à corps moyennement doué, mais qui compense grâce aux immenses énergies cosmiques contenues dans son corps[1].

Le Surfer d'argent est investi d'une fraction du pouvoir cosmique (Power Cosmic en VO) que lui a donné Galactus. Sa puissance réside principalement dans sa capacité à manipuler la matière et l'énergie cosmique. Il absorbe et manipule les énergies cosmiques ambiantes de l’univers pour produire un vaste éventail d'effets. Il est par ailleurs extrêmement doué pour voyager dans l’espace et trouver la bonne direction pour atteindre sa destination[1].

  • Avec le pouvoir cosmique, Le Surfeur peut accroître sa force physique jusqu’à des niveaux incalculables, mais au moins égaux à la Classe 100 à l'échelle Marvel, ce qui lui permet de soulever ou d'exercer une pression d'au moins 100 tonnes[1].
  • Il possède une résistance immense et peut notamment encaisser des coups du marteau de Thor, Mjolnir, sans aucun dommage. Au combat au corps à corps, il fait jeu égal avec Hulk, si celui-ci est calme, et a même réussi à battre Colossus dans un combat épique contre ce dernier. Il n’est vulnérable que face à des individus possédant un pouvoir équivalent ou supérieur au sien, comme Morg, le Coureur ou Thanos et, bien entendu, Galactus[1].
  • Il est immortel et quasiment invulnérable, sa peau argentée le protègeant du vide de l'espace, de la chaleur des étoiles et de la plupart des radiations. Grâce à elle, il est capable de survivre dans les milieux extradimensionnels les plus hostiles ; il est ainsi apte à survivre au cœur d'une étoile et même à l'intérieur d'un trou noir[1]. Il ne connaît pas la fatigue, ni la faim ou la soif et n'a plus besoin de dormir[1]. Sa seule source de « nourriture » est désormais l’énergie cosmique qu'il absorbe continuellement[1].
  • Grâce au pouvoir cosmique, il peut aussi soigner les blessures d'êtres vivants, mais il est incapable de ramener à la vie un être déjà mort. Il cependant revitaliser toute forme de vie organique, et même développer la vie à une échelle planétaire[1].
  • Il peut aussi altérer sa taille et créer des illusions, projeter des décharges d’énergies cosmiques ou ériger des boucliers d’énergie. Sa puissance est suffisante pour lui permettre de détruire de petits planétoïdes[1].
  • Il peut aussi utiliser son pouvoir cosmique pour créer de la matière vivante à partir de matière inerte ou restructurer moléculairement n’importe quelle matière[1]. Il peut également absorber n’importe quelle forme d’énergie, manipuler la gravité ou se rendre intangible afin de traverser les objets solides[1].
  • Son énergie cosmique a également augmenté considérablement ses sens. Grâce à cela, il peut détecter des objets ou des traces d’énergie qui sont distantes à des années-lumière de lui, percevoir la matière ou l’énergie à un niveau subatomique et même voir à travers le temps en se concentrant, pour percevoir des événements du passés ou futurs[1] En certaines occasions, on l'a vu faire preuve de capacités télépathiques limitées et il a démontré posséder la capacité d'influencer les émotions ou les sentiments d’autres individus[1].
  • Pour se déplacer, il peut voler (grâce à son surf) dans l’espace interstellaire et entrer dans l’hyperespace pour se déplacer plus vite que la lumière, jusqu’à des vitesses quasi illimitées[1]. Il possède également la capacité de franchir les barrières dimensionnelles et de voyager dans le temps[1]. Cependant, au sein de l'atmosphère d’une planète, il se limite généralement à une vitesse de Mach. 10 pour éviter les perturbations engendrées par l’atmosphère traversée[1].

Équipement[modifier | modifier le code]

Le Surfer d'argent possède une planche de surf en métal argenté que Galactus lui a donné[1], et qu'il appelle un « fanal ». Composée de la même matière imperméable, argentée et extrêmement résistante que sa peau artificielle, sa planche lui sert de moyen de déplacement[1]. Avec son surf, il peut se déplacer dans l'espace à des vitesses hyperluminiques et parcourir d'énormes distances.

Le surf peut être dirigé mentalement et revenir à son porteur quand le Surfer l’appelle. La planche répond immédiatement aux ordres mentaux de son propriétaire, même si le Surfeur d'argent n’est pas en contact physique avec elle[1]. La planche est virtuellement indestructible, bien qu'elle ait été déjà brisée en quelques occasions ; cependant, le Surfer a toujours été capable de la reconstituer et celle-ci ne porte aucune trace de ces évènements[1].

En plus d'être un moyen de transport, le Surfer peut aussi se servir de sa planche pour attaquer un ennemi à distance, ou pour retenir un individu entre lui et sa planche[1].

Apparitions dans d'autres médias[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Films[modifier | modifier le code]

Doug Jones incarne Le Surfeur d'Argent dans Les Quatre Fantastiques et le Surfeur d'Argent (2007).

Interprété par Doug Jones (capture de mouvement) et Laurence Fishburne (voix)

Télévision[modifier | modifier le code]

Jeux[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • Joe Satriani, célèbre guitariste américain a fait du Surfer d’argent un emblème, lors de la conception de l'album intitulé Surfing with the Alien, en 1987, qui l'a fait connaitre du grand public. La pochette de l'album représente d'ailleurs le héros de comics[8]. Dans l'album, Flying In a Blue Dream, sorti en 1989, on retrouve également un morceau intitulé Back to Shalla-Bal.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Gaumer, « Silver Surfer », dans Dictionnaire mondial de la BD, Paris, Larousse, (ISBN 9782035843319), p. 782-783.
  • (en) D. R. Hammontree, « Silver Surfer, The », dans M. Keith Booker (dir.), Encyclopedia of Comic Books and Graphic Novels, Santa Barbara, Grenwood, , 763 p. (ISBN 9780313357466), p. 574-576.
  • Éric Maigret, « "Strange grandit avec moi" : Sentimentalité et masculinité chez les lecteurs de bandes dessinées de super-héros », Réseaux. Communication – Technologie – Société, vol. 13, no 70 « Médias, identité, culture des sentiments »,‎ mars-avril 1995, p. 79-103 (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]