Suppiluliuma II

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Bas relief représentant Suppiluliuma II à Hattusa
Chambre 2 construite par Suppiliuma II à Hattusa et portant son inscription

Suppiluliuma ii, fils de Tudhaliya iv, est le dernier roi connu du Nouvel Empire hittite. Il régna de 1207 à 1178 av. J.-C. (en chronologie courte[1]). If fut contemporain de Tukulti-Ninurta ier, roi d'Assyrie.

Vie[modifier | modifier le code]

Suppiluliuma ii est connu par deux inscriptions en hiéroglyphes louvites. Elles font la chronique de ses guerres avec ses anciens vassaux de Tarhuntassa en Anatolie du sud-ouest et d'Alashiya à Chypre. L'une des deux inscription se trouve au bas du quartier de Nişantepe dans la Ville haute de Hattusa ; l'autre se trouve à l’angle nord de l'étang de l'Est, à l’endroit, connu comme Salle 2, qui était un des réservoirs d'eau de Hattusa.

Les gravures de la Salle 2 sont historiquement importantes : elles témoignent de la grande instabilité politique qui sévissait sous le règne de Suppiluliuma. Elles mentionnent que, pendant son règne, eut lieu le saccage de Tarhuntassa, ville hittite qui avait brièvement servi de capitale politique de l'Empire sous le règne de Muwatalli ii.

Le royaume hittite succomba finalement aux invasion des Peuples de la mer et des Gasgas, à la fin des années 1170 av. J.-C.. Si l'on se fonde sur les registres d’Ougarit, la menace provenait de l'ouest ; le roi hittite demanda l'assistance d'Ougarit :

« L'ennemi [avance] contre nous et il est sans nombre […]. Notre nombre est [pur ?] […] Ce qui est disponible, recherchez-le et envoyez-le moi.[2] »

Ammurapi, dernier roi d’Ougarit et allié de Suppululiuma ii, écrivit à Eshuwara, roi d’Alashiya (Chypre), une lettre décrivant la menace représentée par l'invasion des Peuples de la mer et où il lui demandait son aide :

« Mon père, voici que les navires de l'ennemi sont venus [ici] ; mes [villes] ont été incendiées, et ils ont fait beaucoup de mal à mon pays. Mon père ne sait-il pas que toutes mes troupes et mes [chars] sont en pays hittite, et que tous mes vaisseaux sont dans le pays de Lukka ?… Ainsi, le pays est abandonné à lui-même. Mais, mon père le sait : les sept navires de l'ennemi qui est venu ici nous ont infligé beaucoup de dommages.[3] »

Après l’effondrement du royaume de Suppiluliuma, les tribus gasgas prirent probablement ple contrôle de Hatti. Hattusha elle-même fut détruite par le feu ; son site ne fut réoccupé par une forteresse phrygienne que 500 ans plus tard.

Kuzi-Teshub, un souverain du Karkemish, prit par après le titre de « Grand Roi », car il était le descendant direct de Suppiluliuma ier[4].

Lignage[modifier | modifier le code]

L'arbre généalogique ci-dessous est une reconstruction possible, parmi d'autres, du lignage de la famille royale de l'empire hittite. La nomenclature des souverains, les liens de parenté demeurent obscurs par de nombreux aspects[4],[5],[6].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir : Chronologie du Moyen-Orient ancien.
  2. Voir [1] en bibliographie..
  3. Voir [2] en bibliographie..
  4. a et b Voir [3] en bibliographie.
  5. Voir [4] en bibliographie.
  6. Étant donné l'incertitude des connaissances actuelles, on ne s'étonnera pas des désaccords entre cet arbre généalogique et les notices détaillées des rois.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles liés[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [1] (en) Michael C. Astour, « New Evidence on the Last Days of Ugarit », American Journal of Archaeology, vol. 69, no 3,‎ , pp. 253-258 (lire en ligne) ;
  • [2] Jean Nougayrol et al., « Nouveaux textes accadiens, hourrites et ugaritiques des archives et bibliothèques privées d'Ugarit - Commentaires des textes historiques », Ugaritica, vol. cinquième série, no LXXX,‎ 1968, p. 799 (lire en ligne) ;
  • [3] (en) Trevor Bryce, The Kingdom of the Hittites, Oxford (Grande-Bretagne), Clarendon Press,  ;
  • [4] (en) Trevor Bryce, The World of the Neo-Hittite Kingdoms, Oxford (Grande-Bretagne), Oxford University Press,  ;
  • [5] (en) Hans G. Güterbock, « The Hittite Conquest of Cyprus Reconsidered », Journal of Near Eastern Studies, vol. 26, no 2,‎ , pp. 73-81 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]