Supermax

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Supermax est le nom donné, aux États-Unis et dans d'autres pays, pour désigner une prison de très haute sécurité, ou bien un quartier de très haute sécurité appartenant à cette prison.

Le terme « Supermax » est une contraction du terme « super-maximum », et découle du concept appliqué au pénitencier fédéral de Marion (en), dans l'Illinois, en 1983. Au cours de cette année, deux gardiens furent tués par les détenus le même jour, durant deux incidents différents. Depuis, certaines prisons se sont converties vers un système supermax, traduisant l'isolement total du détenu avec le reste du monde carcéral.

On évoque un nombre de soixante prisons de ce type aux États-Unis, la plupart d'entre elles possédant des unités « supermax » en plus des secteurs standards d'une prison traditionnelle.

Historique[modifier | modifier le code]

La première apparition d'un établissement pénitentiaire « supermax » date de 1975 en Australie, quand le quartier Katingal fut construit à l'intérieur du centre correctionnel de Long Bay Correctional Centre (en) à Sydney. Surnommée le « zoo électronique » par les prisonniers, Katingal était une prison de très haute sécurité destinée à isoler de manière sensorielle les détenus, avec quarante cellules aux portes contrôlées électroniquement, des caméras de surveillance et l'absence de fenêtre dans les cellules. Finalement, le centre fut fermé deux ans plus tard, à la suite de problèmes liés aux droits de l'homme, et fut démoli début 2006.

Description[modifier | modifier le code]

Croquis d'une cellule-type de l'ADX Florence.

Dans les prisons dites « Supermax », les prisonniers ne sont autorisés à quitter leur cellule que pendant une heure par jour et sont souvent maintenus en confinement solitaire[1]. Dans certaines prisons de ce type (notamment l'ADX Florence à Florence dans le Colorado) les détenus effectuent leurs sorties les mains menottées dans le dos et les fers aux pieds. Ils reçoivent leurs repas à travers les « passe-plats » installés sur les portes de leur cellule[1]. Les prisonniers sont souvent privés d'activité ou de travail, excepté dans certaines prisons (comme celle de Florence), où les prisonniers sont autorisés à posséder une télévision.

Les portes des cellules sont souvent contrôlées électroniquement, et, dans la plupart des cas, opaques, afin d'éviter que le prisonnier puisse voir à l'extérieur. Les conditions de vie sont extrêmement spartiates[1], les meubles étant généralement faits en béton et intégrés aux murs de la cellule. Les murs, comme les tuyauteries et les portes de la cellule, sont isolés phoniquement, afin d'éviter d'éventuelles communications entre détenus.

Plusieurs organisations non gouvernementales, telles Amnesty international ou Human Rights Watch, se sont élevées contre ces conditions de détention contraires au respect des droits de l'homme dans ce type de prison, les prisonniers étant sujet à divers problèmes psychologiques sévères liés aux conditions d'incarcération très restrictives, qui selon eux « ne respectent pas les standards internationaux pour un traitement humain des prisonniers »[1].

Prisons supermax aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Vue de la prison ADX Florence.
Vue aérienne de la prison d'État de Pelican Bay en 2009.

Prisons supermax dans d'autres pays[modifier | modifier le code]

Prisonniers ayant séjourné dans des prisons supermax[modifier | modifier le code]

Article détaillé : ADX Florence.

Incarcérés à ADX Florence :

Incarcérés dans d'autre prisons :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « États-Unis : Djokhar Tsarnaev dans une prison comparée à l'enfer sur terre », Brigitte Dusseau pour l'Agence France-Presse, sur le site Yahoo!.com, 19 juillet 2015 (consulté le 19 juillet 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]