Supermarine Sea Otter

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Supermarine Sea Otter
Image illustrative de l'article Supermarine Sea Otter

Constructeur Drapeau : Royaume-Uni Supermarine
Rôle Hydravion de reconnaissance et de sauvetage
Statut Retiré du service
Premier vol
Mise en service
Nombre construits 292
Équipage
3/4
Motorisation
Moteur Bristol Mercury Mk.XXX
Nombre 1
Type Moteur en étoile
Puissance unitaire 855
Dimensions
Envergure 14,02 m
Longueur 12,01 m
Hauteur 4,93 m
Surface alaire 56,67 m2
Masses
À vide 3 087 kg
Maximale 4 536 kg
Performances
Vitesse maximale 240 km/h
Plafond 4 875 m
Rayon d'action 1 165 km
Armement
Interne 1 mitrailleuse Vickers K de 7,7 mm

Le Supermarine Sea Otter (« loutre de mer ») est un amphibie britannique ayant participé aux opérations militaires de la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit du dernier amphibie biplan conçu et réalisé par Supermarine

Conception[modifier | modifier le code]

Le Supermarine Sea Otter a été conçu consécutivement à la Specification S.7/38[1] relative au remplacement du Supermarine Walrus.

Développement[modifier | modifier le code]

Les ingénieurs britanniques travaillèrent dès le départ en élaborant le Sea Otter non comme un successeur mais comme un descendant direct du Walrus[2] tout en repensant fortement les erreurs, notamment au niveau de l'aérodynamique de l'appareil. Il veillèrent à réduire le plus possible sa traînée et à augmenter le champ de vision de l'équipage.

Aspects techniques[modifier | modifier le code]

Le Sea Otter se présentait sous la forme d'un amphibie à coque biplan monomoteur à hélice tractive construit en bois, contreplaqué, et métal. Il était propulsé par un Bristol Mercury Mk.XXX en étoile entraînant une hélice tripale. Il était doté d'un train d'atterrissage classique escamotable et d'une roulette de queue orientable. Deux petits flotteurs annexes amélioraient la flottabilité de la machine. Il était servi par un équipage variable, entre trois et quatre membres d'équipage suivant la mission.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après son premier vol le ministère britannique de l'air émit deux nouvelles Specification, les S.14/39 et S.12/40 destinées à couvrir certains aspects du développement de l'appareil. Tout cela retarda grandement l'entrée en service opérationnel de l'avion qui n'intervint qu'en juillet 1943. Hormis le prototype et le premier avion de présérie, tous les appareils furent construits par Saunders-Roe, les usines et ateliers de Supermarine étant alors réservés à l'usinage des différentes versions du Spitfire. L'appareil entra en service dans neuf unités différentes du Coastal Command. Affectés principalement à des missions de reconnaissance côtière et de SAR les Sea Otter participèrent néanmoins à certaines grandes heures du conflit comme l'opération Overlord ou un exemplaire fut perdu[3] au profit d'un chasseur Focke-Wulf Fw 190 de la Luftwaffe. Au lendemain de la fin de la guerre la commande initiale pour 592 avions fut annulée. Il en restait alors exactement 300 à construire.

Après guerre la RAF et la Fleet Air Arm conservèrent leurs Sea Otter. Ils équipèrent alors différentes unités notamment pour des missions de surveillance des mines qui pullulaient alors en Manche. La RAF les conserva jusqu'en 1949

De son côté la Fleet Air Arm arma jusqu'en 1952 une unité, le 810th Squadron[4] qui utilisa ses Sea Otter notamment à partir des porte-avions HMS Theseus et HMS Vengeance. Ils quittèrent définitivement le service opérationnel britannique en novembre 1952. Ils laissèrent la place aux hélicoptères Westland Dragonfly, une version produite sous licence locale du Sikorsky S-51 américain.

À l'étranger la France utilisa ses dix Sea Otter pour des missions de sauvetage en mer en Indochine. Ils participèrent aussi à des missions de surveillance des côtes.

Variantes[modifier | modifier le code]

  • Sea Otter Mk. I,
  • Sea Otter Mk. II,

Pays utilisateurs[modifier | modifier le code]

Aéronefs comparables[modifier | modifier le code]

Prototype du Supermarine Sea Otter

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) David Monday, The Hamlyn concise guide to British aircraft of World War II, Londres, Chancellor Press, , 239 p. (ISBN 1-851-52668-4 et 978-1-851-52668-0, OCLC 59907297180)
  2. Arnaud, « Supermarine Sea Otter - avionslegendaires.net », sur avionslegendaires.net (consulté le 27 janvier 2016)
  3. http://www.avionslegendaires.net/fiche.php?id=seaotter&numpage=2#historique
  4. (en) David Donald, Carrier Aviation Air Power Directory, The World's carrier and their aircraft 1950 - Present, Airtime Publishing, , 187 p. (ISBN 1-880588-43-9)