Super Mario Bros.

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Super Mario Bros.
Super Mario Bros. Logo (SVG).svg
Logo du jeu.

Développeur
Nintendo R&D4
Hudson Soft (sur ordinateurs)
Éditeur
Réalisateur
Compositeur

Date de sortie
Genre
Mode de jeu
1 à 2 joueurs (alternativement)
Plate-forme
Arcade :
Ordinateur(s) :
Console(s) :
Console(s) portable(s) :

Langue
Anglais

Évaluation
PEGI 3 (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Super Mario Bros. (スーパーマリオブラザーズ, Sūpā Mario Burazāzu?) est un jeu vidéo de plate-forme développé et édité par Nintendo, et sorti en 1985 sur Nintendo Entertainment System. Il s'agit du premier jeu de la série Super Mario. Le joueur y contrôle Mario et voyage à travers le Royaume Champignon afin de sauver la princesse Toadstool des griffes de Bowser, l'antagoniste de Mario. Le jeu est jouable à deux joueurs, le premier contrôlant Mario et le second Luigi, le frère de ce dernier.

Super Mario Bros. compte parmi les jeux les plus vendus de tous les temps avec plus de 40 millions d'exemplaires écoulées dans le monde. En tant que jeu de lancement, Super Mario Bros. a été en partie à l'origine du succès de la Nintendo Entertainment System ainsi que de la fin du krach du jeu vidéo de 1983 aux États-Unis. Étant l'un des plus grands succès réalisés par Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka, le jeu donnera lieu à de nombreuses suites et dérivés.

À lui tout seul, Super Mario Bros. imposa un level design à tous les jeux qui lui succèderont. Ainsi, il popularise définitivement le défilement horizontal, les boss et sous-boss de fin de niveau, les raccourcis secrets, le fait de pouvoir recommencer le jeu avec une difficulté accrue. La musique du jeu, composée par Koji Kondo, est reconnue mondialement ; elle est depuis devenue représentative des jeux vidéo en général.

Trame[modifier | modifier le code]

L'action se déroule dans un univers fictif nommé le Royaume Champignon où habitent la princesse Toadstool et ses serviteurs, les Toads. Un jour, une horde de Koopas maléfiques et de résistants Goombas envahit le Royaume Champignon et transforme tous ses habitants en briques, engendrant la chute du royaume[P 1],[1]. Seule la princesse Toadstool peut inverser le sort et restaurer la paix dans le royaume, mais malheureusement, elle se fait kidnapper par Bowser, le roi des Koopas. Mario, le héros de l'histoire, est mis au courant de la situation catastrophique du royaume et de ses habitants, et décide de partir à l'aventure pour libérer la princesse Toadstool des griffes de Bowser[P 1].

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Super Mario Bros. est un jeu de plates-formes à défilement horizontal découpé en huit mondes comprenant chacun quatre niveaux. Le joueur prend le contrôle de Mario, qui a notamment les habiletés de courir et de sauter, et se déplace du côté gauche vers le côté droit de l'écran afin de se rendre jusqu'au drapeau qui marque la fin de chaque niveau — à l'exception du dernier niveau de chaque monde, qui se déroule dans un château avec un boss à la fin. Mario traverse différents types de niveaux, en passant par des environnements à ciel ouvert à des niveaux sous-terrains ou aquatiques. Son objectif est de sauver la princesse Toadstool des griffes de Bowser[1].

Chaque niveau est parsemé de pièces que Mario peut collecter afin de gagner des points. Au bout de 100 pièces, il obtient une vie supplémentaire. Les niveaux contiennent également des blocs marqués d'un point d'interrogation qui révèlent des pièces ou des objets lorsque Mario les frappe par le dessous. D'autres blocs, parfois invisibles, peuvent contenir plus de pièces ou un objet rare. Si le joueur obtient un champignon orange à picots rouges, Mario grandit. Il peut alors entrer en contact avec un ennemi ou un des obstacles sans mourir, mais il redeviendra petit. Il lui est également possible de briser des blocs de briques, ce qui est impossible lorsque Mario n'a pas de champignon[P 2].

À chaque début de partie, le joueur obtient un certain nombre de vies, qu'il peut faire augmenter en obtenant un champignon 1-UP, similaire à celui qui fait grandir Mario. Il perd une vie lorsqu'il se fait tuer par un ennemi, en tombant dans un trou ou quand le compteur de temps arrive à zéro. Lorsque le joueur n'a plus de vie, le jeu est terminé. L'attaque principale de Mario consiste à sauter sur ses ennemis ; cependant, chaque ennemi réagit différemment : par exemple, un Goomba sera écrasé et vaincu[P 2], tandis qu'un Koopa se rétractera dans sa carapace pendant un certain temps, permettant à Mario de l'utiliser comme projectile[P 3]. La carapace peut alors rebondir sur les murs, tuer des ennemis, ou même tuer Mario si le joueur ne fait pas assez attention[P 4]. Le joueur peut aussi éliminer des ennemis en lançant des boules de feux, ce qui est possible qu'une fois que Mario récupère la fleur de feu, un objet qui se trouve à l'intérieur certains blocs. Un dernier objet, plus rare, est l'étoile d'invincibilité. Celui-ci rend Mario invincible pendant quelques secondes et lui permet d'éliminer instantanément n'importe quel ennemi avec lequel il entre en contact[P 5].

Il existe des zones secrètes dans le jeu : la plupart d'entre elles permettent à Mario d'obtenir plus de pièces, mais d'autres peuvent cacher une Warp zone laissant Mario passer des mondes entiers, permettant ainsi au joueur de terminer le jeu plus rapidement[1].

Développement[modifier | modifier le code]

Conception[modifier | modifier le code]

Shigeru Miyamoto, concepteur du jeu.

Super Mario Bros. fait suite au jeu d'arcade Mario Bros., sorti en 1983. Il est conçu par Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka, tous deux travaillant au studio Nintendo R&D4 à l'époque[2]. Le développement du jeu naît à l'origine d'un désir de donner à la Famicom un dernier titre à succès avant la sortie du Famicom Disk System, et de permettre à Nintendo de faire des progrès dans la conception de jeux d'action. À l'origine, le jeu était basé sur des mécanismes de jeu de tir[3]. Cela aurait fait partie d'un niveau facultatif dans la version finale du jeu, mais l'idée est finalement abandonnée dans le but de se concentrer sur un gameplay se rapprochant plus d'un jeu de plates-formes. Cependant, des séquences se déroulant dans le ciel sur des nuages semblables à ce qu'auraient pu ressembler ces phases de tirs sont présentes dans le jeu final[4].

Contrairement à Mario Bros., dans lequel Mario perdait une vie lorsqu'il touchait un ennemi sans l'avoir tout d'abord retourné sur sa carapace, le personnage peut maintenant sauter directement sur ses ennemis pour les vaincre, les développeurs trouvant le système de Mario Bros. illogique. La capacité que Mario a de changer de grandeur vient d'un level design basé sur un Mario petit, puis de la décision prise par les concepteurs d'augmenter la grandeur de Mario pour la version finale du jeu. Ils concluent plus tard qu'il serait intéressant d'avoir un power-up permettant à Mario de grandir. Les concepteurs ont fait en sorte que les premiers niveaux du jeu soient concentrés sur l'apprentissage du joueur de la distinction entre les goombas et les champignons, qui lui sera très utile tout au long du jeu. Ainsi, au début du tout premier niveau, le premier champignon est difficile à éviter lorsqu'il est libéré de son bloc[5]. Le développement se devait de rester simple afin de pouvoir commercialiser le jeu en fin d'année, à la saison des achats[6].

Musique[modifier | modifier le code]

Koji Kondo compose les musiques du jeu.

Les musiques du jeu sont composées par Koji Kondo[7]. Des six musiques que comporte le jeu, celle du premier niveau est la plus longue à écrire pour Kōji Kondō. Il a déclaré que lorsqu'il écrivait une pièce, l'équipe de développement l'intégrait immédiatement dans le jeu. Si celle-ci n'accentuait pas l'action ou ne s'harmonisait pas assez bien aux effets sonores, il devait tout recommencer[7]. Pour composer les musiques du jeu, Kōji Kondō n'utilise qu'un petit clavier électronique[8]. Le premier morceau qu'il compose était basé sur l'un des premiers prototypes du jeu, qui permettait seulement à Mario de courir dans un espace vide. Kondō le décrit comme étant plus lent et plus tranquille que le thème final. Comme le jeu a changé durant le développement, Kondō réalise que le thème qu'il avait composé au début n'était plus approprié : il augmente alors son tempo et fait divers ajustements pour qu'il s'intègre mieux au jeu[9]. Dans un entretien, Kondō explique que lorsqu'il devait composer de la musique pour un jeu, la plupart des thèmes lui venaient en tête pendant la pratique d'activités de tous les jours[10].

La bande-sonore du titre, notamment le thème principal, est reconnue mondialement et est devenue représentative du média vidéoludique.[style à revoir][11].

Commercialisation et rééditions[modifier | modifier le code]

Super Mario Bros. est sorti le au Japon sur Famicom[12]. Le jeu est sorti sur Nintendo Entertainment System en Amérique du Nord probablement au courant de la même année. Selon Nintendo, le jeu serait sorti le , soit le jour même de la sortie de la Nintendo Entertainment System dans cette région. Toutefois, la date exacte de sa publication est débattue. L'auteur américain Steven L. Kent, connu entre autres pour ses livres sur l'histoire du jeu vidéo, pense quant à lui que le jeu ne serait pas sorti en même temps que la console, mais plutôt en mars 1986[13]. Don James, qui est employé de Nintendo of America à partir de 1981[14], pense lui aussi que le jeu est sorti en 1986. Diverses preuves collectées par Frank Cifaldi pour un article de Gamasutra supportent plutôt l'idée selon laquelle le jeu serait sorti en même temps que la NES, en 1985 : des annonces de journaux new-yorkais, un présentoir de magasin, des articles de journaux, des publicités télévisées et divers témoignages. Selon une source anonyme qui aurait accès à des bases de données internes de Nintendo, le jeu serait sorti le 17 novembre 1985. Vers la fin de l'année 1986, des copies du jeu sont fournies d'office avec certaines consoles Nintendo Entertainment System en Amérique du Nord[13]. Il est également sorti sur NES avec plusieurs jeux inclus dans la cartouche, Super Mario Bros. / Duck Hunt et Super Mario Bros. / Duck Hunt / World Class Track Meet[15]. Au Japon, Super Mario Bros. est sorti, en 1986, sur le Famicom Disk System, un périphérique de la Famicom utilisant des disquettes. Super Mario Bros. est sorti le en Europe[16].

En 2004, Nintendo réédite le jeu au Japon sur Game Boy Advance pour la série des Famicom Mini, puis en Amérique du Nord et en Europe pour la série Classic NES Series (renommée NES Classics en Europe)[17]. Sur Wii, le jeu est disponible en téléchargement sur la console virtuelle depuis le au Japon, le aux États-Unis et au Canada, et le en Europe[18]. En outre, une démo jouable du jeu est disponible dans la section Chefs-d'œuvre de Super Smash Bros. Brawl sur Wii[19].

En 2011, la Nintendo 3DS connaît une baisse de prix à la suite des mauvaises ventes de la console, et ce, six mois seulement après sa sortie. Afin de s'excuser auprès des consommateurs qui ont acheté la console dès sa sortie, et donc à un prix plus élevé, Satoru Iwata annonce la mise en place du programme ambassadeur[20]. Celui-ci propose aux utilisateurs d'obtenir gratuitement des jeux en téléchargement dont, entre autres, la version originale de Super Mario Bros. sortie sur NES[21]. Par la suite, le jeu devient disponible aux autres utilisateurs à l'achat le en Amérique du Nord[22] et le en Europe[23],[24]. Super Mario Bros. est disponible en téléchargement sur la console virtuelle Wii U depuis le au Japon[25], depuis le en Europe[26] et depuis le en Amérique du Nord[27]. Super Mario Bros. fait partie des jeux disponibles sur la NES Mini, qui sort en 2016[28]. Il fait aussi partie des vingt jeux disponibles aux abonnés du Nintendo Switch Online au lancement du service le [29],[30].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critiques de la version originale[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues
Presse papier
Média Note
The Games Machine (UK) 89 %[31]
Computer Entertainer 3.5/4 étoiles[32]
Top Score 4/4 étoiles[33]

Les quelques critiques de l'époque de la sortie du jeu sont unanimement positives. Le magazine Computer Entertainer déclare que le jeu est « une aventure pleine de surprises » dont il faudrait des heures pour déceler tous les secrets, louant l'excellente rejouabilité du titre. Il souligne que le jeu est « très addictif » et loue les graphismes, qu'il trouve « mignons », et la musique entraînante du jeu. Il termine en recommandant le jeu à tous les possesseurs de Nintendo Entertainment System[32].

Dans une critique rédigée lors de la sortie européenne du jeu en 1987, le magazine Top Score encense le gameplay du jeu et déclare qu'il s'agit d'un jeu « presque parfait ». Il apprécie les graphismes et la musique, trouvant qu'ils se complètent bien, ce qui rend le jeu d'autant plus engageant[33]. Le magazine The Games Machine apprécie la simplicité d'accès du jeu tout en soulignant qu'il peut être difficile par moments. Il est, lui aussi, satisfait des graphismes et de la musique, qu'il trouve « splendides »[31].

Passage à la postérité[modifier | modifier le code]

Plusieurs années après sa sortie, Super Mario Bros. est régulièrement mentionné par la presse spécialisée. En 2008, le magazine américain Nintendo Power déclare que Super Mario Bros. a démarré l'ère moderne des jeux vidéo et qu'il s'agit du « chef d’œuvre de Shigeru Miyamoto »[34]. En 2009, Game Informer déclare que le jeu « reste un monument vidéoludique avec un design brillant et un gameplay amusant »[35]. En 2011, il est cité dans le livre Les 1001 jeux vidéo auxquels il faut avoir joué dans sa vie de Tony Mott[36].

Critiques de la version Game Boy Advance[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues
Presse numérique
Média Note
Gamekult (FR) 6/10[37]
GameSpot (US) 6,8/10[38]
IGN (US) 8/10[39]
Jeuxvideo.com (FR) 12/20[40]
Agrégateurs de notes
Média Note
Metacritic 84 %[41]
(14 critiques)

Critiques des rééditions en version dématérialisée[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues
Presse numérique
Média Wii 3DS Wii U
IGN (US) 9/10[42] - -
Nintendo Life (US) - 9/10[43] 9/10[44]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le jeu figure dans plusieurs classements réalisés par les professionnels des meilleurs jeux. Dans son classement des meilleurs jeux de la Nintendo Entertainment System, le magazine américain Nintendo Power classe le jeu en quatrième position[34]. Dans sa liste des 200 meilleurs jeux de leur temps, Electronic Gaming Monthly le place en première position[45]. De plus, le jeu a été mentionné deux fois par IGN dans ses classements des 100 meilleurs jeux de tous les temps, une fois en 2005 et une autre fois en 2007[46],[47]. En 2009, le magazine Game Informer le classe en deuxième place dans sa liste des 200 meilleurs jeux de tous les temps, après The Legend of Zelda[35].

Ventes[modifier | modifier le code]

Au total, en excluant les ventes du jeu sur Game Boy Advance et sur Wii, Super Mario Bros. a été vendu à 40,24 millions de copies, ce qui en fait l'épisode le plus vendu de la série Super Mario[48] et, selon les estimations d'IGN réalisées en 2019, le septième jeu le plus vendu de tous les temps[49]. La version NES s'est écoulée à plus de 6,8 millions d'exemplaires au Japon[50].

La version Game Boy Advance de Super Mario Bros. est le jeu le plus vendu de la collection des NES Classics. Il devient le jeu le plus vendu de la console de juin à [51]. En 2005, Nintendo ressort le jeu sur Game Boy Advance pour célébrer les 20 ans de Super Mario Bros., qui se vend à approximativement 876 000 unités[52].

Postérité[modifier | modifier le code]

Influence sur le jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Super Mario Bros. a popularisé le jeu à défilement horizontal.

Série[modifier | modifier le code]

Super Mario Bros. occasionne plusieurs suites et engendre une franchise qui s'étend sur plusieurs genres[53]. Deux suites différentes, toutes deux intitulées Super Mario Bros. 2, sont créées, chacune pour un marché spécifique. La première, destinée aux joueurs japonais, ressemble beaucoup au premier opus, avec un niveau de difficulté plus élevé ; la seconde, destinée aux pays occidentaux, est développée par Nintendo of America à partir d'un autre jeu de plateformes japonais, Yume Kōjō: Doki Doki Panic, auquel les musiques, les personnages et divers éléments graphiques sont modifiés[54],[55]. L'homonymie entre ces deux jeux a comme conséquence un changement de nom lorsqu'ils sont commercialisés dans d'autres pays : la version japonaise prend pour titre Super Mario Bros.: The Lost Levels dans les pays occidentaux, et la version occidentale Super Mario Bros. USA au Japon[56].

Super Mario Bros. 2 est suivi par Super Mario Bros. 3, jeu qui marque le dernier opus de la série à sortir sur Nintendo Entertainment System. Contrairement au gameplay de son prédécesseur, celui de Super Mario Bros. 3 se rapproche plus de celui de Super Mario Bros. Il propose cependant des nouveautés, notamment une carte du monde qui permet au joueur de choisir son niveau et des nouveaux power-ups[57]. Il est suivi par Super Mario World, qui est sorti sur Super Nintendo.

En 2006, Nintendo rend hommage au jeu en sortant New Super Mario Bros. sur Nintendo DS, qui se veut d'être un retour aux sources, notamment par son gameplay similaire à Super Mario Bros. et par son utilisation du défilement horizontal[58]. Il s'ensuit plusieurs opus dans le même genre, dont New Super Mario Bros. Wii sur Wii, New Super Mario Bros. 2 sur Nintendo 3DS et New Super Mario Bros. U sur Wii U.

Remake[modifier | modifier le code]

En 1993, Nintendo sort une compilation sur Super Nintendo nommée Super Mario All-Stars. Elle contient un remake avec des graphismes et une bande-son en 16-bits de Super Mario Bros. et de tous les autres jeux de la série Super Mario sortis sur Nintendo Entertainment System et Famicom. Elle introduit la possibilité de passer à tout moment de Mario à Luigi entre les niveaux et inclut aussi un système de sauvegarde[59].

Cette version est également sortie sur Wii à l'occasion des 25 ans de Super Mario Bros. sous le nom de Super Mario All-Stars Édition 25e Anniversaire avec un CD de musique et un livre revenant sur l'évolution de la série et du personnage à l'intérieur du coffret[60].

Adaptation[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Homme jouant sur une borne d'arcade
Une adaptation en arcade de Super Mario Bros., nommée Vs. Super Mario Bros., voit le jour en 1986.
Console portable Game & Watch de Nintendo.
Super Mario Bros. est inclus dans un jeu électronique Game and Watch, sorti le , qui commémore les 35 ans du jeu.

Super Mario Bros. est adapté sur différentes plates-formes à travers les années après sa sortie originale en 1985 sur Nintendo Entertainment System. Un jeu Game and Watch du même nom voit le jour l'année suivante[61].

Le jeu est adapté en 1986 en arcade. Cette version se nomme Vs. Super Mario Bros. et propose un niveau de difficulté plus élevé que la version originale. En effet, les ennemis se font plus nombreux et il y a moins de power-ups. Cette version contient six niveaux supplémentaires qui apparaîtront plus tard dans Super Mario Bros.: The Lost Levels[62],[63]. Vs. Super Mario Bros. devient disponible en téléchargement sur le Nintendo eShop de la Nintendo Switch à partir du [64],[65].

En 1986, l'émission de radio japonaise All Night Nippon offre aux auditeurs dans le cadre d'un concours des copies limitées du jeu All Night Nippon Super Mario Bros. sur Famicom Disk System. Le jeu contient des niveaux de Super Mario Bros., de la version japonaise de Super Mario Bros. 2 et de Vs. Super Mario Bros. avec des éléments visuels qui font référence à l'émission de radio et au divertissement japonais de l'époque[66].

La même année, Hudson Soft développe une version du jeu, nommée Super Mario Bros. Special, qui sort uniquement au Japon sur les ordinateurs NEC PC-8801 et Sharp X1[67]. Bien qu'elle possède les mêmes contrôles et le même design que l'original, cette version propose de nouveaux niveaux. De plus, de nouveaux ennemis, dont ceux de Mario Bros. et de Donkey Kong, font leur apparition[68].

Une épreuve de Super Mario Bros. fait partie des Nintendo World Championships, une compétition qui a lieu dans les années 1990. L'épreuve consiste à récupérer 50 pièces le plus vite possible afin de passer à la prochaine étape de la compétition[69],[70].

Le jeu Super Mario Bros. Deluxe, sorti en 1999 sur Game Boy Color, contient l'intégralité de Super Mario Bros. et de Super Mario Bros.: The Lost Levels. Il propose aussi des modes de jeux qui reprennent les niveaux du premier jeu. Afin de pallier les problèmes de visibilité causés par la petite taille de l'écran de la console, l'action est rapprochée, causant toutefois le champ de vision à être plus petit[71].

Le jeu NES Remix 2 sorti sur Wii U en 2014 propose une version modifiée de Super Mario Bros. nommée Super Luigi Bros.. Le joueur y incarne uniquement Luigi et doit traverser les mêmes niveaux que l'original, mais qui sont toutefois inversés, de la gauche vers la droite. Luigi possède une inertie différente de Mario dans l'original. Il peut sauter plus haut et prend plus de temps à arrêter de se déplacer[67].

Dans le cadre de la célébration des 35 ans du jeu, un jeu de type battle royale nommé Super Mario Bros. 35 devient disponible sur Nintendo Switch pendant un temps limité du jusqu'au . Il est disponible gratuitement à tous les utilisateurs qui sont abonnés au Nintendo Switch Online[72]. Nintendo sort aussi, le , un jeu électronique Game and Watch qui contient Super Mario Bros., Super Mario Bros.: The Lost Levels et une version modifiée avec Mario du jeu Ball[73],[74].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Super Mario Bros. et ses suites engendrent la création de nombreux produits dérivés inspirés de l'univers Mario, comme une série télévisée américaine, The Super Mario Bros Super Show! en 1989, et un film, Super Mario Bros. en 1993.

Monde -1[modifier | modifier le code]

Le monde -1 (appelé en anglais le Minus World ou encore World negative one) est un niveau secret accessible en exploitant un bug présent dans le monde 1-2 de Super Mario Bros. Le monde 1-2 contient un passage secret, accessible en sautant par-dessus un mur vers la fin du niveau, qui mène à un warp zone permettant au joueur de passer directement au monde 2, 3 ou 4. Si le joueur parvient à exploiter un bug qui permet à Mario de traverser un mur de brique, le joueur peut entrer dans le tuyau qui mène au monde 2-1 après avoir traversé le mur, ce qui l’emmènera finalement au monde -1[75]. Le niveau en question est très similaire aux niveaux 2-2 et 7-2, mais lorsque le joueur entre dans le tuyau qui marque normalement la fin du niveau, Mario revient au début de celui-ci, ce qui en fait un niveau imbattable, qui se répète sans cesse jusqu'à ce que le joueur perde toutes ses vies[76]. Bien que le nom du niveau soit indiqué « -1 » sur l'affichage tête haute, il s'agit en fait du monde 36-1, le nombre 36 ayant été remplacé par une case vide, ce qui donne l'impression que le niveau s'appelle « monde -1 ». Dans la version japonaise du jeu, le joueur peut accéder à trois niveaux différents, à la fin desquels la partie se termine automatiquement avec un Game Over[67].

Communauté[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sources primaires[modifier | modifier le code]

  1. a et b Super Mario Bros. : Manuel d'utilisation, Nintendo, , p. 2.
  2. a et b Super Mario Bros. : Manuel d'utilisation, Nintendo, , p. 12.
  3. Super Mario Bros. : Manuel d'utilisation, Nintendo, , p. 11.
  4. Super Mario Bros. : Manuel d'utilisation, Nintendo, , p. 19.
  5. Super Mario Bros. : Manuel d'utilisation, Nintendo, , p. 10.

Sources secondaires[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Rockstar78, « Test de Super Mario Bros. sur NES », sur Jeuxvideo.com, (consulté le )
  2. « Iwata demande - Sauter avec la manette directionnelle », Nintendo.fr
  3. (en) Anoop Gantayat, « Super Mario Bros. Originally Had Beam Guns and Rocket Packs », Adriasang.com,
  4. (en) Brian Miggels et Samuel Claiborn, « The Mario You Never Knew », IGN,
  5. « Iwata demande - Faire comprendre les vertus des champignons », Nintendo.fr
  6. « Iwata demande - Faire simple », Nintendo.fr
  7. a et b (en) Chris Kohler, « Behind the Mario Maestro's Music », Wired.com,
  8. (en) « Interview with Koji Kondo », Square Enix Music Online,
  9. (en) Sam Kennedy, « Super Mario Bros. Composer Koji Kondo Interview », 1UP.com,
  10. (en) Sam Kennedy, « Super Mario Bros. Composer Koji Kondo Interview Pt. 2 » [archive du ], 1UP.com, (consulté le )
  11. (en) « Top Ten Tuesday: Best 8-Bit Soundtracks », IGN,
  12. « Super Mario Bros. fête son 30ème anniversaire ! », sur Jeuxvideo.com, (consulté le )
  13. a et b (en) Frank Cifaldi, « Sad But True: We Can't Prove When Super Mario Bros. Came Out », sur Gamasutra, (consulté le )
  14. (en) « Don James », Academy of Interactive Arts & Sciences (consulté le )
  15. (en) Samuel Claiborn, « Why This Ultra-Rare Super Mario Bros. NES Cartridge Sold for Over $100,000 », sur IGN, (consulté le )
  16. « Super Mario Bros. sur Nes », sur Jeuxvideo.com (consulté le )
  17. (en) Craig Harris, « Classic NES Series », sur IGN, (consulté le )
  18. « Fiche complète de Super Mario Bros. sur Wii », sur Jeuxvideo.com
  19. « Chefs-d'œuvre » (version du 9 janvier 2013 sur l'Internet Archive), sur Smash Bros. DOJO!!,
  20. « Baisse de prix de la 3DS : Nintendo s'excuse », sur Jeuxvideo.com,
  21. Trunks, « 3DS : les jeux ambassadeurs disponibles », sur Gamekult,
  22. (en) James Newton, « Nintendo Download: 16th February 2012 (North America) », sur Nintendo Life, (consulté le )
  23. « Nintendo : Les sorties en ligne de la semaine », Jeuxvideo.com,
  24. (en) James Newton, « Nintendo Download: 1st March 2012 (Europe) », sur Nintendo Life, (consulté le )
  25. (en) « Super Mario Bros. - Overview », sur NintendoLife (consulté le )
  26. (en) Thomas Whitehead, « Nintendo Download: 12th September (Europe) », sur Nintendo Life, (consulté le )
  27. (en) Thomas Whitehead, « Nintendo Download: 19th September (North America) », sur Nintendo Life, (consulté le )
  28. Panthaa, « Nintendo fait revivre sa NES et elle débarque bientôt ! », sur Jeuxvideo.com, (consulté le )
  29. (en) Owen S. Good, « Nintendo Switch Online has these 20 classic NES games », sur Polygon, (consulté le )
  30. Jarod, « L'abonnement Nintendo Switch Online inclura 20 jeux NES et les sauvegardes dans le cloud », sur Gamekult, (consulté le )
  31. a et b (en) « Making Turtle Soup : Super Mario Bros. », The Games Machine, no 2,‎ , p. 148.
  32. a et b (en) « The Video Game Update : Super Mario Bros. », Computer Entertainer, vol. 5, no 3,‎ , p. 12.
  33. a et b (en) « Two Pick-Hits for the Nintendo Entertainment System », Top Score,‎ .
  34. a et b (en) « Nintendo Power – The 20th Anniversary Issue! », Nintendo Power, no 231,‎ , p. 71.
  35. a et b (en) « The Top 200 Games of All Time », Game Informer, no 200,‎ , p. 44-79.
  36. Tony Mott, Les 1001 jeux vidéo auxquels il faut avoir joué dans sa vie, Trécarré, , 960 p. (ISBN 978-2-89568-516-6), p. 103
  37. Trunks, « Test : Super Mario Bros : LE classique », sur Gamekult, (consulté le )
  38. (en) Jeff Gerstmann, « Classic NES Series: Super Mario Bros. Review », sur GameSpot, (consulté le )
  39. (en) Craig Harris, « Classic NES Series: Super Mario Bros. », sur IGN, (consulté le )
  40. Romendil, « Test de Super Mario Bros. sur GBA », sur Jeuxvideo.com, (consulté le )
  41. (en) « Classic NES Series: Super Mario Bros. for Game Boy Advance Reviews », sur Metacritic (consulté le )
  42. (en) Mark Birnbaum, « Super Mario Bros. VC Review », sur IGN, (consulté le )
  43. (en) Philip J Reed, « Super Mario Bros. Review (3DS eShop / NES) », sur Nintendo Life, (consulté le )
  44. (en) Philip J Reed, « Super Mario Bros. Review (Wii U eShop / NES) », sur Nintendo Life, (consulté le )
  45. (en) « The Greatest 200 Videogames of their time » (version du 16 octobre 2012 sur l'Internet Archive), sur Electronic Gaming Monthly
  46. (en) « IGN's Top 100 Games » (version du 8 avril 2012 sur l'Internet Archive), sur IGN,
  47. (en) « IGN Top 100 Games 2007 » (version du 4 juin 2012 sur l'Internet Archive), sur IGN,
  48. Mergeles, « Les 50 jeux les plus vendus de l'histoire — 2. Super Mario Bros / NES : 40 240 000 unités », sur Jeuxvideo.com, (consulté le )
  49. (en) Jordan Sirani, « Top 10 Best-Selling Video Games of All Time », sur IGN, (consulté le )
  50. Chris et Angel, Les infos chaudes du Net, janvier 2001, Joypad n°104.
  51. (en) Tor Thorsen, « ChartSpot: June 2004 », sur GameSpot,
  52. (en) David Jenkins, « Japanese Sales Charts, Week Ending October 2 », sur Gamasutra,
  53. (en) Tom Huddleston Jr., « ‘Super Mario Bros.’ debuted 33 years ago — here’s how Mario accidentally became a gaming superstar », sur CNBC, (consulté le )
  54. Romendil, « Dossier - La série Mario - Les dessous du second volet », Jeuxvideo.com,
  55. Romendil, « Dossier - La série Mario - Le véritable Super Mario Bros. 2 », Jeuxvideo.com,
  56. (en) Ian Walker, « Super Mario Bros. 2 Japan + Super Mario Bros. 2 USA = My Dream Game », sur Kotaku, (consulté le )
  57. Romendil, « Dossier - La série Mario - La fin d'une époque », sur Jeuxvideo.com, (consulté le )
  58. Romendil, « Test de New Super Mario Bros. sur Nintendo DS », Jeuxvideo.com,
  59. Romendil, « Dossier - La série Mario - Première compilation de luxe », sur Jeuxvideo.com,
  60. « L'édition spéciale 25 ans de Mario en France pour Noël ! », sur Jeuxvideo.com,
  61. Florent Gorges, L'Histoire de Nintendo : 1889-1960, Des Cartes à Jouer au Game & Watch, Éditions Pix'n Love, , 232-233 p..
  62. (en) Chris Kohler, « Vs. Super Mario Bros. Is The Meanest Trick Nintendo Ever Played », sur Kotaku, (consulté le )
  63. (en) Gonçalo Lopes, « VS. Super Mario Bros. is Jumping Onto the Switch eShop Next Week », sur Nintendo Life, (consulté le )
  64. (en) Thomas Whitehead, « VS. Super Mario Bros. Arcade Archives Release Set for Festive Arrival on Switch », sur Nintendo Life, (consulté le )
  65. ChewbieFR, « VS. Super Mario Bros. est disponible sur Nintendo Switch », sur Jeuxvideo.com, (consulté le )
  66. (en) J. Fletcher, « Virtually Overlooked: All Night Nippon Super Mario Bros. », sur Engadget, (consulté le )
  67. a b et c (en) Kyle Orland, « 30 years, 30 memorable facts about Super Mario Bros. », sur Ars Technica, (consulté le )
  68. (en) J. Fletcher, « Virtually Overlooked: Super Mario Bros. Special », sur Engadget, (consulté le )
  69. (en) Samuel Claiborn, « E3 2013: The Coolest Game at E3 You'll Never Own », sur IGN, (consulté le )
  70. (en) Frank Cifaldi, « The Story of the First Nintendo World Championships », sur IGN, (consulté le )
  71. « Test de Super Mario Bros. Deluxe sur GameBoy Color », sur Jeuxvideo.com,
  72. (en) Connor Sheridan, « Super Mario Bros. 35 is a limited-time battle royale coming to Switch next month », sur GamesRadar+, (consulté le )
  73. (en) Chris Plante, « Nintendo’s new portable is a Mario throwback for nostalgic collectors », sur Polygon, (consulté le )
  74. Tiraxa, « La console Game & Watch : Super Mario Bros se dévoile, sortie prévue en novembre », sur Jeuxvideo.com, (consulté le )
  75. (en) Daniel Ashton et James Newman, « Slow Play Strategies: Digital Games Walkthroughs and the Perpetual Upgrade Economy » [PDF], TRANSFORMATIONS Journal of Media & Culture, (consulté le )
  76. (en) Ethan Gach, « The NES Classic Carries Over Classic Glitches », sur Kotaku, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • William Audureau, L'Histoire de Mario : 1981-1991, l'ascension d'une icône, entre mythes et réalité, Triel-sur-Seine, Éditions Pix'n Love, , 426 p. (ISBN 978-2-918272-26-7)
  • Marc Pétronille, La Bible de Nintendo : Entertainment System-Famicom, Châtillon (Haut-de-Seine), Omake Books, , 441 p. (ISBN 978-2-918272-21-2)
  • (en) Andrew Schartmann, Koji Kondo's Super Mario Bros. Soundtrack, New York et Londres, Bloomsbury Academic, coll. « 33 1/3 », , 168 p. (ISBN 978-1-62892-853-2, présentation en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 27 novembre 2012 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.
La version du 27 novembre 2012 de cet article a été reconnue comme « bon article », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.