Sunway TaihuLight

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Le TaihuLight est un supercalculateur situé à Wuxi, dans la province du Jiangsu, en République populaire de Chine.

Il est le premier ordinateur à avoir dépassé la barre des 100 Petaflops[1].

C'est également l'ordinateur le plus puissant au monde en juin 2016 selon le 47e classement du TOP500[2]. Il est le successeur du Tianhe-2, premier au classement du TOP500 depuis novembre 2015[3]. Il utilise des processeurs RISC 64-bits ShenWei (ou Sunway), également conçu à Wuxi, comportant des instructions SIMD, et de l'exécution dans le désordre. Un bus PCIe 3.0 fournissant 16 GB/second de pic de bande passante nœud à nœud est utilisé pour les intercommunications[4]. Le système a une capacité totale de 93 pétaflops, soit trois fois plus que Tianhe-2, et cinq fois plus que le premier superordinateur américain, Titan[5],[6],[7],[8],[9],[10].

Il a, de plus, en août 2016, été classé en 3e place du Green500, comparant l'efficacité énergétique des supercalculateurs, avec 6 051,30 MFLOPS/W, il est le seul des dix premiers avec cette échelle de puissance de 15 371 kW, les autres étant des petits super calculateurs avec une puissance de 50 et 190 kW. Une des raisons qui a permis d'atteindre cette performance énergétique est la simplification du cache des microprocesseurs, elle réduit également la puissance brute par coeur, mais le gain de puissance électrique permet en même temps de créer un supercalculateur plus puissant dans sa globalité[11].

Il utilise le système d'exploitation Sunway RaiseOS dérivé de Linux. Les autres parties de son système logiciel incluent des compilateurs C/C++ et Fortran, ainsi que des bibliothèques mathématiques associées, le plus gros ayant déjà été porté sur cette architecture ShenWei depuis les générations précédentes[4]. Les développeurs ont également développé leur propre implémentation d'OpenACC 2.0 pour la parallélisation des calculs[12].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Compétition internationale[modifier | modifier le code]

Le développement des supercalculateurs se déroule dans un contexte de compétition économique et politique entre les nations développées. En 2001, le TOP500 ne comptait aucun ordinateur d'origine chinoise[5].

Désormais, la Chine détient 167 places dans ce classement et dépasse ainsi les Américains, qui en comptent 165[5],[9],[10].

Le classement TOP500 de juin 2017 donne les premières places aux pays suivants :

  1. Chine ;
  2. Chine ;
  3. Suisse ;
  4. États-Unis ;
  5. États-Unis;
  6. États-Unis ;
  7. Japon ;
  8. Japon ;
  9. États-Unis ;
  10. États-Unis ;
  11. Royaume-Uni ;
  12. États-Unis ;

Volonté d'indépendance de la Chine[modifier | modifier le code]

Le Sunway TaihuLight est équipé d'environ 41 000 processeurs, tous de conception chinoise, alors que les précédents systèmes incluaient des puces de fabricants américains, provenant principalement d'Intel[5].

Les Chinois ont voulu améliorer la performance du supercalculateur Tianhe-2 qui utilise des processeurs Intel. Cependant, les autorités américaines n’ont pas donné à Intel l’autorisation d’exporter ses processeurs haute performance vers la Chine. Les États-Unis ont évoqué une menace à la sécurité nationale. Selon eux, les Chinois conçoivent des superordinateurs à des fins de développement d’armes nucléaires[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jack Dongarra, « Report on the Sunway TaihuLight System », NetLib, University of Tennessee,‎ (lire en ligne [PDF])
  • (en) Fu Haohuan, Liao Junfeng, Yang Jinzhe, Wang Lanning, Song Zhenya, Huang Xiaomeng, Yang Chao, Xue Wei, Liu Fangfang, Qiao Fangli, Zhao Wei, Yin Xunqiang, Hou Chaofeng, Zhang Chenglong, Ge Wei, Zhang Jian, Wang Yangang, Zhou Chunbo et Yang Guangwen, « The Sunway TaihuLight supercomputer: system and applications », Science China Information Sciences, Science China Press, no 59,‎ (ISSN 1674-733X, DOI 10.1007/s11432-016-5588-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]