Sunday Silence

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Sunday Silence.

Sunday Silence (1986-2002) est un cheval de course né aux États-Unis, fils de Halo et de Wishing Well, par Understanding. Il fut l'un des plus célèbre pur-sang de l'histoire des courses américaines, avant de devenir le plus grand étalon du Japon.

Carrière de courses[modifier | modifier le code]

Élevé par Oak Cliff Thoroughbreds, Ltd, il passa deux fois sur les rings de ventes de yearling, sans trouver acquéreur, avant d'être finalement vendu pour la modique somme de 32 000 dollars à 2 ans. Arthur B. Hancock, son propriétaire, avait l'intention d'envoyer le poulain dans le Kentucky, mais une blessure retarda ce projet, si bien que Sunday Silence resta en Californie, étant placé sous la responsabilité du grand entraîneur Charlie Wittingham, qui acquit la moitié du poulain.

Peu précoce, Sunday Silence courut à deux reprises fin 1988, pour une victoire et une seconde place. Il se révéla à 3 ans, dans la Race to the Roses, l'itinéraire qui mène au Kentucky Derby[1]. Ses victoires dans les San Felipe Stakes et le Santa Anita Derby firent de lui l'un des principaux prétendants à la course reine des 3 ans américains. La triple couronne fut l'occasion d'une lutte exceptionnelle entre Sunday Silence et le représentant de la côte Est, Easy Goer[1]. Le fils de Halo disposa facilement de son rival dans le Kentucky Derby, par deux longueurs et demi. En revanche, l'écart se resserra nettement dans les Preakness Stakes, où Sunday Silence gagna d'extrême justesse, par un nez. Néanmoins, le poulain était toujours en course pour s'adjuger la triple couronne, exploit qui n'avait pas été réalisé depuis Affirmed en 1978. Mais Easy Goer passait pour préférer le gazon au dirt, et dans les Belmont Stakes, c'est lui qui se rendit maître de Sunday Silence, le laissant à pas moins de huit longueurs. Après cette cinglante déconvenue, Sunday Silence renoua avec la victoire dans le Super Derby, puis termina second de Prized, futur lauréat de la Breeders' Cup Turf, dans les Swaps Stakes. En fin d'année, il retrouva son éternel rival Easy Goer dans la Breeders' Cup Classic, où là encore son aptitude au dirt lui permit de le devancer, d'une encolure.

Vainqueur de sept de ses neuf courses, Sunday Silence remporta le titre de Cheval de l'année 1989 et de meilleur 3 ans. Il demeura à l'entraînement en 1990, où il remporta le Californian Handicap et termina second de la Hollywood Gold Cup. Mais une blessure aux ligaments devait mettre un terme à cette carrière ponctuée de 9 victoires et 5 deuxièmes places en 14 sorties.

Au haras[modifier | modifier le code]

Curieusement, les éleveurs américains dédaignèrent Sunday Silence, ne croyant pas à son potentiel d'étalon. Au contraire du Japonais Zenya Yoshida, qui avait déjà acquis un quart du cheval au début de son année de 4 ans. Il s'en rendit totalement propriétaire et installa l'étalon dans son haras de Shadai, sur l'île d'Hokkaido. Il fut largement récompensé de son flair, tandis que l'élevage américain devait se mordre les doigts d'avoir laissé filer l'un des tous meilleurs étalons de la seconde moitié du XXe siècle. Sunday Silence devint en effet le meilleur étalon de l'histoire de l'élevage japonais, demeurant l'inamovible tête de liste des étalons au Japon de 1995 à 2007. Il fut longtemps le leader mondial des étalons par les gains avec 4 968 554 millions de dollars en courses[2]. Il est estimé que sa progéniture a remporté pas moins de 600 millions de dollars en courses[réf. nécessaire]. Il facturait ses services à environ 250 000 € la saillie.

Parmi ses meilleurs produits peuvent être cités :

  • Deep Impact : l'un des plus grands, sinon le plus grand des champions japonais. Vainqueur de 12 de ses 14 courses, lauréat de la triple couronne japonaise, de l'Arima Kinen et de la Japan Cup. Il termina 3e du Prix de l'Arc de Triomphe, avant d'en être disqualifié pour contrôle positif, des traces infinitésimales d'anticholinergique ayant été retrouvées dans son sang, suite à un traitement médical anodin.
  • Agnes Flight : Tokyo Yushun (Derby du Japon).
  • Agnes Tachyon (propre frère de Agnes Flight) : Satsuki Sho (2000 Guinées japonaises). Tête de liste des étalons au Japon (2008).
  • Dance in the Dark : Kikuka Sho (St Leger japonais).
  • Dance in the Mood (propre sœur de Dance in the Dark) : Oka Sho (1000 Guinées japonaises)
  • Fuji Kiseki : Asahi Hai Sansai Stakes (champion des 2 ans)
  • Heart's Cry : Dubaï Sheema Classic, Arima Kinen. 2e Japan Cup.
  • Daiwa Major : Mile Championship (x2), Yasuda Kinen, Tenno Sho, Satsuki Sho. 3e Dubaï Duty Free.
  • Manhattan Cafe : Kikka Sho, Arima Memorial, Tenno Sho. Cheval de l'année.
  • Silence Suzuka : Takarazuka Kinen. Invaincu en 6 courses.
  • Special Week : Japan Cup, Tokyo Yushun, Tenno Sho.
  • Stay Gold : Hong Kong Vase, Dubaï Sheema Classic.
  • Still in Love : Triple couronne des pouliches.
  • To the Victory: 2e Dubaï World Cup.
  • Zenno Rob Roy : Japan Cup, Tenno Sho, Arima Kinen. Cheval de l'année.

Sunday Silence décède en août 2002[3], tandis que se perpétue son influence au stud, grâce à des étalons de têtes tels que Agnes Tachyon, Dance In The Dark ou Fuji Kiseki.

Origines[modifier | modifier le code]

Origines de Sunday Silence
Père
Halo
Hail to Reason Turn-to Royal Charger
Source Sucree
Nothirdchance Blue Swords
Galla Colors
Cosmah  Cosmic Bomb Pharamond
Banish Fear
Almahmoud Mahmoud
Arbitrator
Mère
Wishing Well
Understanding Promised Land Palestinian
Mahmoudess
Pretty Ways Stymie
Pretty Jo
Mountain Flower Montparnasse Gulf Stream
Mignon
Edelweiss Hillary
Dowager 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Kara Hash,, « Sunday Silence, 1989 Kentucky Derby Winner », sur Yahoo,‎ 14 mai 2007 (consulté le 31 janvier 2012)
  2. (en) « 19 août 2002 » (consulté le 31 janvier 2012)
  3. (en) « From unwanted colt to racing immortality », sur Thoroughbred Times,‎ 31 août 2002 (consulté le 29 juin 2009)