Sulak Sivaraksa

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Sulak Sivaraksa en 2007

Sulak Sivaraksa (thaï : สุลักษณ์ ศิวรักษ์), né le à Bangkok, est un bouddhiste thaïlandais, militant dans les domaines du social, de l’écologie et des Droits humains.

C'est un militant depuis toujours pour la démocratie. Il dénonce le règne de l'argent sur la politique thaïlandaise et notamment le bouddhisme, en particulier au sein de certaines congrégations telle la secte Dhammakaya. Il émet des doutes quant à l'histoire officielle du pays, en particulier sur le mythique duel d'éléphant entre le roi Naresuan et un prince birmans au XVIe siècle, mythe dont les livres d'école et le film King Naresuan ( ตำนานสมเด็จพระนเรศวรมหาราช / Tamnan Somdet Phra Naresuan Maha Rath / The Legend of Naresuan : Part V, ภาค ๕, ยุทธหัตถี, Elephant Battle (2014)) du prince Chatrichalerm Yukol font le récit.

Il vit et à toujours vécu dans la maison de son enfance, une vieille maison en bois coloré au cœur du vieux Bangkok dont il a hérité.

Il fait ses études d'abord dans un lycée catholique à côte de chez lui à Bangkok, ensuite il continue en Angleterre puis il retourne en Thaïlande au début des années 1960, pour travailler à l'Université Thammasat et à l'Université Chulalongkorn.

Discours de Sulak Siwaraksa en 2009 au Bangkokian Museum

Il fonde, en 1963 la Revue des Sciences Sociales, qui joue un rôle important dans la prise de conscience du mouvement étudiant qui conduit au renversement du régime militaire en 1973. Sa pensée politique est inspirée par le bouddhisme mais également par la pensée du Mahatma Gandhi et des quakers. Il est aussi le fondateur du mouvement indigène NGO. Son mouvement est connu sous le nom de Réseau international des bouddhistes engagés (International Network of Engaged Buddhists). Ses principes sont le rejet de la consommation excessive à l'occidentale et la mise en avant de la dimension spirituelle de la vie humaine.

En 1976, il fuit la Thaïlande à cause du coup d'État. En 1984, son livre Unmasking Thai Society le conduit devant un tribunal où il est accusé de crime de lèse-majesté ; le procès dure 4 mois, le roi intervient pour que l'accusation soit levée mais les militaires de la junte reprennent ces mêmes accusation après un discours à l'université de Sivaraksa. Il est acquitté en 1996 et reçoit cette même année, le Prix Nobel alternatif.

Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine, fondé en .

Sulak Sivaraksa apparaît dans le film documentaire sur le 14e dalaï-lama Dalai Lama Renaissance (sorti en 2007)[1].

En , souhaitant visiter la terre de ses ancêtres dans le Taechiew, l'extrémité orientale du Guangdong en Chine, il se voit refusé un visa par l’ambassade de Chine à Bangkok, au prétexte de ses liens avec le dalaï-lama[2].

Sulak Sivaraksa au Centre bouddhiste de Salzbourg, en 1999.

Sources[modifier | modifier le code]

INEB - Conférence à Chiang Mai en 2009. Des bonzes du Sri Lanka offrent un présent à Maître Sulak Sivaraksa

Rencontre avec Sulak Sivaraksa, intellectuel du bouddhisme[3].

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Site officiel du film Dalai Lama Renaissance
  2. BANGKOK / PEKIN, 13 avril 2014 : Refus de visa pour Sulak Sivaraksa, éminent militant DH thaïlandais soutien du Dalaï lama
  3. Eugénie Mérieau, Les Thaïlandais, HD ateliers henry dougier, , 160 p. (ISBN 979-10-312-0445-1), p. Chapitre 2 : le règne de l'argent / Le bouddhisme de l'hyperconsommation pages 46, 47 et 48