Suilly-la-Tour

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Suilly-la-Tour
L'église Saint-Symphorien de Suilly-la-Tour.
L'église Saint-Symphorien de Suilly-la-Tour.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton Pouilly-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Loire, Vignobles et Nohain
Maire
Mandat
Jean-Fernand Thibault
2014-2020
Code postal 58150
Code commune 58281
Démographie
Population
municipale
627 hab. (2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 15″ nord, 3° 04′ 00″ est
Altitude Min. 158 m – Max. 237 m
Superficie 36,91 km2
Localisation

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Suilly-la-Tour

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Suilly-la-Tour

Suilly-la-Tour est une commune rurale française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Suillyzois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune s'étend sur 3 691 hectares, dont 272 hectares de bois. Il est situé à une altitude de 183 mètres. La forêt de Donzy se trouve distante d'environ 6,5 km.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le principal cours d'eau de la commune est la rivière le Nohain.

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Martin-sur-Nohain Donzy Rose des vents
Saint-Quentin-sur-Nohain N
O    Suilly-la-Tour    E
S
Garchy Vielmanay Sainte-Colombe-des-Bois

Toponymie[modifier | modifier le code]

On relève les formes suivantes du nom de la commune : Soliacus (VIe siècle), Suilly (1353), Seuilly (1377), Seully (1531), Sulliacum (1535) et Seuilly (1665)[1].

Le nom de la commune viendrait du nom d'homme gaulois Sollius et du suffixe -acum[2].

Une partie du nom de la commune vient de sa haute tour construite au XVIe siècle, qui forme le clocher de l'église[1]. Au XVIIIe siècle, le nom de la commune était Suilly-Vergers[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupation humaine datant de l'âge de fer ont été retrouvées aux Minières. Plus tard, une voie romaine passait par le village, comme en témoigne l'existence d'un petit sanctuaire.

Seigneurs[modifier | modifier le code]

Famille de Chabannes, famille de Pernay, François de Lespinasse (1707)[4], chartreuse de Bellaryetc.

Armorial[modifier | modifier le code]

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001[7] en cours Jean-Fernand Thibault[7]   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 627 habitants, en augmentation de 10 % par rapport à 2009 (Nièvre : -3,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 448 1 324 1 421 1 539 1 594 1 507 1 598 1 843 1 906
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 921 1 933 1 966 1 899 1 840 1 847 1 817 1 907 1 736
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 622 1 573 1 489 1 316 1 203 1 151 1 081 1 008 917
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
915 886 799 716 633 588 558 606 627
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Suilly-la-Tour est une commune agricole qui compte une vingtaine d'exploitations céréalières et des élevages bovins, ovins et caprins. La commune compte également une activité de taille de la pierre de Vergers et de Malvaux à la carrière de Champcelée dans laquelle travaillent dix-sept salariés.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Religieux
Civils
  • Le château des Granges (fin XIVe siècle, édifice Louis XIII, reconstruit sous le règne de Henri IV). Classé monument historique en mars 1983[14], propriété privée, il comprend également une chapelle avec des peintures murales.
  • Le château de Vergers (fin XVe siècle et remanié début du XXe siècle), propriété de Céline Raimbault, épouse de Henri Parent (peintre) qui le fait reconstruire dans un style néo-gothique et Renaissance, vers 1890. Ce château a comme particularité d'avoir une charpente métallique réalisée par Gustave Eiffel. L'architecte Charles Garnier (connu pour l'Opéra de Paris) a réalisé une partie de la décoration des salons. Une chapelle du XIXe siècle, en l’honneur de saint Germain, fait également partie de la propriété.
  • Forges de Vergers, propriétaire au XIXe siècle, Pellerin Joseph Loizeau, juge de paix à Donzy, ainsi que du château du même lieu. Il était le grand-père de Céline Raimbault.
  • Le château de Chailloy, manoir du XVIe siècle, avait été acquis par le maître de forges Hugues Cyr de Chambrun de l'Éminence en 1767, puis vendu en tant que bien national à la Révolution et racheté par la famille Chambrun. Le château a été conservé dans la même famille jusqu'en 1929[15].

On trouve aussi des lavoirs et des moulins, ainsi que les forges de Moulin neuf, Ronchonnière, Chailloy (des XVIIe et XIXe siècles, classées monuments historiques), Suillyzeau et Presle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

En dehors des cérémonies des 8 mai et 11 novembre ont lieu également une retraite aux flambeaux le 13 juillet, suivie d'un feu d'artifice et d'un bal, ainsi qu'une saucissonnade le 14 juillet, une kermesse paroissiale tous les deux ans qui se tient au château des Granges vers la mi-août et une brocante avec exposition des œuvres des artistes locaux autour du 20 août.

Appellation d'origine contrôlée[modifier | modifier le code]

La commune compte le fromage le Chavignol comme AOC.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique de la Nièvre, Paris, 1865.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, 1963.
  3. Minutes du notaire Jean-François Dagot, Donzy, actif de 1704 à 1741 ; Archives départementales de la Nièvre.
  4. 3 E 8 / 297, Minutes du notaire Jean-François Dagot (Donzy), Archives départementales de la Nièvre.
  5. Adolphe de Villenaut, Nobiliaire de Nivernais, 1900.
  6. Georges de Soultrait, Armorial de l'ancien duché de Nivernais, 1852.
  7. a et b Mathieu Cantorné, « Municipales : il avait promis qu’il ne rempilerait pas », Rue89, 7 mars 2014 (consulté le 8 mars 2014).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. http://www.suillylatour.com/index.php?option=com_content&view=article&id=48&Itemid=73
  13. Dépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale Tourisme & Loisirs, 2013.
  14. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-suilly-la-tour.html
  15. Suilly-la-Tour, Actuacity.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Kovarcik Nathalie, Poilus de Suilly-la-Tour, coll. Le Décaèdre, 2008, 182 p. (ISBN 978-2-914234-13-9).
  • Griffon Jean-Louis, Passé simple, histoire illustrée de Suilly-la-Tour, nombreuses cartes postales, chez l'auteur 12 bis boulevard Bazin, Chamalières, et aux archives départementales de la Nièvre à Nevers.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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